As de trèfle

Les larmes aux yeux 

Il y a des histoires qui vous poursuivent. Des histoires qui ne sont pas les vôtres et qui pourtant vous poursuivent. Elles font écho en vous. Elles vous reviennent sans cesse, sous forme d’interrogations, la force de l’impact était trop grand pour être saisi que vous avez besoin de tout votre souffle pour enfin la captée , la saisir et la mettre au claire. Cela prend du temps et le jour où j’ai compris, le jour tout s’est éclairci, mes larmes ont coulé.

« Elle a tué son fils. » La nouvelle m’ai tomber dessus comme un coup de poignard dans le dos ! Il m’a dit : « Tu es au courant ? Intel, elle a tué son fils ! »… »Non ! »… »C’est passé dans tel journal »… « Elle a aucune excuse ! » Petit homme de l’âge de mon fils et mes larmes ont coulé.

J’étais suffoquer, je lisais la presse, les commentaires, les gens qui parlent sans savoir. Les articles qui relate des faits, puis… puis le diagnostic de l’autopsie… à chaque blessures, je ravalais ma salive et mes larmes ont coulé.

J’ai cherché à comprendre, j’ai remonté le temps, j’en ai parlé avec d’autres personnes que nous connaissions, j’ai cherché des explications, j’ai recherché les détails, j’ai repensé aux mots, j’ai cherché à comprendre les messages, j’ai compris alors que cette histoire qui n’est pas la mienne avait quelque-chose à m’apprendre et mes larmes ont coulé.

Il m’a été raconté que c’était son nouveau compagnon qui avait été responsable du décès du petit « Non ! mais tu comprends… elle était amoureuse  » puis « elle avait peur, peut être qu’il la menaçait aussi  » et il y eu la petite phrase « quand elle rentrais du travail, à plusieurs reprises, il lui disais qu’il ne supporte pas !  » et le schéma s’est mis en place et mes larmes ont coulé.

Flash black 

Été 1989

Nous étions encore que de jeunes enfants, une après midi ensoleillée, nous sommes en vacances, c’était la première fois que tu étais autorisé à dormir chez une copine, je me souviens comment nous pouvions lire ta joie sur ton visage parce que « je sais que ces moments seront rares  » as tu souligné toi même, en ajoutant dans un soupire « mes parents n’aime pas que je dorme dehors  » et avec le sourire « vous faites partie des exceptions  » tu étais joyeuse, tellement joyeuse que je me souviens de ce fou rire mémorable !!! Et je me demande là où tu es si tu as gardé ta joie de vivre et mes larmes ont coulé.

Flash black 

Début des années 90

Nous n’étions pas encore des adolescentes, je me souviens, cela faisait plusieurs jours que nous nous rendions chez toi, ma soeur et moi, il y eu ce jour où tu avais réclamé de l’attention à ta mère, qui t’avait dit qu’elle avait du travail, qu’elle était pressé et qu’elle devait y aller mais qu’il y avait du goûter… quelques jours plus tard, nous t’avions demandé si finalement tu avais pu parler avec ta mère, tu avais dit que c’était passé… alors j’ai compris maintenant la violence du silence et mes larmes ont coulé.

Flash black 

Milieu des années 90

Nous sommes pré-adolescentes, nous avions remarqué que tu te cherchais, quitte à trop en faire, nous t’avions prévenu de faire attention ! Je pense que tu cherchais ce que tu ne pensais pas pouvoir avoir auprès de ta famille. Au point de tout accepté, multiplier les relations et plus tard faire un enfant et partir avec cet autre homme que tu connaissais à peine dans une région où tu ne connaissais personne. Alors, évidemment tes parents étaient contre, mais ça fait longtemps que votre lien avait rompu, même si vous vous voyiez avant que tu partes. J’ai compris que tu avais basculé dans l’extrême et à quel point ça cachait un mal être et alors mes larmes ont coulé.

La rencontre, l’engrenage, la peur, la honte peut être et ce petit bonhomme qui n’osait même plus dire un mot, toute la journée avec cet homme qui ne supportait pas, quoi exactement ? Les petites contrariétés ? Le fait de s’occuper d’un enfant ? Qu’un autre passe avant lui ? De petites contrariétés en petites contrariétés, de petites blessures en petites blessures, il n’aura pas survécu. J’en ai alors déduit qu’il était décédé de Violences Éducatives Ordinaires et mes larmes ont coulé.

Alors , j’en ai encore les larmes aux yeux et plus de mots.

Pour en savoir plus sur les VEO : http://stop-veo.fr/

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2 réflexions au sujet de « Les larmes aux yeux  »

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