As de pique

L’objet de la semaine Chapi-Chapo

L’objet de la semaine c’est quoi ?
Tous les quinze jours, je vais essayer de vous présenter un objet, clin d’œil à ma semaine passée. Ce pourra être un objet pour lequel j’ai craqué (que je l’ai acheté ou bien repéré), juste pour le plaisir de vous le montrer. Mais aussi un objet qui traîne chez moi depuis pas mal de temps.

Lylou du blog Livres et merveilles 

Les objets qui nous plaisent ont aussi une histoire ou même de belles histoires, ils peuvent être associés à de célèbres personnages, réels ou fictifs, un savoir-faire et savoir-vivre, ce sont des lieux et des émotions, c’est pourquoi les questions autour d’un objet peuvent être vaste et variées.

La semaine prochaine , les 6 et 7 mai se déroule la fête des Ouches à Morogue, dont je vous parlais ici 👈,  sympathique petite fête qui pour l’occasion a choisi comme thème de son concours 2017 《 Les chapeaux animés au jardin 》, c’est sur des chapeaux de roues que je viens vous parler de ces couvre-chefs ! 

Le chapeau est un couvre-chef, devenu un accessoire de mode. Il se distingue des autres couvre-chefs par sa matière (le feutre), la présence d’un bord plus ou moins large, et sa mise en forme.

Le mot chapeau vient de l’ancien français chapel, lui-même issu du latin caput (tête). En normand il a donné le mot cap, qui désigne en anglais le bonnet (et non le chapeau).

Selon le dictionnaire d’Ancien français de Godefroy, le terme de chapel est une « coiffure que les hommes et les femmes mettent sur leur tête pour sortir » mais aussi une « couronne dans l’acception générale », et notamment une couronne de fleurs sens qui sera conservé jusqu’au XVIIIe siècle au moins.

Dans la première édition de son Dictionnaire françois en 1680, Richelet le définit comme « une couverture de tête dont l’homme se sert durant le jour et qui est composée de deux parties, dont l’une s’appelle forme et l’autre bord » (l’édition de 1715 en rajoutera une troisième, le lien).

L’article du Dictionnaire de l’Académie française de 1694 le définit comme une « coiffure, habillement de teste pour homme, qui a une forme et des bords. Autrefois on les faisoit de drap ou d’estoffe de soye, maintenant on les fait de laine ou de poil que l’on foule » ainsi que comme « une couronne qu’on met sur la teste dans quelque resjoüissance, dans quelque feste solemnelle », citant : « les Prestres à la procession portoient un chapeau desur la teste ».

Les mots capa, capella ont la même racine. Selon le Dictionnaire encyclopédique de l’Histoire de France de Ph. Le Bas Chapel « dans l’origine, fut un diminutif, non pas du chaperon (comme d’autres l’ont dit…) mais du capuchon qui accompagnait la chape, et servait à couvrir la tête) ».

Aujourd’hui, il s’agit d’une coiffure de formes et matières variables, revêtue pour sortir et se promener à l’extérieur.

Les types de chapeaux à connaître ici 👈 

Porter le chapeau : être estimé responsable, être accusé

Sortir du chapeau : faire apparaître comme par magie.

Manger son chapeau : Reconnaître son erreur. Origine : Cette expression d’origine anglaise est assez récente en France. Il s’agit d’une métaphore entre quelqu’un qui avouerait s’être trompé, mais reconnaîtrait difficilement son erreur et quelqu’un qui essayerait d’avaler son chapeau, c’est tout aussi dur dans les deux cas !

En baver des ronds de chapeau : action effectuée avec une grande difficulté.

S’occuper du chapeau de la gamine : se mêler des affaires des autres. 1916 « Mais êtes-vous bien sûrs, demande-t-elle, qu’i’s n’ s’en reviendront point [les Allemands] ? » Ma confiance s’affirme en cette réponse, qui l’estomaque : « Madame, nous vous en faites pas pour le chapeau de la gamine. » 1916. Sous Verdun (août-octobre 1914) 1917 –Que va-t-on faire de moi ? Cela lui vaut la réponse, assurément légère, mais qui pourtant lui fait l’effet d’un coup de massue : –T’occupe pas du chapeau de la gamine ! 1917. Le chass’bi. Notes de campagne en Artois et en Argonne en 1915 1927 il saisit une bouteille de la main droite et une de la main gauche. « Tu ne vas pas boire tout ça ? » s’épouvanta Mactich. –T’occupes pas des jarretelles de la gamine, […] je suis solide et ne crains pas le liquide 1927. Les Pieds-Nickelés en Amérique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)1927 Quand on vous dit de ne pas vous inquiéter de l’accélérateur, pas plus que du chapeau de la gamine 1927. Les Pieds-Nickelés au Mexique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)1973 nous apprenions l’argot des tranchées. […] Nous disions couramment : T’en fais pas (pour le chapeau de la gamine) 1973. Edmée au bout de la table

Faire un coup du chapeau : marquer trois buts dans un même match de football.

Travailler du chapeau : divaguer, être un peu fou.

Voici quelques expressions autour du chapeau, cependant une chose est sûre, je pense qu’il est nécessaire d’avoir parfaitement toute sa tête pour exercer le métier de chapelier.

Une profession attestée à Paris depuis 1323 (Livre des métiers d’Étienne Boileau), qui est parfois regroupée avec celle des bonnetiers qui utilisent eux aussi du feutre (Rouen, Marseille). À Paris, les chapeliers sont d’abord divisés entre chapeliers de feutre, chapeliers de coton, de plume ou encore ceux de fleurs, avant d’être réunis, puis au XVe siècle, érigés en un métier distinct des bonnetiers. Le métier existe également dans d’autres pays : les chapeliers londoniens sont une corporation florissante aux XVIe et XVIIe siècles.

Une fabrication quasiment inchangée depuis le XIVe siècle

Les principales techniques de fabrication des chapeaux furent mises au point au XIVe siècle et n’ont guère évolué depuis. Quel que soit le matériau utilisé pour faire le feutre castor ou bièvre (ancien nom du castor), laine, vigogne (un camélidé de la famille des lamas), et cetera, les étapes de fabrication ne changent pas. Ces étapes sont au nombre de cinq, dont une subsidiaire : préparation du poil, foulage, mise en forme, teinture et garniture.

En matière de chapeau le prêt-à-porter est la norme. En 1843, deux chapeliers français, M. Allié et M. Maillard firent breveter un outil, le conformateur, qui permettait de relever la conformation précise de la tête. La conformation des chapeaux était une étape de la vente obligatoire du fait de leur rigidité (haut-de-forme, chapeau melon, canotier). Elle était assurée par le chapelier de ville. Cet outil, principalement dédié aux chapeaux sur mesure, est encore utilisé pour la fabrication de certains chapeaux de théâtre. Les formes standard sont toujours utilisées pour les chapeaux de grande distribution suivant trois conformations : l’ovale normal, l’ovale allongé et l’ovale rond.

L’évolution des formes de chapeaux

La forme du chapeau évolue sur trois éléments : le bord du chapeau, dit aussi « aile », la hauteur de la calotte, la forme de cette calotte (ronde, carrée, en pointe).

Dans la première moitié du XVIe siècle, la mode française est au chapeau à la calotte très plate et au bord très étroit. La calotte augmente petit à petit dans la seconde moitié du XVIe siècle, formant la toque recouverte de tissu plissé et à petits bords qui caractérisent notamment les portraits de Henri III. À l’extrême fin du XVIe siècle, le chapeau voit sa calotte diminuer et ses bords s’élargir un temps.

Les liens entre la haute couture et les chapeaux remontent à Worth et à sa collaboration avec Mme Virot dans les années 1890. « Une bonne modiste était capable d’interpréter l’esprit d’une collection sans sacrifier sa propre créativité. Bien que leur contribution ne fût pas officiellement reconnue, tous ceux qui faisaient partie du monde fermé de la mode parisienne savaient quelles modistes avaient créé les modèles qui accompagnaient la collection présentée par son couturier ».

Les grandes modistes de cette époque sont Caroline Reboux, Lucienne Rebaté, les sœurs Legroux, madame Blanchot, Lewis, Marie Alphonsine.

Coco Chanel débuta comme modiste avant de se lancer dans la haute couture. Ses chapeaux étaient comme ses vêtements, inhabituels tant par la pureté de leur ligne que par la. Contrairement à Elsa Schiaparelli qui « aimait choquer et adorait les paradoxes des surréalistes. Elle utilisait les chapeaux comme un point d’exclamation, une « folie » qui couronnait un look et donnait matière à discussion. Le concept de la démesure était entré dans l’histoire des modes du XXe siècle ».

Années 1930

La chevelure et le chapeau vont constituer des éléments essentiels de l’esthétique féminine, symbolisant peut être le mieux cette époque. Il existe un chapeau pour tous les évènements de la journée. Les chapeaux garnis sont à l’honneur. Les garnitures sont posées près du visage. Les chapeaux reprennent de la hauteur à la fin des années 1930. Les lignes verticales sont ainsi à l’honneur et sont encore accentuées par des drapés en hauteur, des coques, des aigrettes, des ailes, des nœuds disposés au sommet de la calotte. Avec Schiaparelli, les grandes modistes de cette époque sont Rose Valois, Louise Bourbon, Germaine Page, Rose Descat, Gaby Mono, Agnès et Claude Saint-Cyr.

Seconde Guerre mondiale

Le monde de la mode traverse une crise pendant la Guerre. Certaines maisons de haute couture ferment leurs portes. La pénurie des matériaux touchent celles qui continuent leur activité. C’est l’époque des matériaux de substitution : la fibranne, la rayonne, le bois, la paille, le liège. « Le modélisme s’accommode de ces difficultés mieux que la couture et est très novateur. Ce bouleversement permet l’éclosion de jeunes talents : Albouy, Gabrielle, Gilbert Orce ». « L’heure est aux performances : chapeau en papier journal d’Albouy, toque en copeaux de bois d’Agnès ». Selon l’historienne Dominique Veillon : «… l’exubérance créatrice des couvre-chefs peut s’expliquer comme la manifestation diffuse d’une révolte contre la dureté de l’époque ». Les chapeaux apportent également des solutions concrètes au froid (capuchon), à la difficulté d’entretenir ses cheveux (turban et foulard).

Après-guerre

La fin de la Guerre et la disparition progressive des pénuries marque le retour des belles matières, une volonté de raffinement et d’opulence, à l’image des créations de Christian Dior nécessitant des mètres de tissu. Les petits chapeaux alternent avec les grands, en fonction des robes larges et des minces tailleurs.

Aujourd’hui

Depuis 1936, Maison Michel coiffe les têtes au sein des plus grands studios de création. Ses collections de chapeaux et d’accessoires pour cheveux modernes et sophistiquées sont aujourd’hui devenues incontournables.

Ils viennent de Paris, Marseille, Los Angeles ou Venice Beach et représentent à eux huit la nouvelle garde de la chapellerie autour du monde. De jeunes créateurs vouant un culte monomaniaque aux couvre-chefs, déclinant à leur manière le chapeau sous toutes les formes. Fedora, panama, capeline, western, akubra… Revue en images de leurs créations tantôt ultra minimalistes, hippies bohèmes ou inspirées de couleurs d’ailleurs.

Article ici 👈

Pour en savoir plus visiter le Musée du Chapeau  ! A Chazelles sur Lyon ou Du miel au bout des doigts lui consacre un article ici 👈 

 

Les chapeaux dans la presse ici 👈 et les livres sur les chapeaux ici 👈

Indépendamment de la protection contre les intempéries, le chapeau est un accessoire de mode permettant d’exprimer sa stature sociale.

Comme le vêtement, le chapeau semble avoir eu un double rôle, de protection (contre le froid, le soleil, la pluie, les embruns, voire certains combats…), mais aussi d’affirmation d’un statut social (chapeau d’apparat), d’une appartenance ethnique ou clanique… pour finalement devenir un accessoire de mode à part entière.La tradition veut que le fait d’ôter son chapeau (se découvrir) soit une marque de respect et d’humilité (du moins pour les hommes ; pour les femmes, l’usage est différent[précision nécessaire]) ; la coutume s’est répandue jusqu’à devenir un signe de salut.

En 1889, le comte de Larmandie écrit même un guide du coup de chapeau basé sur de nombreuses observations. Selon lui le chapeau s’ôte d’un geste large, gracieux et brusque, le chapeau doit rester un instant en l’air avant d’être remis rapidement sur la tête.

Chapeau et arts du spectacle

Dans les années 1750, le chapeau est d’une telle importance dans la société qu’il fait l’objet d’un spectacle de music-hall par le mime français Tabarin. Il disposait d’un feutre à large bord et à calotte creuse, qu’il pliait et dépliait pour lui donner la forme des couvre-chefs à la mode en adaptant son expression au sens qu’il voulait donner au chapeau qu’il représentait. Ce spectacle disparut avec son auteur mais fut réactualisé vers 1870 par Monsieur Fusier au point que ce genre de spectacle prit le nom de chapeaugraphie et devint très en vogue dans les années 1900.

Les jongleurs et les magiciens utilisent aussi le chapeau comme accessoire. Le premier homme à avoir fait sortir un lapin d’un chapeau est Louis Comte, un comique de cour français, en 1814. Ce numéro resta à la mode pendant tout le XIXe siècle. Le chapeau melon en feutre est fréquemment utilisé comme instrument de manipulation en jonglerie. Le cône traditionnel de feutre blanc est, chez le clown, un symbole de pouvoir, planté fièrement sur le crâne, légèrement de côté, certains y ajoutent même des plumes comme les clowns espagnols. Parfois aussi ce cône fait penser au chapeau d’Arlequin, avec des larges bords. Le chapeau de l’auguste est souvent mou, de forme plate, écrasé malencontreusement ou déformé par un coup de batte bien placé. Il est de toute façon malmené.

« Les Chapeaux Blancs », un numéro visuel unique de « Théâtre noir » contant les aventures merveilleuses de deux personnes en costumes blancs sur fond noir. Un duel d’illusions … Un pur moment de Magie en touche de noir et blanc présenté par Claude Brun et Jérôme Helfenstein. ( source ici )

Les chapeaux dans l’art
Source : Arts Plastiques 

Une sélection d’oeuvres d’art ici 👈 

Couvre-chef professionnel : les chapeaux dans le travail

Dans les sociétés occidentales, les chapeaux de travail servent à indiquer rang et profession.

L’uniforme vêtement d’autorité

Au XIXe les agents de l’administration se voient dotés de vêtement spécifique. Ces vêtements étaient assortis de chapeau : bicorne noir pour l’administration centrale en usage jusqu’au milieu du XXe siècle, le képi pour la préfectorale et la coloniale. Les grands services de l’État se voient attribuer un képi (services pénitentiaires, police) ou la casquette qui s’est plus largement imposée depuis les années 1980. Le vêtement ecclésiastique assorti d’un bonnet carré à partir du XVIIe siècle, laisse place au béret quand la soutane est remplacée à la ville par le costume ordinaire. La laïcisation de l’assistance publique entraîne la réglementation des costumes du personnel, dont le port du bonnet, remplacé par le voile en 1917 et tombé depuis en désuétude.

Le couvre-chef de protection

Les premiers casques de protection civils ont été créés en cuir ou en cuivre (sapeurs-pompiers français) pour les forces de police et les pompiers. Ils ont été étendus aux activités sportives (cheval, cyclisme, moto). Ils sont désormais fabriqués en fibre de verre, polystyrène expansé.

Les coiffures de Sainte-Catherine

Yvonne de Sike, responsable du département Europe du Musée de l’Homme à Paris commente ainsi cette coutume. « Catherine, fille de notables d’Alexandrie au début du IVe siècle et convertie au christianisme refusait toute proposition de mariage […]. Jadis, dans les ateliers de couture, le jour de la Sainte-Catherine, on coiffait de chapeaux farfelus les jeunes filles ayant atteint l’âge fatidique. Cette pratique donnait lieu à des réjouissances et à des bals populaires. C’était évidemment une façon indirecte de faire rentrer rituellement dans le « circuit » des épouses potentielles, celles qui, autrement, risquaient d’en être exclues ».

Chapeaux et personnalités

De nombreuses personnalités ont marqués par leur temps de leurs chapeaux, réelles ou fictives. 

Winston Churchill, Elisabeth II, Michael Jackson, Elton John, Geneviève de Fontenay, François Mitterrand, Franck Sinatra…

Personnages fictifs 

Les Blue Brothers, Charlot, Dupond et Dupont, Sherlock Holmes, Indiana Jones, Laurel et Hardy, Lucky Luke…

Le Chapelier fou de Lewis Caroll est inspiré par un fait réel : au XIXe siècle, certains chapeaux étaient traités avec un produit à base de mercure, d’où de sérieux dégats sur les neurones des personnes qui les portaient.

Article et photos de l’exposition  » Une vie de chapeaux  » sur Laissons Lucie Faire ici 👈 ou bien encore ici sur Kaleido plumes et également ici 👈  

Enfin Chapeau bas ! 

Origine

De nos jours, les porteurs de chapeau ne courent pas les rues. Ni les champs, non plus. Mais il fut un temps où le chapeau, également symbole de virilité, était un objet vestimentaire incontournable.

Pour marquer le respect, la déférence envers quelqu’un, on avait alors principalement deux possibilités : soit on s’inclinait devant lui, soit on enlevait et abaissait son chapeau (on pouvait même combiner les deux). Le deuxième salut revenait donc à mettre son chapeau vers le bas ou chapeau bas.

C’est de cette forme de salut respectueux que, depuis le XVIIe siècle, chapeau bas est devenu, même si on n’a pas de chapeau, une locution marquant aussi bien la déférence que l’admiration (puisqu’elle engendre généralement le respect).

Tirer son chapeau n’est qu’une variante, ‘tirer’ ayant ici le sens de ‘enlever’ et ‘abaisser’. Quant à Chapeau !, c’est une forme raccourcie, une interjection (souvent accompagnée d’un mouvement du pouce vers le haut) plus destinée à marquer l’admiration.

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3 réflexions au sujet de « L’objet de la semaine Chapi-Chapo »

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