As de coeur

Cette semaine je… discute

Alors cette semaine Agoaye nous propose de parler… heu non de discuter !
Si tu es d’accord dis le et si tu n’es pas d’accord et ben dis le aussi !

Discuter, en voilà une chose importante, pas toujours simple.

Discuter c’est mener une discussion (examens de vues contradictoires, critiques), faire l’analyse, échanger des idées, débattre, examiner une question, contester, mettre en doute, s’entretenir, converser, dialoguer.

Plusieurs études ont démontrer l’importance de la communication et même celles des mots.

Comment bien communiquer ?

Gérer ces émotions pour bien communiquer.

Connaître ces émotions . 

Connaître ces besoins et communiquer de façon non-violente. 

La méthode Thomas Gordon développer dans son livre 《 Parents efficaces 》, s’appui sur trois grands principes :

  • L’écoute active 

Le concept est qu’il vaut mieux placer le conflit au niveau des besoins qu’au niveau des personnes. C’est l’approche «gagnant-gagnant» ou «win-win».

Pratiquer une écoute « active », c’est entendre et reconnaître les sentiments et les besoins de l’autre, et les lui reformuler.

Ex. : « Je vois que vous êtes en colère. », plutôt que : « Arrêtez de vous énerver. ».

Il s’agit d’accepter l’autre et de le reconnaître dans son intégralité.

  • L’affirmation de soi (message – Je)

Il s’agit de s’attribuer les choses et de ne plus faire porter à l’autre la seule responsabilité d’un problème.

Nous avons une fâcheuse tendance à utiliser le « message-Tu » ou le « message-Vous ». Ces formulations peuvent être très mal ressenties et envenimer la situation. Ex. « Vous ne devez pas faire comme cela ! », « Tu dois savoir que… », etc.

Le message efficace est celui qui dit « Je », et qui décrit à l’autre notre ressenti. Le process : faire part des faits, puis dire en quoi cela me pose un problème. Ex. : « Le rapport n’a pas été remis à la date prévue, je suis en colère. », plutôt que « Vous n’avez pas fait le nécessaire, décidément, vous m’agacez !»

  • La solution 《 Gagnant/gagnant 》(résolutions de conflit )

Un processus de résolution des problèmes en quatre étapes, développé pour aider les groupes à s’attaquer aux problèmes de façon plus systématique et efficace :

  • Le diagnostiquer
  • Prendre la décision
  • L’accepter 
  • la mettre en œuvre

Les 12 obstacles à la communication selon Thomas Gordon

Dans la relation, il y a des comportements qui sont utilisés et qui nuisent à la communication. Voici 12 obstacles à la communication qui peuvent nuire en relation :

1. Donner des ordres, diriger, commander : La personne dit aux autres quoi faire, elle impose son idée en étant convaincue que c’est la chose à faire. Cela peut amener un rapport de force dans la relation et provoquer de la peur ou de la révolte chez la personne qui le subit. Exemples : Tu dois! Fais ceci! Tu as intérêt à faire ce que je te demande. Tu vas partir de toute façon, par conséquent, tais-toi.

2. Avertir, mettre en garde, menacer : La personne utilise cet obstacle dans le but de contrôler l’autre. Cela peut provoquer chez l’autre de la peur, l’impression qu’il doit se soumettre et peut faire naître la rancœur, la colère et le goût de tester les limites. Exemples : Fais attention, tu ferais mieux de … Si tu continues ainsi tu vas te planter. Si tu ne cesses pas de pleurnicher, je te donnerai une bonne raison de te plaindre

3. Moraliser, prêcher, faire la leçon : La personne utilise cet obstacle pour amener l’autre à changer par des explications sans fin. Cela peut provoquer chez l’autre personne la culpabilité, la tendance à se justifier et l’impression que l’autre ne lui fait pas confiance. Exemples : C’est de ta faute …, Tu aurais dû…. C’était pourtant simple, il n’y avait qu’à! Comment se fait-il que vous ne soyez pas plus loin? « Les enfants sages ne pleurnichent pas ainsi. Au contraire, tu devrais être toute contente de partir en vacances chez grand-maman »

4. Ne pas écouter avant de conseiller et donner des solutions : La personne a de la difficulté à prendre le temps d’écouter l’autre, suite à un malaise intérieur (impuissance, colère, peur, inquiétude…) ; elle va conseiller et donner ses solutions à l’autre. De cette façon, l’autre peut croire qu’il est incapable de résoudre lui-même le problème. Cela peut aussi l’empêcher de réfléchir à son problème pour le régler et peut l’amener à être dépendant de la personne qui règle toujours ses problèmes. Exemples : A ta place je ferais ainsi… Tu n’as qu’à faire ceci et puis cela… Essaye donc… Je sais ce qui s’est passé, je te connais… « Ce que tu devrais faire, c’est penser à autre chose. Tu te sentiras mieux. Pourquoi ne pas sortir du sac tes crayons de couleur et ton album pour dessiner? »

5. Argumenter, expliquer, persuader par la logique : Par l’argume ntation et la logique, la personne tente de convaincre l’autre que c’est elle qui a raison. Elle oblige l’autre à argumenter et à se défendre. Cela amène les 2 personnes à déduire qui a tort, qui a raison. De ce fait, cela peut provoquer chez la personne q ui se fait persuader le sentiment d’infériorité et d’incompétence. Exemples : Voilà pourquoi tu as tort et que cela ne marche pas… blabla blabla blabla. Ben oui c’est logique car… Plus que trois heures et nous serons chez grand maman 

6. Juger, critiquer , blâmer : La personne reprend, critique, blâme l’autre personne car elle pense qu’elle ne fait pas la bonne chose, qu’elle se trompe ou qu’elle n’est pas correcte. L’autre personne développe un sentiment de n’être jamais à la hauteur, elle peut se sentir de se refermer sur elleincompétente, stupide, pas correcte… et peut décider même, car elle a trop peur d’être jugée. Exemples : T’es vraiment nul, tu aurais dû t’y prendre autrement. Ce n’est que toi qui fait cela…Ha là là quelle tristesse». Tu ne raison nes pas avec tout ton bon sens… Tu es la petite fille la plus désagréable de l’aéroport ! 

7. Complimenter, approuver dans le sens de flatter : La personne utilise la flatterie pour obtenir quelque chose de l’autre ou parce qu’elle est trop mal à l’aise po ur mettre ses limites par peur de déplaire. Ce qui peut amener la personne à être frustrée intérieurement et à accumuler. L’autre personne peut se sentir mal à l’aise et se demander pourquoi il ou elle me dit cela, qu’est ce qu’elle veut? Exemples : Oui, là, tu fais bien…, tu as bien raison… Cela va aller , t’es un battant! Tu trouveras toujours bien une solution. Je te connais. Tu es une grande fille très intelligente ! 

8. Humilier, ridiculiser, dire des mots « méchants » : La personne dit des remarques négatives ou des noms blessants à l’autre personne (qui peut être seule ou devant d’autres personnes) dans le but de faire une blague, de l’attaquer ou de se venger. L’autre peut développer un sentiment de rejet et d’infériorité. De plus, cela peut détruir e l’estime de soi. Exemples : T’es vraiment nul, idiot et j’en passe… Tu es un bon à rien, tu ne feras jamais rien de bon dans la vie, t’es un idiot comme ton père … Tu n’es qu’un gros bébé 

9. Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer : La personne anal yse l’autre, elle interprète ses gestes ou ses paroles et elle est convaincue que sa vision est la bonne. Elle peut aussi tenter de jouer au thérapeute en diagnostiquant le comportement de l’autre. L’autre personne peut se sentir mise à nu et incomprise. Exemples : Ton problème c’est que tu prends trop les choses à cœur, au sérieux.Tu ne voulais pas dire ça, je le sais, mais ceci ou cela. J’ai entendu une conférence et je sais ce qu’il faut faire dans ton cas… Ton problème vient de ton passé… Tu veux simplement me faire honte devant tout le monde. 

 10. Rassurer, consoler : La personne va tenter d’enlever rapidement l’émotion désagréable (la culpabilité, la peine, la peur …) de l’autre personne en la rassurant ou en la consolant. Souvent, elle-même vit une émotion désagréable (impuissance, peur, peine…) ce qui l’a poussé à réagir rapidement. L’autre personne peut se sentir incomprise et penser que ce n’est pas bien d’être comme ça, de ressentir de la peine ou de la peur. Exemples : Ne t’inquiète pas, ça ira mieux demain…, Allons courage! Je suis là pour te consoler, te dorloter, veiller sur toi. Après la pluie, vient le beau temps. Pauvre chou ! C’est pénible de prendre l’avion, n’est-ce pas? 

 11. Enquêter, questionner, interroger : La personne va poser plusieurs questions sans rapport avec la situation. Elle va le faire par curiosité sans trop se soucier de l’autre. Cela peut amener l’autre à avoir des craintes, car elle ne se sent pas écoutée et ne sait pas où l’autre veut en venir. Exemples : Pourquoi as-tu fais ça ? Qui t’a poussé à faire ça ? Qu’as-tu dit, qu’as-tu fait alors ? Qu’est-ce qui t’a pris? Tu étais habillé comment? Tu as employé quel langage ? Mais pourquoi te comportes-tu de cette manière juste au moment de l’embarquement? 

 12. Distraire, blaguer, esquiver : La personne fait des blagues ou commentaires dans le but de distraire ou d’esquiver un problème car elle ressent un malaise émotionnel ou n’a pas envie de parler de ce sujet-là. L’autre peut comprendre que c’est mieux d’éviter les difficultés au lieu de les affronter et cela peut lui laisser croire que les problèmes sont banals, insignifiants, sans importance. Exemples : Parlons de choses plus agréables. Cela passera avec le temps, viens te changer les idées et boire un verre. Un(e) de perdu(e) et 10 de retrouvé(e)(s). Ne te tracasse pas. Ce n’est pas grave ! Oh regarde le gros ballon rouge du petit garçon là-bas!

Source : document PDF 


La PNL , Programmation Neuro Linguistique, peut modifier notre façon de communiquer. 

Dans une relation

« Pour être intéressant, soyez intéressé » est effectivement une bonne méthode de conversation.

Spécialiste de la question de la communication : Jacques Salomé

《 Psychosociologue, Jacques Salomé fut longtemps formateur en relations humaines et se bat toujours pour que l’on enseigne la communication à l’école comme une matière à part entière, car《 c’est le seul antidote non violent à la violence 》. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Le courage d’être soi ; Passeur de vies ; Une vie à se dire ; Heureux qui communique ; Dis, papa, l’amour c’est quoi ? et T’es toi quand tu parles, pour la plupart consacrés à la communication, notamment au sein du couple et de la famille. Son approche concrète et pragmatique, servie par une expression simple et imagée, lui a valu la faveur d’un très large public, qui a porté son intérêt tant à ses livres qu’à ses conférences. Depuis 1981, il se consacre également à son oeuvre romanesque et poétique.

Père de cinq enfants , Jacques Salomé vit en Provence.

Retrouvez toutes l’actualité de Jacques Salomé sur : http://www.j-salome.com 》 

Édition POCKET Évolution http://www.pocket.fr

Une série de vidéos :

Jacques Salomé sur YouTube 

Sur son site internet officiel, il nous explique les concepts de base pour développer une relation vivante c’est se définir le plus clairement possible autour de 4 démarches :

Oser demander, oser donner, oser recevoir, oser refuser.

Oser demander c’est…

• prendre le risque d’un refus ou d’être comblé.
• pouvoir établir une réciprocité.
• créer une alternance dans les propositions.

Si je suis libre de ma demande… l’autre est libre de sa réponse.

L’expression d’une demande est possible sur plusieurs plans :

• Demande d’être entendu.
• Demande d’être reconnu.
• Demande d’être satisfait.

Pour établir une relation vivante, j’apprends à faire la distinction entre
désir et demande.

• Le désir a besoin d’être entendu et reconnu, pas forcément comblé.
• La demande a besoin d’être satisfaite directement ou indirectement.
Si elle est entendue, elle sera moins exigeante.

Une demande ouverte est :
• une véritable proposition.
• une invitation.
• un don possible qui ne présuppose pas la réponse de l’autre.

La demande libre laisse l’autre libre de sa réponse.

Oser donner c’est…

• mettre à la disposition de l’autre.
• offrir gratuitement sans attente ultérieure, sans contrepartie.
• approuver ou confirmer l’autre par rapport à lui-même.

Donner renvoie aux différentes significations des dons et cadeaux.
Donner ou se donner peut avoir de multiples sens ou enjeux, au-delà des intentions apparentes.

J’offre un cadeau après en avoir reçu un =
c’est rendre dans un sens de réciprocité, ou de refus.

Je m’occupe de mes enfants =
je donne du temps, des soins, de l’intérêt, une confirmation ;
j’ai aussi des «attentes» sur ce que l’enfant doit être ; faire ou sentir.

Je donne à l’autre dans le couple =
de mon temps, de l’amour, des attentions, je me sacrifie ; j’ai aussi des attentes, des peurs, j’induis «l’endettement» de l’autre envers moi.

Donner peut être ambigu quand il signifie :

« Je te donne ce que je voudrais recevoir ». dans ce cas l’autre ne recevra rien !
et je nie les différences entre moi et l’autre.

« Je te donne pour que tu penses à moi. »
Je crée une dépendance.

Trop donner en faisant pour l’autre débouche sur des contraintes imposées à l’autre avec de bonnes intentions.

Un don réel est dénué d’exigences.
Un don assorti de condition est un troc relationnel.

Oser recevoir c’est…

• s’ouvrir à l’imprévisible, à l’inconnu.
• laisser venir à moi les gratifications, les marques d’intérêt, sans les minimiser ou les disqualifier.
• accueillir les différences comme les ressemblances.
• accepter la mise en mots de l’autre
• accepter des refus ou des remises en cause venant de l’autre sans les confondre avec une mise en cause de moi-même.

Dans la relation, recevoir c’est :

• l’ouverture, l’accueil, l’acceptation.
• amplifier et accroître l’autre et moi-même.

Recevoir met en jeu :

Mes peurs 

  • de l’envahissement ou de l’intrusion.
  • de la critique, reçue comme une menace.
  • d’être remis(e) en cause.
  • d’être disqualifié(e).
  • d’être dépendant(e) ou redevable.

Mes besoins

  • de reconnaissance.
  • d’approbation.
  • de maintenir la distance avec l’extérieur.

Recevoir est à double tranchant :
ouverture féconde et risque d’intrusion dans mon univers.

Je prends le risque d’être influencé, donc de changer.

Oser refuser c’est…

• dire non.
• m’affirmer, me positionner différemment.
• décliner, reporter, décommander.
• ne pas accepter d’accorder ce qui m’est demandé.
• ne pas consentir.

Refuser se vit sur deux registres opposés :

Affirmatif
• Je peux me construire dans le non.
• Je me respecte et j’affirme ce que je ne désire pas
ou ce qui n’est pas bon pour moi.
• Je suis capable de me définir.
et je renonce à l’approbation de l’autre.

Privatif
• Je peux me priver, me frustrer.
• Je punis, je prive, je met l’autre en difficulté.
• Je rejette, j’ignore.

Refuser en restant centré sur moi :
• Je respecte et j’exprime mes besoins, mes ressentis.
• Je reste cohérent avec ma capacité à recevoir et à donner.
• Je dis non pour moi, non pour m’opposer à l’autre.
• Je me différencie, je me protège.

C’est en osant dire non à l’autre,
que j’apprends à me dire oui à moi-même.

Être en relation 

Être en relation, c’est offrir, construire et nourrir nos liens

  • Entendre les comportements comme des langages
  • Derrière toute peur il y a un désir
  • Apprendre à négocier entre nos différents désir
  • Ni séduction, ni agression, mais affirmation de soi
  • Nous sommes coauteurs de toutes nos relations
  • Entendre les comportements comme des langages
Sortir du système questions/réponses

Remise en cause du questionnement
Derrière chaque question, il y a une interrogation. Sous chaque question se cache un désir, une attente, une demande implicite.

Répondre sans entendre l’interrogation, fait passer à côté d’un partage possible.

Il est important de permettre au questionneur de dire plus directement son interrogation, sa préoccupation, son désir réel. C’est ce qui compte le plus. Une réponse trop rapide occulte, court-circuite l’interrogation.

Il est très important de se centrer sur celui qui pose la question, non sur la question elle-même.

Souvent vécu comme une intrusion dans notre intimité, par manque de disponibilité, il peut être une invitation au partage.

Questionner, c’est prendre le risque de la réponse de l’autre.

Le questionnement des enfants cherche à recevoir des informations sur la vie, les choses…, elles sont aussi le langage indirect pour montrer ou cacher des sentiments, ou encore aborder les grandes questions existentielles sur la vie, la mort, la violence, l’amour…

Plus que la réponse
c’est la possibilité de dire et l’invitation à entendre qui importe.

Mise en place de la visualisation

Elle est un outil, pas une finalité en elle même qui permet de représenter matériellement, montrer par un objet, ce dont je veux parler :

• un sentiment.
• un désir.
• une idée.
• une perception.

L’objet choisi prend une signification particulière, il n’est jamais neutre pour celui qui le choisit.

Je montre ce dont je parle pour ne pas être confondu :

• avec ce que je dis.
• avec ce que je fais.

Je différencie :

• Le sujet (celui qui parle).
• l’objet (ce dont je parle).

La visualisation peut soutenir le relationnel d’un partage et éviter d’entretenir le conflictuel d’un échange.

Mise en pratique des symbolisations

Les mots sont indispensables pour communiquer, mais pas suffisants pour une relation vivante.

La symbolisation est l’ensemble des actes symboliques que nous pouvons imaginer, créer, déposer et introduire dans les relations qui sont pour nous les plus significatives.

Je peux symboliser :

• un désir qui a du mal à se réaliser, pour prendre soin de se désir.
• un sentiment d’amour après une séparation, une rupture, pour prendre soin de ce sentiment et arrêter de le maltraiter parce que l’autre ne m’aime plus.
• une relation par une écharpe pour mieux inscrire que cette relation à deux bouts.
• une maladie, si je l’entends comme un langage, en remplaçant la relation de destruction de cette maladie (soi-nier) par une relation de bienveillance qui permette d’entendre ce que cette «mal-à-dit» tentait de me dire.
• une violence reçue, pour pouvoir la restituer.

Cette dernière démarche permet de se réunifier, de se réconcilier avec soi-même et son histoire en se donnant un moyen concret de lâcher les violences reçues, de sortir des ressentiments, de l’accusation de l’autre ou de la vie.

Avant de symboliser la restitution d’une violence reçue, il est nécessaire de reconnaître ce qui a été touché, blessé en moi par les paroles, les actes ou les comportements de l’autre.

A partir de cette première «conscientisation», j’essaye de trouver l’objet symbolique qui permettra de représenter ce qui m’a été imposé par l’autre et ne m’a pas paru bon pour moi.

Je choisirai ensuite un autre objet qui symbolisera mon ressenti par rapport à cet acte.

Je remettrai l’objet symbolisant la violence reçue. Je prendrai soin de l’objet qui symbolise mon ressenti ou mon désir mis à mal par la violence reçue.

La symbolisation peut soutenir le relationnel d’un partage et éviter d’entretenir le conflictuel d’un échange.
Derrière toute peur, il y a un désir.

Désirs et peurs sont souvent liés.
Chaque désir engendre des peurs plus ou moins paralysantes ou inhibitrices, importantes, profondes, conscientes et inconscientes.

Il est possible de reformuler une peur en exprimant le désir ou le besoin qui en est à l’origine.

• « les adultes ont plein de désirs et de peurs qu’ils déposent sur nous ! (les enfants ) ».
• « Moi, je me sens trop petite pour engranger tout ça, je préfère grossir ».

L’absence de parole renforce les peurs qui sont alors mises en actes (refus, fuite, rejet…), ou déviées en somatisations (fièvre, pipi au lit, dysfonctionnements divers).

Les peurs sont liées à des ressentis négatifs :

• corporelles, (sentiments de vulnérabilité, de faiblesse).
• à l’image de soi (dévalorisation).
• en relation avec le pouvoir, la domination, l’abandon (sentiment d’impuissance, difficulté à trouver sa place).
• à des interdits. (culturels, religieux ou éthniques).

Les peurs non exprimées vont être à l’origine de beaucoup d’agressivité, elles engendrent les multiples langages de la violence.

La peur est la première origine de la violence.

Apprendre à négocier entre nos différents désirs.

Il est important de prendre conscience de la validité de mes désirs.

Dans l’imaginaire, souvent entourés de peurs, d’interdits, de censures personnelles ou de l’entourage, ils sont associés à des représentations mentales, des croyances ou des conditionnements.

L’enthousiasme ne suffit pas à passer du désir qui est à l’intérieur de moi, au projet qui est à l’extérieur de moi.

Pour passer du désir au projet, je vais devoir :

• faire des choix, donc renoncer à d’autres possibles.
• prendre des décisions.
• confronter ma décision à la réalité.
• tenir compte des contraintes de réalisation.
• chercher des moyens.
• prendre conscience de mes capacités, donc de mes limites.
• vérifier mes compétences, mes ressources.
• chercher des alliés.
• contrôler les résultats, envisager de possibles réajustements.

Entre désir et projet, il peut y avoir des apprivoisements, des relais avec la médiation de l’imaginaire et la capacité à inscrire un désir dans la réalité.

Ni séduction, ni agression, mais affirmation de soi.

Je suis coauteur de toutes mes relations.
Dans une relation de non-dépendance, chacun est responsable à son bout de la relation et apprend ou s’engage à se comporter en cohérence avec cette responsabilité.

Je prends conscience de la responsabilité de :

• ce que je dis.
• ce que j’exprime.
• ce que je ressens.
• ce que je fais.
• et surtout de ce que je fais avec ce qui me vient de l’autre !

J’invite l’autre à prendre conscience de la responsabilité de :

• ce qu’il dit.
• ce qu’il exprime.
• ce qu’il ressent.
•ce qu’il fait.
• et aussi de ce qu’il fait avec ce qui vient de moi !

Je suis responsable de la façon dont je reçois ce qui vient de l’autre.
C’est moi seul qui donne sens au message que je reçois.

L’autre est responsable de la façon dont il reçoit ce qui vient de moi.

C’est lui seul qui donne sens au message qu’il reçoit.

Je peux être coauteur de mes relations quand je dispose d’une autonomie affective, matérielle et spirituelle suffisante.

Communiquer = mettre en commun

Toute communication peut se faire à partir de 4 démarches fondamentales.

  • Faits
  • Ressenti
  • Ralentissement
  • Idées et croyances
  • Réaliste (dimension extérieure)
  • Imaginaire (dimension intérieure)
  • Symbolique (interface entre le réel
  • et l’imaginaire)
  • Choix de préserver une Intimité ou un Jardin Secret
  • Dire
  • Pouvoir se dire dans chacun de ces registres
  • Ne pas dire
  • A ne pas confondre avec le non-dit
  • Entendre
  • Ecouter
  • Pouvoir écouter l’autre dans les registres où il parle et l’entend.
Dire

Je parle de moi à l’autre dans quatre registres différents :

1/ Relater un fait :

J’exprime ma perception de la réalité, je partage un vécu dans le registre de l’anecdote, je décris un évènement.

2/ Partager un ressenti :

Face à un événement, une situation, une rencontre j’ai besoin de partager le fourmillement émotionnel qui m’habite. Zone sensible des réactions affectives, mon partage dépend de ma capacité à livrer mon vécu intime et de la capacité de l’autre à m’entendre dans cette dimension. J’attends que l’autre me rejoigne dans mes sentiments, reçoive mes émotions sans se les approprier.

3/ Dire le retentissement :

Tout vécu résonne sur un autre plus ancien. Si je suis en confiance je pourrai dire que la situation, l’événement du moment fait remonter en moi un vécu du passé, me renvoie à ma mythologie personnelle. Cette réactivation plus ou moins consciente colore nos relations et nos échanges d’aujourd’hui.

4/ Partager des idées, des croyances, des fantasmes :

Généralisations, considérations logiques irrationnelles qui nous permettent de prolonger, de relier une expérience, de l’assimiler, font partie de nos échanges relationnels. Le partage m’ouvre à d’autres possibles, d’autres horizons, à de nouvelles connaissances. La mise en commun de mes fantasmes, de mes rêves, de mes utopies permet le nourrissement de mon imaginaire dans le partage. L’imaginaire, aussi, a besoin d’être entendu.

Les communications fécondes évoluent librement d’un registre à l’autre.

Entendre

Entendre est une question d’attention et de présence.

Entendre, c’est offrir à l’autre une disponibilité active qui se manifeste dans un regard, une respiration, un silence…

Entendre, c’est aller au-delà de l’écoute
pour saisir l’essentiel.

Entendre se pratique sur plusieurs registres :

  • Réaliste, (les faits)
  • Imaginaire, (les désirs, les rêves, les projets)
  • Symbolique (reliances, actes manqués, somatisations)

Entendre l’autre, c’est aussi entendre chez moi la résonance de ce qui est dit.

Entendre n’est pas répondre, même si ma réponse montre ce que j’ai ou n’ai pas entendu. C’est la qualité de la présence qui donne de la force à mon écoute.

Entendre un problème ne m’oblige pas à trouver une solution. L’entendre par le témoignage de ce que j’ai entendu, confirme à l’autre qu’il a été reçu.

Ne pas dire

Le «ne pas dire» est un choix et non une contrainte, contrairement au non-dit.

Tout se dire relève de l’illusion et collabore au piège de la tentation fusionnelle et symbiotique avec l’autre.

Ne pas dire, c’est parfois :

• baliser mon territoire avec un jardin secret,
• juger une question trop intrusive,
• attendre le moment opportun,
• une attention portée sur la disponibilité ou non de l’autre,
• éviter une pollution relationnelle,
• être seul en présence de l’autre dans une communication subtile entre deux êtres qui s’échappent à l’intérieur d’eux- mêmes, tandis qu’une force magnétique résulte de ces deux courants parallèles et distincts.

Ne pas confondre «ne pas dire» et «non-dit»

Le non-dit s’impose à nous par l’auto-répression imaginaire.

«Ne pas dire» se fonde sur la capacité d’isolement spirituel, sur l’aptitude à s’immerger dans son monde secret et sur le partage d’une solitude pleine.

Écouter

Écouter l’autre sans s’emparer de sa parole suppose disponibilité et décentration.

Écouter, c’est accueillir l’expression de l’autre sans jugement, en tentant de comprendre son monde intérieur et son système de références à lui.

Écouter activement pour permettre à l’autre d’en dire plus et de s’entendre lui-même, en lui proposant des questions ouvertes orientées davantage sur le «comment» que sur le «pourquoi».

Écouter, c’est d’abord me taire, faire taire mes réactions si ce que dit l’autre me touche, pour lui permettre d’en dire plus.

Écouter, c’est renoncer pendant un temps à répondre, à m’emparer de ce que dit l’autre pour placer mon propre avis.

L’écoute active s’appuie sur 4 démarches :

Où, quand, comment, avec qui ?

Ouvrir une Relation = être relié

Choix de collaborer ou de ne pas collaborer à une relation infantile et créative

Relation infantilisante
Maintenir le rapport dominant/dominé

Lâcher-prise sous le contrôle de la relation
Relation créative vivante

Culpabiliser, exiger, demander, proposer, inviter

Je risque de développer une relation infantilisante quand au niveau du demander :

Je suis dans l’exigence

« Tu dois me dire ce qui ne va pas ! »

Je culpabilise, manipule, j’influence.

« Tu devrais me dire, (ou faire) c’est pour ton bien, d’ailleurs si tu ne parles pas, qui sait ce qui peut arriver ? »

Avec des demandes intrusives j’exerce un pouvoir sur l’autre.

Demande ouverte = Prendre le risque de la réponse l’autre.

Je suis dans une dynamique créative et ouverte si je demande dans :

La proposition

« Je t’invite à me dire ce qui ne va pas ».

L’invitation ouverte

« Si c’est possible pour toi d’en parler,
je me sens capable d’entendre ».

Favorise la participation libre et ouverte de l’autre vers la maturation.

Imposer, obliger, donner, offrir, stimuler

Je risque de développer une relation infantilisante quand au niveau du donner :

J’impose ma façon de voir

« Je vais t’acheter ce CD pour que tu t’arrêtes de râler ! »

J’oblige

« Tu dois manger de tout… c’est normal que tu apprennes ça très tôt ».

Ici, je cherche à exercer un pouvoir sur l’autre.

Donner = Prendre le risque d’être accueilli ou refusé par l’autre.

Je suis dans une dynamique créative et ouverte si je sais donner dans :

L’offre

« Je te donne à toi sans contrepartie ».

La stimulation, l’agrandissement.

« Je te donne sans regret, ni contrainte, j’ai vraiment du plaisir ».

Favorise la participation libre et ouverte de l’autre vers la maturation.

Prendre, arracher, recevoir, recueillir, amplifier

Je risque de développer une relation infantilisante quand au niveau du recevoir :

Je suis dans le prendre.

« Tu as pensé à mon anniversaire ? »

J’arrache une information, un objet.

« Tu dois me dire ce qui se passe exactement entre toi et cette femme ! »
« C’est normal que tu apprennes à tout me dire ».

Ici, je cherche à exercer une influence sur l’autre.

Recevoir = Prendre le risque de pouvoir accueillir ce qui vient de l’autre.

Je suis dans une dynamique créative et ouverte si je reçoit dans :

L’accueil

« Je me réjouis de ton projet… »

L’ouverture qui amplifie.

« J’ai apprécié ton invitation à dîner… »

Favorise la participation libre et ouverte de l’autre vers la maturation.

S’opposer, rejeter, refuser, s’affirmer, se positionner

Je risque de développer une relation infantilisante quand au niveau du refuser :

Je suis dans l’opposition, la disqualification.

« Je ne suis pas d’accord avec toi.
Ce que tu dis est débile ! »

Je suis dans une attitude de rejet.

« Je refuse de recevoir ces personnes chez moi, je ne veux pas les voir ».

Ici, je cherche à exercer une influence sur l’autre.

Refuser = Prendre le risque de s’affirmer, de se différencier.

Je suis dans une dynamique créative et ouverte si je refuse dans :

L’affirmation.

« Je te donne mon point de vue, il me semble différent du tien ».

Le positionnement clair.

« Je refuse, non contre toi mais pour moi ».

Favorise la participation libre et ouverte de l’autre vers la maturation.

Le système SAPPE 

Reconnaissable par la prédominance d’injonction, de menaces, de dévalorisations, de disqualifications, de culpabilisations, de chantages.

Effets sur chacun des protagonistes : Sourd Aveugle Permicieux Pervers Energitivore.

Ce qui entretient des rapports dominants/dominés suscitants opposition, soumission.

De SAPPE à ESPERE

La soumission : Pseudo-acceptation, Passivité-dépendance, L’opposition : Rejet, Refus- agressivité

À la relation de confrontation : confirmation du point de vue de l’autre, affirmation de mon point de vue, échanger sur le ressenti, échanger sur l’imaginaire, échanger sur les croyances de chacun, prise de décision et choix personnalisé.

Apprendre à s’aimer pour donner de l’amour . 

«Le difficile n’est pas d’apprendre ce qu’on ne sait pas, c’est d’apprendre ce qu’on sait.»

Source : http://www.j-salome.com

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