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Cette semaine je… plaisante 

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Le rire est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux seuls plaisantins.

Le rire dans tous ses états

Le rire est un antécédent évolutionnaire de la joie humaine, qui aurait évolué chez les chimpanzés et chez les êtres humains pour établir une hiérarchie sociale. Le rire serait un outil de survie, pas nécessairement une réponse intellectuelle à l’humour. Telle est l’hypothèse de plusieurs chercheurs – neuroscientifiques, psychologues sociaux – qui étudient le rire de manière scientifique.

Jaak Panksepp, un neuroscientifique et psychologue à Washington State University, a découvert que les rats émettent un son ultrasonique (inaudible pour les humains sans équipement spécial) quand ils sont chatouillés, son qui pourrait ressembler aux vocalisations émises par les petits enfants qui rient quand ils sont incités à jouer socialement. Le rire provoquerait chez les animaux l’activation de circuits euphoriques, ce qui serait une indication pour l’interaction amicale en exprimant un message rassurant quant à l’intention de jeu et de non agression.

Chez les humains, il semble qu’il y ait des différences dans la fréquence du rire entre hommes et femmes et également que les personnes rient pour « lubrifier la relation sociale ». Le Dr Robert Provine, un neuroscientifique de l’Université de Maryland Baltimore County (UMBC) a remarqué, en observant les gens dans la rue, dans les cafés, etc., que les femmes sont plus portées à rire pendant leurs conversations que les hommes, ce qui n’apparaît pas comme dû au fait que la conversation soit plus drôle. Une explication serait que les femmes sont plus sensibles aux interactions sociales.

Par ailleurs une étude norvégienne semble montrer qu’avoir un bon sens de l’humour est directement associé à la longévité.

Selon le Dr Provine et le Dr Panksepp, le rire aide à contribuer au développement d’une hiérarchie sociale et à signaler l’amitié plutôt que l’agression. Le rire est donc un signe social. Le rire serait une réponse automatique, involontaire, et non un stratagème conscient… et chez les humains, celui qui rit n’est pas forcément amusé (l’acte de rire n’est pas toujours un signe d’humour !). De la même façon, la complexité intrinsèque à une personne – comme l’identité culturelle, la personnalité, le milieu sociologique, les expériences vécues – fait qu’une blague peut être drôle pour l’un et pas du tout pour l’autre. 

Les causes du rire

Le rire peut avoir des causes :
1- Psychologiques
2- Physiologiques

1- Les causes psychologiques :

Très souvent, le rire est provoqué par des éléments extérieurs à l’individu, puis il est alimenté par des causes psychologiques. Le déclenchement du rire est très variable selon la personne, son vécu, ses origines, sa culture, etc.

De plus, on peut dire que le rire a un rôle social et de rapprochement des personnes, car des études montrent que l’on rit environ 12 fois plus en groupe que tout seul.

Le rire semble aussi être un phénomène contagieux. Ce que pense le neurologiste américain Robert Provine (spécialiste mondial reconnu du rire), est que le rire mettrait en scène deux circuits de neurones, le premier servant à détecter le rire, le deuxième servant à le produire (phénomène qui semble aussi s’appliquer au bâillement). Des évènements perturbants se sont produits, comme « le cas du collège de Kinshasa », en Tanzanie, est un exemple d’extraordinaire accès de rire collectif. Plus d’une centaine d’adolescentes ont eu des accès de rire, qui duraient jusqu’à plusieurs jours, et les “symptômes” persistaient. Le collège a fermé ses portes plusieurs semaines, mais l’épidémie a ensuite touché l’école élémentaire, puis, en l’espace de deux ans, une quinzaine d’écoles de la région. On a conclu, en l’absence d’autres explications, que cet épisode exceptionnel était d’origine psychologique et hystérique. Le rire contagieux est fréquent, mais heureusement pas dans ces proportions ! » (Robert Provine).

Comme causes très connues du rire, on peut citer les blagues, qui sont destinées à faire rire les auditeurs. Il y a deux types de blagues :
– les blagues cognitives : elles font appel au raisonnement et à la logique,
– les blagues phonétiques : elles font appel au sonorités.

Chaque type de blague est traité par deux parties différentes du cerveau.

M. & Mme…

M. et Mme Touille ont un fils. Comment s’appelle-t-il ? 

2- Les causes physiologiques

Dans ce cas, le rire est déclenché sans avoir besoin d’un raisonnement intellectuel et sans être voulu, ou pensé. Il est déclenché par un stimulus effectué sur la surface du corps. Le chatouillement est un moyen très ancien de déclencher le rire. Cependant, ce n’est pas le contact avec la peau de la ‘victime’, mais l’effet de surprise, qui provoque le rire. Les chatouilles sont dues à une réponse sensorielle envoyée au cerveau et provoquée par un contact avec la peau.

« Une étude faite en 1997, à l’Université de Californie, montra que le rire lors de chatouilles était un réflexe et non pas un acte social. En effet, des patients ayant les yeux bandés ont été chatouillés soit par un homme soit par un robot, en étant préalablement informés de l’origine de chacune des stimulations. En réalité l’ensemble des chatouilles ont été réalisées par un assistant caché sous la table. Pourtant, malgré cela, ils ne purent, dans tous les cas, résister aux stimulations. »

Une autre étude montre que 20% des garçons seraient chatouilleux de la plante des pieds contre 90% des filles.

Cependant, si l’on essaye de se chatouiller soi même, l’effet produit n’est pas le même. Cela montre que c’est l’effet de surprise et non pas le contact avec le corps qui déclenche le rire.

Les mécanismes du rire

2.1- Les mécanismes du rire au niveau de l’encéphale

Tout d’abord, le rire est une réponse à un stimulus visuel (incident drôle), auditif (blague, bruit), ou tactile (chatouillement). D’abord capté par nos organes sensitifs, ce stimulus est ensuite analysé par les aires sensorielles du cortex cérébral. Le rire peut également être déclenché par un souvenir.

Les influx nerveux provenant de ces zones sont ensuite interceptés par le centre cortical du rire situé dans le lobe préfrontal du cortex cérébral de l’hémisphère droit. Cette zone contrôle certains comportements et choisit le comportement approprié face à une situation d’interaction. Son action n’est pas toujours consciente. Le lobe préfrontal ajuste le niveau de réponse face au stimulus en commandant au système limbique, centre des émotions, le type de réponse attendue. L’influx nerveux voyage donc du lobe préfrontal vers le système limbique.

Le système limbique, détermine l’intensité de la réponse qui va du rire discret au fou rire. Le système limbique peut déconnecter le cortex conscient, ce qui expliquerait les rires incontrôlés.

2.2- Les mécanismes du rire au niveau de la musculature

Le système limbique, qui élabore l’intensité du rire, envoie un signal spécifique aux aires motrices reliées au mouvement. Ce signal correspond à la réaction musculaire propre au rire.

Dans un premier temps, les aires motrices du cortex cérébral communiquent avec les centres de la respiration. Ces derniers envoient des influx nerveux aux muscles responsables de la respiration (intercostaux et diaphragme). Le rire entraîne des contractions courtes et des spasmes au diaphragme. Sous l’effet des muscles de la respiration, les épaules sont secouées et les autres zones musculaires se détendent.

De plus, les aires motrices envoient des signaux vers plusieurs autres muscles. En outre, le rire déclenche le jeu d’un grand nombre de muscles dits striés. Les petits muscles du visage, le muscle du larynx, les muscles de l’abdomen ainsi que les muscles des membres sont stimulés. Les muscles du visage sont à l’origine l’expression rieuse : ils attirent les coins de la bouche et des paupières vers le haut. Les muscles des mâchoires, sont relâchés. Par ailleurs, le rire libère les muscles du larynx en provoquant toutes sortes de vocalisations ou de cris. La tête se balance, les mains s’ouvrent, les jambes deviennent molles.

2.3- Les mécanismes du rire au niveau de la régulation

L’hypothalamus travaille avec le système nerveux afin de modifier certaines fonctions de régulation. Le système nerveux peut modifier les fonctions des organes d’une façon importante et très rapide. L’hypothalamus envoie donc des influx nerveux vers les centres végétatifs situés dans le tronc cérébral, qui parcourent les nerfs afin d’atteindre les organes ciblés.

Le rythme cardiaque augmente puis ralentit de manière durable. La pression artérielle diminue, les bronches s’ouvrent davantage, augmentant la ventilation pulmonaire. Certaines substances chimiques sont libérées dans le sang. Dans certains cas, le rire peut mener à la production de larmes et entrainer quelques surprises puisqu’il engendre la contraction de la vessie et le relâchement du sphincter anal.

2.4- les mécanismes du rire au niveau de la biochimie

Lors du processus du rire, le système nerveux sympathique provoque la libération de catécholamines dans la circulation sanguine par des glandes situées au-dessus des reins. En moyenne, cette sécrétion de catécholamines est composée de 80% d’adrénaline et de 20% de noradrénaline (qui sont synthétisés à partir de la tyrosine, un acide aminé). La noradrénaline provoque une constriction des vaisseaux sanguins et accroît l’activité du cœur. L’adrénaline, augmente l’activité et l’excitabilité de l’organisme.

Les catécholamines sont peu à peu dégradées dans la circulation sanguine. Une stimulation des glandes surrénales a presque les mêmes effets qu’une stimulation du système nerveux sympathique. Les organes sont donc stimulés simultanément de deux façons. On assiste donc à un phénomène amplificateur.

Toujours sous l’influence du système limbique, l’hypothalamus commande la sécrétion d’hormones, les endorphines. Les endorphines sont des neuropeptides, de courtes chaînes d’acides aminés, qui ont la fonction de réduire, voire d’annuler la perception de la douleur par le système nerveux central. Les endorphines sont élaborées à partir de la pro-opiomélanocortine, une pro-hormone. En plus de leur effet analgésique, elles ralentissent aussi la respiration et provoquent un sentiment de bien-être.

On peut donc noter tout d’abord un effet excitant causé par les catécholamines et ensuite un effet analgésique et relaxant engendré par les endorphines.

2.5- Le rire volontaire

Selon nos lectures, le rire pourrait être déclenché par certains exercices respiratoires. Cette technique est d’ailleurs utilisée par les clubs de rire. De plus, les mécanismes provoquant le rire par le contrôle de la respiration sont inconnus. Par contre, le rire dit « volontaire » engendrerait les mêmes réactions qu’un rire.

La rigologie

Qu’est-ce que la rigologie® ?

Imaginée en 2002 par Corinne Cosseron après un « tour du monde des techniques de la joie de vivre », la rigologie est une technique psychocorporelle innovante de développement de la joie de vivre qui permet de nous connecter au meilleur de nous-mêmes et à celui des autres quelles que soient les circonstances.

Cette discipline complète et originale vise, à travers une approche globale, l’harmonie du corps, des émotions et de l’esprit afin d’atteindre une joie de vivre profonde, authentique et durable.

La rigologie est une rencontre entre sagesses ancestrales et récentes découvertes scientifiques qui s’adresse autant au grand public qu’aux professionnels.

Sa pédagogie ludique et interactive s’appuie sur nos forces et nos talents plutôt que sur nos échecs, l’idée étant que le traitement n’a pas à être aussi douloureux que le mal !

1 – Le mental

– Psychologie positive (étude scientifique du bonheur)
– Travaux scientifiques sur les bénéfices du rire et de l’humour
– Neurosciences (plasticité cérébrale, neurones miroirs, épigénétique)

2 – Le corps

– Conscience corporelle : ancrage, respiration, posture, stretching, relaxation
– Techniques psychocorporelles et mouvements : yoga du rire, sophrologie ludique®, jeux coopératifs, Qi gong, toucher ludique, méthode Feldenkrais®
– Arts : danse, musique, chant, rythmes, techniques d’improvisation théâtrale

3 – Les émotions

– Intelligence émotionnelle, place du rire et de la joie parmi les autres émotions
– Clown développement personnel et techniques de l’animation
– Communication Non Violente (CNV), gestion des groupes, du stress et des conflits

4 – La spiritualité

– Méditations (de la pleine conscience, dynamiques, sociales et du rire) et visualisations guidées
– Développement de l’estime de soi, de la fraternité et de l’amour inconditionnel.
– Pratique de l’optimisme, la gratitude, la compassion, le pardon et l’humour bienveillant.

Les 15 composantes de la rigologie® :

  • Le yoga du rire
  • La conscience corporelle, le mouvement et les postures
  • La pratique de l’intelligence émotionnelle (l’hygiène émotionnelle)
  • Les différents types d’humour
  • La pleine conscience et l’intention
  • Les méditations : du rire, dynamiques, sociales et statiques
  • La relaxation et les visualisations
  • La sophrologie ludique
  • Les jeux psychocorporels
  • Le toucher ludique et les câlins rieurs
  • Le clown développement personnel
  • La psychologie positive ou l’étude scientifique du bonheur
  • Le développement des sentiments positifs, de la fraternité et de l’amour
  • Les arts : chant, danse, rythmes, cinéma, théâtre et arts plastiques
  • L’intelligence collective et le partage

En rigologie, le rire n’est jamais forcé car il n’est pas le but mais un outil joyeux parmi d’autres permettant de se reconnecter, en profondeur et à son rythme, à sa véritable joie de vivre.

La rigologie se base, entre autre, sur les travaux scientifiques de la psychologie positive qui diffère de la pensée positive (pensée magique des enfants) car elle ne promeut pas le positivisme systématique mais apprend à reconnaître la souffrance pour mieux la surmonter.

Son but est de nous connecter au meilleur de nous-même en toutes circonstances, même douloureuses et de nous apprendre à savourer chaque moment de grâce, instant après instant.

Qu’est-ce qu’un atelier de rigologie ?

Un atelier de rigologie dure de 30mn à plusieurs jours (!). Grâce à une approche unique, la rigologie permet de développer son bonheur et sa joie de vivre sur tous les plans.

– Mental : par la mise en place de « rituels de bonheur » créés à partir des découvertes scientifiques de la psychologie positive et des neurosciences;

– Émotionnelle : par l’apprentissage de la gestion des émotions, la mise en pratique quotidienne de « l’hygiène émotionnelle », la communication non violente, le développement de l’humour de soi et la reconnexion à sa joie authentique;

– Physique : par l’intégration corporelle de ces apprentissages : échauffements amusants (ancrages, respirations, stretching et sophrologie ludique®), jeux coopératifs, toucher bienveillant, auto-massages, yoga du rire, clown développement personnel, chants, danses et rythmes joyeux; Et enfin,

– Spirituel : par la pratique de méditations dynamiques, méditation du rire (fou rire collectif), méditation de la pleine conscience, de relaxations guidées visant à l’amour de soi et des autres suivies d’un moment de partage, car la rigologie est avant tout une histoire de cœur!

La pratique régulière de la rigologie est bonne pour la santé physique, mentale et émotionnelle.

La rigologie est une démarche authentique qui nous apprend à nous respecter sur tous les plans, sans faire d’impasse. Ses outils légers et ludiques agissent en profondeur, avec rapidité et efficacité, et nous permettent de gérer nos émotions, dédramatiser et prendre du recul.

On en ressort en accord avec nous-même, déstressé, authentiquement joyeux, optimiste, en pleine possession de nos moyens, avec un sentiment de paix intérieure, sachant apprécier l’instant présent et avec des outils permettant de développer concrètement, quotidiennement et durablement notre bonheur et celui des autres.

Le yoga du rire

Le yoga du rire a été créé par un médecin généraliste indien, le Dr Madan Kataria, en 1995 lorsqu’il s’est rendu compte que ses patients joyeux guérissaient mieux que les tristounets. Il a alors décidé de fermer son cabinet médical et de parcourir le monde pour créer des Clubs de yoga du rire où l’on pratiquerait le « rire sans raison ». Aujourd’hui il existe 10 000 clubs de yoga du rire dispersés sur les cinq continents.

Bienfaits du yoga du rire :

Remettre du rire dans votre vie a énormément d’effets bénéfiques car le rire joue un rôle antistress majeur, déclenche en vous une douche d’hormones du bonheur, stimule votre système immunitaire, augmente votre oxygénation, joue un rôle cathartique, rééduque vos émotions et améliore vos relations sociales!

Contre-indications médicales à la pratique régulière du yoga du rire :

Problèmes cardiaques, hypertension artérielle non équilibrée, glaucome, hémorroïdes actives, incontinence urinaire, toutes hernies, toux persistante, épilepsie, mal de dos important, toute maladie aux symptômes très développés, toute chirurgie datant de moins de trois mois et les désordres psychologiques majeurs.

Info inutile mais 100% vraie

Les plongeurs en tuba ne peuvent plus péter à partir de 20 mètres de profondeur.

Festivals

L’Ecole Internationale du Rire et du Bonheur organise chaque année, depuis 2002, un grand festival de bonheur permettant d’échanger les uns avec les autres et de se perfectionner : le Rassemblement International des Rieurs (R.I.R.), Les Rencontres Zygomatiques et Festi’ Bonheur. De plus, elle a créé un forum professionnel et propose des séances de soutien en ligne ainsi que des conférences et des formations complémentaires avec des invités du monde entier.

Partout en France, en Europe, dans le Monde sont organisé des festivals du rire.

Festival « Juste pour rire » , « Marrakech du rire » , « Festival international du rire de Rochefort » , « Estuaire d’en rire » ,  » Festival du Théâtre pour Rire de Matignon » , « Comédie du rire » , « Printemps du rire »…

Que révèle votre humour de votre personnalité ?

Par Mylène Bertaux | Le 14 mars 2017 – Le Figaro

Il désamorce les conflits, réduit la peine et questionne le monde. Pourtant, nous avons tendance à ne pas prendre l’humour au sérieux. Que nous apprend-il sur nous-même ? 

Il soulage les tensions, rend la réalité plus vivable et questionne notre rapport au monde. Pourtant, l’humour est souvent perçu comme totalement dénué de sérieux. Sans blague. Pour la psychologue clinicienne et psychothérapeute Marie-France Patti, il est «un acte créateur, qui sublime le quotidien mais aussi notre condition d’humain». Dans son ouvrage L’Humour, un défi aux certitudes, elle passe en revue les différents types d’humour que nous utilisons pour protéger notre affect et tirer parti d’événements désagréables. Selon l’auteure, il en existe trois.

Humour noir

C’est quoi ? Susciter la gêne en abordant de manière détachée des thèmes qui ne sont pas drôles du tout comme la mort, la cruauté ou des situations tragiques. Il s’approche de l’indécence et du scandale et s’attaque vigoureusement à l’absurdité de la vie et aux valeurs de la société.

Exemple. Au cours de l’été 2016, un tremblement de terre secoue l’Italie, Charlie Hebdo publie une illustration intitulée «Séisme à l’italienne». Indignation des deux côtés de la frontière pour cette référence mi-gastronomique, mi-sismique, aux 300 morts et 400 blessés.

Qui l’utilise ? Ce sont généralement les personnalités en quête d’absolu. En ôtant toutes les barrières du morbide et de l’angoisse, elles canalisent et neutralisent l’angoisse de la mort. Impossible d’aller plus loin.

Humour insensé

« Trop jolie pour être drôle »
>> Isabeau de R, ex-commerciale en finance : «L’humour, ça peut coûter très cher»
>>Nora Hamzawi : «Les soirées foireuses, c’est plus drôle que les mâtinées au thé vert.»
>> Dorothée Drevon : «C’était humoriste ou écrivain alcoolo.»
>> Caroline Vigneaux : «On m’a taxée d’être beaucoup trop jolie pour être drôle !»

C’est quoi ? Jouer facilement avec les contraires, amplifier un événement tout à fait banal ou, au contraire, ne rien laisser paraître face à un événement catastrophique. Ce type d’humour porte sur l’absurde et l’inattendu en se moquant de toute logique. Le décalage entre la réalité et le détachement par rapport aux faits permet de supporter une situation sans agacement, ni irritation. C’est un moyen de questionner les limites de la pensée et d’aller plus loin dans la compréhension des phénomènes qui régissent le monde.

Exemple. La série Mister Bean est un formidable exemple d’humour anglais. Dans l’un des épisodes, le personnage veut repeindre son appartement en blanc. Partisan du moindre effort, il place au centre de la pièce un gros pot de peinture blanche avec un énorme pétard. Il allume la mèche et part en courant. Tout est en effet repeint… Sauf sa propre trace contre le mur en train de courir. Cette façon d’assumer jusqu’au bout sa démarche avec un flegme britannique suscite le sourire.

Qui l’utilise ? Les personnes capables de prendre de la distance par rapport à la réalité et qui aiment défier la logique. Généralement, ces adeptes de l’humour insensé aiment jouer avec les mots pour en décaler le sens.

Autodérision

C’est quoi ? Détenir la capacité à faire une blague sur soi-même ou sur sa propre culture. Attention, il ne s’agit pas de se montrer malveillant envers soi-même mais d’avoir suffisamment de lucidité pour questionner ses propres limites de narcissisme. En somme, c’est accepter son imperfection et faire avec.

Exemple. Florence Foresti, dans son spectacle «Mother Fucker», se moque d’elle-même et de son quotidien de jeune maman. En comparant le calme olympien de la «maman-parfaite-qui-ne-crie-jamais» à son attitude de «celle-qui-fait-ce-qu’elle-peut».

Qui l’utilise ? Pour être drôle, ce type d’humour ne peut être pratiqué que par une personne qui prend du recul sur elle-même. C’est l’aptitude à reconnaître ses angoisses, à les manipuler, comme un clown jonglerait avec des quilles.

Quelle que soit sa forme, le rôle de l’humour est toujours de bousculer les certitudes et de nous rappeler à notre condition d’homme. Un bon moyen de ne prendre au sérieux, ni les réalisations, ni les croyances sous peine d’arriver au conflit, voire même à la guerre.

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