As de pique

Scènes du Mur de rue

Maison de la culture de Bourges, 2 avril 2017

Suite à l’initiative du collectif Urb’annale, le mur de l’ancienne Maison de la Culture de Bourges a été recouvert par Jean Faucheur, artiste peintre parisien, samedi dernier. Son œuvre est la première d’une série qui prendra fin en février 2020.

Contacté il y a plusieurs mois par le collectif Urb’annale, à l’initiative du projet « le Mur de Bourges (*) », Jean Faucheur a commencé à travailler sur son œuvre il y a seulement un mois. Cet artiste peintre et sculpteur parisien de 60 ans a participé, il y a une dizaine d’années, à la réalisation d’un graff sur « le Mur de Paris », situé dans le 11e arrondissement. Le premier de France.

« Cette action, à Bourges, n’est que la continuité du développement qu’a mis en place Bob Jeudy avec l’association le Mur de Paris. C’est important que ce genre d’idées se dissémine dans les villes pour mieux ancrer l’art urbain. » Le Mur de Bourges est le dix-huitième de France. Un rapport avec le numéro du département du Cher que ne manque pas de souligner l’artiste.

Une œuvre qui respecte l’architecture

Jean Faucheur a posé pour la première fois les pieds à Bourges ce week-end. « Je n’avais jamais réellement vu à quoi ressemblait la Maison de la Culture de Bourges, ni l’espace auquel j’aurai le droit pour m’exprimer », confie-t-il. Le collectif Urb’annale lui a communiqué les dimensions du mur, ce qui a permis au peintre de réaliser une maquette de sa future œuvre sur ordinateur, sans aucune condition imposée, ni par le collectif, ni par la ville.

Pour réaliser son œuvre, Jean Faucheur a respecté le site. « On est sur l’un des premiers centres d’art de France. C’est un endroit suffisamment emblématique. Il faut travailler avec l’architecture », insiste l’artiste avant de faire le parallèle entre les points colorés de son œuvre et les rectangles des briques du bâtiment.

Jean Faucheur avait quelques heures seulement pour réaliser son œuvre, l’inauguration étant prévue à 17 heures. Dès 9h30, samedi, le parisien a commencé par coller les photographies qu’il avait faites de sa femme, avant de venir peindre par-dessus. « Je viens troubler un peu l’eau claire, de manière à ce que le tout soit très lisible de loin, mais qu’il y ait des coulures de peinture de près. » À 16h15, Jean Faucheur posait ses bombes de peinture, avant de prendre du recul pour juger son œuvre.

Laisser la place aux jeunes

Les badauds peuvent désormais admirer l’œuvre de Jean Faucheur, qui a travaillé sur les cinq sens, jusqu’au 2 juin prochain, avant qu’elle ne soit recouverte. « C’est un processus assez normal. Dans la rue, vous êtes effacé ou recouvert. C’est ce qui fait l’aspect éphémère de l’œuvre. Mais c’est important que des murs soient confiés aux jeunes artistes locaux pour qu’ils puissent exercer leur talent », insiste Jean Faucheur.

Tous les deux mois, un nouvel artiste de rue viendra laisser son empreinte sur ce qu’on appelle désormais le Mur de Bourges. Un artiste Berruyer prendra la relève : Disk aérosol, qui avait notamment participé au graff de la tour bleue des Gibjoncs. Il avoue n’avoir « aucune idée pour l’instant, ça viendra juste avant ». Une chose est sûre, ce sera « complètement différent de ce qu’a fait Jean Faucheur ». Rendez-vous le 3 juin prochain.

(*) Des artistes de rue viendront recouvrir le Mur de Bourges, tous les deux mois, jusqu’en février 2020.

Mélinda Pawlak
redaction.berry@centrefrance.com

Les rencontres artistiques avec Urb’annale

Les marches de l’ex-MCB, lieu de melting-pot pour la culture urbaine
Le mur de Bourges est devenu un lieu de créations visuelles et sonores, samedi après-midi, où les membres du Eighteen crew ont dansé aux rythmes du DJ Mydriaz. Six danseurs et deux freestyleurs du Eighteen crew ont proposé un show de quinze minutes lors de l’inauguration de la fresque, samedi, à 17 heures, en haut des marches de l’ancienne MCB.
Pour leur démonstration de breakdance, danse descendant du hip-hop, les huit jeunes du Eighteen crew ont calé leurs pas sur les sons diffusés par le DJ Mydriaz. Les artistes, qui se sont rencontrés il y a seulement quelques jours pour préparer cette prestation, s’accordent sur leur envie de « faire vivre la MCB, même si elle n’est plus là. C’est dommage d’avoir attendu tout ce temps, mais mieux vaut tard que jamais », affirme DJ Mydriaz. Endroit symbolique « C’est un lieu investi par l’art urbain depuis longtemps. Nous-même, on danse depuis plusieurs années sur les marches. C’est la première fois qu’on vient y faire un show officiel. C’est symbolique, on réunit aujourd’hui les trois points principaux de la culture urbaine : un graffeur, un DJ et des danseurs », explique Leng, gérant de l’association BeUrSelf, dont dépend le Eighteen crew. Tous espèrent que ces marches, désormais colorées, deviennent un « lieu d’expression de la culture urbaine ».

Source : Le Berry républicain 

Ma participation à 《 Scènes de rue 》de chez Covix-lyon.

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5 réflexions au sujet de « Scènes du Mur de rue »

  1. Bonjour,
    Une nouvelle mise en valeur de l’art de rue avec ce mur de Bourges.
    Merci pour la participation et bienvenue pour cette scène de rue.
    Bonne journée
    @mitié

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