As de coeur

Comment créer du changement dans votre vie ? #3

Troisième partie 

Les difficultés

Changer n’est pas nécessairement confortable, les habitudes sont sécurisante et les préjugés sont tenaces. ..si infime soient-ils.

Même dans un comportement négatif se cache un besoin à combler… qu’il est nécessaire de comprendre.

Si le cerveau a une raison, il est prêt à tout accepter. Il lui faut un effet et surtout une cause. Le fait de dire à vos interlocuteurs pourquoi vous lui demandez de faire quelque chose aura une influence énorme. Les gens ont naturellement la tendance à obéir à des demandes justifiées par une cause, justifiées par une raison de les faire. « Parce que » est désormais votre nouvelle arme de persuasion.

Tout se joue en moins de deux minutes !

L’analyse transactionnelle

L’analyse transactionnelle est une méthode de développement personnel […]mis au point par Dr Eric Berne, dans les années cinquante.

Elle appartient au mouvement du potentiel humain, et se caractérise surtout par la volonté de rendre accessibles les concepts psychologiques, par l’utilisation de mots simples et pertinents. […]

On appelle transaction les échanges qui se produisent entre les 3 états du moi d’une personne et les autres.

Berne a observé que quand les humains entraient dans les trois rôles P, S et V, ils le faisaient selon des règles implicites, qui transforment les transactions en ce qu’il nomme des 《 jeux négatifs 》. Ces jeux négatifs se terminent toujours par un sentiment de dévalorisation de soi-même, de l’autre ou de toutes personnes impliquées. Pourquoi les humains qui pourraient vivre des transactions de plaisir et d’activité, vivent-ils souvent dans ces 《 jeux négatifs 》? 75% de leur temps, semble t il ! Parce que ceux ci sont 《 excitants 》, sont grands pourvoyeurs de 《 strokes 》- sorte de 《 calories psychologiques 》dont tout le monde a besoin, et qui ne résolvent rien – ce qui permet de les recommencer sans fin.

《 L’ennéagramme, les 9 types de personnalités 》de René de Lassus
*P, S et V pour Persécuteur, Sauveteur et Victime. 

La Méconnaissance

Les comportements de défense que nous élaborons afin de masquer nos vrais sentiments. Un racket très courant est le comportement de colère que nous utilisons pour nous défendre de la douleur, de la tristesse ou de la honte. Par exemple, se mettre en colère plutôt que de pleurer. Ces rackets peuvent s’exprimer car ils s »accompagnent de la croyance que nous avons le droit légitime de nous sentir comme ça. 

La Méconnaissance se réfère à l’ensemble des attitudes irréalistes d’une personne développées vis-à-vis d’elle-même, vis-à-vis des autres ou vis-à-vis d’une situation. Les méconnaissances peuvent porter sur les signes, la manifestation du problème, le problème lui-même ou sur les possibilités de solutions (les options). Les méconnaissances peuvent porter sur les niveaux, c’est à dire l’existence du phénomène, sa signification ou enfin sur la capacité personnelle à réagir, à changer.

La dépendance

Ce n’est pas l’objet qui nous manque, c’est l’objet qui crée le manque. La dépendance est motivée par la peur et non par l’amour. Pourtant, la seule et unique façon pour stopper la dépendance est de trouver ce qui nous rend dépendant et par conséquent de visiter ce vide en nous ! La dépendance est motivée par « peur de perdre » et non par « amour de l’autre » !!

Le manque

Le manque est difficile à expliquer.

Pour commencer, on peut dire que le manque, c’est l’absence de quelque chose «régulièrement utilisé».

Le manque c’est la sensation que l’objet ou la personne ne pourra pas être remplacer.

Se libérer du manque c’est laisser de côté les regrets et la nostalgie.

La peur

La peur du changement, la peur du vide… la peur de l’inconnu.

Comprendre ses peurs, le processus qui mène à la peur, les désirs qui se cachent derrière les peurs.

L’échelle des émotions 

L’erreur

Je pense que l’erreur est de chercher un substitue à l’objet qui à créer le manque, en réalité la solution est en nous.

《 Tout changement dans les relations humaines suppose un prix à payer…dans deux directions.

Tout changement n’ouvre pas nécessairement sur une crise
– comme on le croit trop souvent –
il transforme le plus souvent une crise larvée en crise ouverte.

Un prix à payer par soi-même : réactivation de l’insécurité, nouvelles interrogations, en mutations dans les conduites et les comportements…
Un prix, que nous fait payer l’entourage, surtout ceux qui nous sont proches par diverses réactions défensives, contradictoires et parfois rejetantes.

Postulat de base pour celui qui a entrepris une démarche de développement personnel ou de changement.

Ne pas trop compter sur la compréhension de ceux qui prétendent nous aimer. Car cette attente risque d’être déçue… si elle est comblée, recevons-là comme un vrai cadeau que nous fait notre entourage, en soutenant notre démarche !

Préambule

Tout changement, toute évolution à partir d’une psychothérapie ou d’une démarche de formation aux relations humaines va non seulement nous insécuriser et nous déstabiliser, dans un premier temps (malgré l’enthousiasme ou l’euphorie des premières découvertes), mais aussi inquiéter notre entourage, nos proches et mobiliser chez eux, le plus souvent, des énergies contraires au mouvement d’évolution et d’ajustement que nous tentons d’amorcer.

Les risques à envisager

Ils sont nombreux et vont de toute façon nous surprendre… surtout venant de la part de ceux chez lesquels nous avions confiance et dont nous attendions un soutien, une confirmation… C’est fréquemment une infirmation, des doutes, des critiques voire une disqualification qui vont se déposer sur nous.

Quelles seront les réactions les plus fréquentes de notre entourage ?

Au delà d’une incompréhension, un retrait, une prudence méfiante, d’autant plus forte que notre changement sera spectaculaire.

Une possible marginalisation de nous ou de notre démarche, des commentaires allant de l’ironie à l’accusation manifeste.

Un refus, voire un rejet «d’en entendre plus»

Des jugements de valeur sur notre personne :

«Tu es folle !»
«Tu es vraiment inconscient de faire des choses comme ça !»
«Il va falloir te faire soigner !»
«Tu ne penses qu’à toi, tu es devenu égoïste !»

Des jugements de valeur sur notre démarche, la méthode ou l’animateur de la démarche :

«Tu n’es plus normal, tu es tombé dans une secte !»
«Tu t’es fait envoûter c’est pas possible !»
«Et tu payes pour ça, tu te fais escroquer sans t’en rendre compte…»

Un renforcement du système relationnel précédent et une recrudescence chez nos proches, des conduites, des attitudes ou des comportements… que justement nous souhaitions éviter ou changer !

Des contraintes, parfois des violences verbales et quelquefois physiques pour nous obliger à revenir sur des positions antérieures, sur un mode de relation plus connu, plus raisonnable.

Tout cela bien sûr, n’exclut pas de notre part une vigilance, une attentivité, une écoute respectueuse de nos proches quand ils sont confrontés à nos démarches de formation ou de changement.

Il est possible aussi que ceux qui nous aiment, acceptent de se remettre en cause au travers de notre propre mutation, la rencontre des différences et des stimulations ouvrira à de nouveaux possibles.

En résumé :

Ne jamais oublier que toute démarche de changement bouscule non seulement nous même, mais notre entourage. C’est donc une invitation mutuelle au partage, au dialogue et à des échanges ouverts pour retrouver la sève profonde de toute relation nourrie par la tolérance et le respect. 》

Jacques Salomé.

Défi proposer par Agoaye 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s