As de coeur

Cette semaine j’imagine 

Quotidiennement j’imagine des phrases entière à écrire sur mon blog, des articles qui seront lus, ou bien inachevés et peut être jamais publiés.

Au mois d’avril, j’ai même imaginer une liste de défis, un rendez-vous interblogueurs comme le font certains autres… Que je n’ai pas publié.

Je pourrais imaginé…

Des histoires extraordinaires, fantastiques, sensationnelles, fabuleuses, des histoires à dormir debout et ne pas en faire toute une histoire.

Dans les rues de ma ville, sur les pavés, je remonte le temps. J’imagine ! Comme mes enfants, des histoires de chevaliers, et de princesses, des histoires de « on fait comme si  » on était marchands, coiffeur, docteur ou cuisinière !!!

Plonger entre les lignes d’un livre, au coeur d’une scène de cinéma, j’imagine les scènes, les personnages, je m’imagine spectatrice ou actrice. J’imagine que je chante merveilleusement bien ( alors qu’en réalité pas du tout )

S’imaginer, c’est aussi se projeter vers l’avenir, réfléchir à ce qu’on aimerait être, faire ou avoir.
S’écrire une lettre permet de faire une pause et de réfléchir à sa vie d’une manière dont on a généralement peu l’occasion de le faire. On y capture un témoignage du présent ainsi que nos attentes pour le futur. Et plus tard lorsqu’on l’ouvrira, ces éléments nous aideront à prendre conscience de notre cheminement et à redécouvrir certains éléments de notre sagesse d’alors. Si je m’envoyai un message à mon futur moi, quel serait-il ? Écrire si j’ai réussi à accomplir mes objectifs ? Me rappeller ce qui compte pour moi aujourd’hui, une anecdote marrante, un souvenir qui à dû s’enfouir sous le poids des ans ? Ou seulement un témoignage du passé, ou peut-être prendre ce prétexte pour réfléchir sérieusement à soi-même et à mes aspirations ? Y’a-t’ il des rêves ou des projets que j’aimerai accomplir ? Mes attentes, mes envies, et tout ce que je voudrais faire d’ici les 10 prochaines années : voyages, connaissances à acquérir, objectifs personnels…

Il faut garder à l’esprit que la majeure partie de ce que nous tenons pour acqui à l’instant présent est volatile et sera probablement oublié tandis que notre vie évolue. La réalité dans laquelle ces deux versions du moi vivent aura d’autant plus changée que la date est lointaine. Il faudra donc veiller à être suffisamment explicite pour se faire comprendre par son « futur moi ».

En premier paragraphe, je vous aide : il faudra expliquer votre démarche. Le but est de communiquer avec un futur qui ne se rappelle plus de vous – s’il s’en rappelle il n’aura pas besoin de lire ! Pour s’assurer que le soi en question soit bel et bien futur, qu’il ait changé entre le moment de l’écriture et celui de la lecture, il faut que le soi ait oublié l’existence de la lettre. Pas forcément totalement oublié, juste assez pour avoir la curiosité de faire « tiens mais j’avais écrit quoi déjà ? ». Ainsi, votre vous futur qui va lire ce que vous écrivez maintenant est censé ne plus se rappeler de cette initiative, c’est pourquoi vous devez d’abord l’expliquer. Soyez le plus clair possible, même si l’idée en elle-même est alambiquée.

Dans votre lettre, il sera bon de faire allusion à tout ce qui constitue votre identité du moment. Par exemple voici quelques suggestions à considérer :

Une liste de vos favoris : Qu’est-ce que vous appréciez le plus aujourd’hui? Faites par exemple des listes de films, livres, émissions télé, chansons, moments, personnes, fêtes, surprises, leçons, citations ou succès.

Questions et états d’âme : Quelles sont les plus grandes questions que vous vous posez ? Quels sentiments prédominent actuellement ? Comment vous sentez-vous dans le monde qui vous entoure ? Qu’appréciez-vous aujourd’hui ? De quoi êtes-vous reconnaissant ?

Buts : Quel est le sens de votre vie aujourd’hui ? Quelle vision avez-vous de votre vie future ? Quelles sont vos priorités ? Qu’espérez-vous pour votre futur moi ? Dans quelle mesure et de quelle manière vous attendez-vous à être différent lorsque vous lirez la lettre ?

‘Un jour dans ma vie…’ : Décrivez votre vie de tous les jours. Décrivez une journée typique au travail/à la maison. Qui sont vos proches quotidiens ? Qu’appréciez-vous faire chaque jour ? Quels sont les petits moments insignifiants qui vous manqueront demain ?

Les grands moments de l’année : De quels moments voulez-vous rire ou vous rappeler dans le futur ? Quelles sont les 10 meilleures/pires choses qui vous sont arrivées cette année ? Comment décririez-vous cette année en une phrase ? en un mot ?

Leçons apprises et conseils pour soi-même : Quels conseils donneriez-vous à votre futur moi ? Quelle leçon importante avez-vous apprise récemment que vous ne voudriez pas oublier ?

Quand ouvrir la capsule temporelle?
La date d’ouverture doit être considérée avec soin. Plus elle sera éloignée dans le temps et plus vous aurez changé. Bien qu’il puisse être amusant et émouvant de lire une capsule temporelle de 30 ans, il est probable que vous ayez du mal à vous identifier avec votre ancien moi. Le cadre de vie et les priorités seront tellement différents que la lettre aura une utilité limitée du point de vue du développement personnel. A l’inverse, une capsule de un an risque de vous rappeler simplement des choses que vous avez déjà en tête, puisque le cadre de vie sera vraissemblablement similaire. Du coup, les informations contenues n’auront pas un grand impact. Le mieux sera donc de choisir un compromis, par exemple cinq ans.

L’écriture des lettres à votre futur moi peut aussi se faire à intervalles réguliers. De cette manière, passé le premier délai, vous aurez constitué un stock de capsules temporelles à ouvrir de temps à autre. Et pourquoi ne pas établir également un rituel de capsules temporelles à écrire à chaque nouvel an ou pour votre anniversaire ?

Enfin, il peut être judicieux de choisir non pas un délai mais un événement précis. Par exemple, vous pouvez écrire des lettres à ouvrir lors de votre mariage, de la naissance de vos enfants, de vos 40 ans ou pourquoi pas le jour de votre retraite ? Il serait certainement très appréciable d’y retrouver vos opinions, conseils ou projets imaginés alors.

C’est un excellent outil d’introspection qui peut nous aider à prendre conscience du changement qui s’opère en nous à travers les années. Alors pour goûter au plaisir de communiquer avec votre moi antérieur, pourquoi ne pas créer une capsule temporelle aujourd’hui même?

Et certaines sociétés sont devenues spécialisées dans ce domaine comme le site futureme.org , qui permet d’envoyer des emails dans le futur. Ce site a l’avantage de pouvoir rendre le message public tout en restant anonyme, ce qui est intéressant pour trouver de l’inspiration (lire à ce propos le livre Dear Futur Me, regroupant le bestof des messages du site).

J’aime l’approche suivante pour commencer la lettre :

« Chère moi du futur,

Quand tu ouvriras cette lettre, 10 ans auront passés. On sera le 20 juin 2027 et tu auras donc 45 ans.

J’écris cette lettre aujourd’hui car …

J’espère que tu seras toujours …

Est-ce que …? 

Souviens-toi comme …

En cette année 2017…

Est-ce que …?

Souviens-toi, … !

Qu’est devenu T… ? Aura-t-il …? 

Combien… ? Comment, pourquoi et quand ou depuis quand …? 

Est-ce que … ? Est-ce que tu auras réalisé tous tes rêves…

Je te souhaite d’être heureuse, de te lever chaque matin avec le sourire et d’avoir accompli tous ces projets qui te tenaient à cœur quand tu as écrit cette lettre.

A dans 10 ans ! »  

En faisant cet exercice, j’ai d’abord penser à m’envoyer une lettre dans 10 ans ! Puis en réfléchissant, je me suis dit que je pouvais aussi m’envoyer une lettre pour dans 3 ou 5 ans ? Car les perspectives sont différentes.

Et si vous pratiquez déjà ce genre de tradition dans votre famille ou personnellement, n’hésitez pas à nous offrir un témoignage de votre expérience dans les commentaires…

On peut aussi s’imaginer disposer d’une fortune, cela ouvre immédiatement les vannes d’un désir endormi ou étouffé. Cela permet de prendre conscience que nous avons plus d’envie que nous le croyons et l’acceptons.

Si je gagnais au loto, si j’étais président de la République, si j’étais sur la lune ? Chaque « si » offre une perspective de réflexion et d’évolution.

Ainsi avec l’imagination, nous pouvons nous exercer par un série de « par exemple  » pour améliorer sa vie, pour se remettre dans une dynamique de réalisation personnelle.

Procéder à un dialogue avec vous-même.:

« Je voudrais que ma vie soit plus intéressante ?
– Dans quel domaine, par exemple ?
– Le travail
– Quelle sorte de travail plus intéressant, par exemple ?
– Plus créatif, plus autonome.
– Comme quoi, par exemple ?  » etc

L’imagination est un processus très courant. Au cœur de notre vie psychique, elle nous sert à explorer le monde mentalement et à faire les expériences de pensée nécessaires pour prendre des décisions et résoudre des problèmes. Lorsqu’elle se met au service de la création, l’imagination devient cette capacité à féconder le réel d’idées nouvelles, à inventer des manières de bousculer un ordre établi.

La contrainte ne limite pas la création, elle l’aiguillonne. Sur ce principe, Georges Perec a écrit un roman de plus de 300 pages – La Disparition (1969) – sans utiliser une seule fois la lettre « e », la plus courante de la langue française.

Le psychologue américain Joy P. Guilford, alors l’une des figures dominantes de la psychométrie, a eu l’idée de construire un test pour mesurer les capacités créatives. En comparant avec les performances au QI, il a découvert que les performances de créativité ne recouvraient pas celles de l’intelligence : preuve que l’on pouvait être très créatif sans être forcément très intelligent (et inversement, être intelligent sans être créatif).

J.P. Guilford a alors essayé de comprendre sur quelles aptitudes reposait cette créativité. Et il en est venu à conclure à l’existence d’une « pensée divergente ». Alors que le QI est la capacité de trouver « la » bonne réponse à un problème, la créativité serait la capacité à imaginer une palette variée de solutions : d’où le terme de « pensée divergente » (notons que l’idée de « pensée divergente » était largement commandée par la nature des tests eux-mêmes, tout comme les tests de QI proposent implicitement une définition de l’intelligence de type verbal et logico-mathématique).

L’approche expérimentale initiée par J.P. Guilford et par Ellis Paul Torrance (auteur du Torrance tests of creative thinking, TTCT) va par la suite imprégner toutes les recherches en laboratoire sur la créativité. C’est ainsi que vont se développer des études fructueuses sur les styles cognitifs ou sur l’évolution de la créativité en fonction de l’âge.

Une autre piste d’étude de la créativité porte sur la psychologie du « génie ».

Une autre idée souvent avancée relève de « l’effet eurêka ». Nombre d’inventeurs, de mathématiciens, de créateurs ont décrit certaines de leurs découvertes sous la forme d’une intuition soudaine – le fameux « eurêka » d’Archimède. Les psychologues ont décrit ce phénomène sous le nom d’« insight », une brusque réorganisation d’éléments disparates qui apparaît sous la forme d’une illumination.

Le psychologue américain Milahy Csikszentmihaly soutient, quant à lui, que ces moments privilégiés de découverte surviennent dans un état de conscience particulier, le « flow », qui correspond à un moment d’attention flottante où l’esprit vagabonde.

Mais à force de fouiller dans les secrets intimes du génie, de scruter leur vie privée et leur histoire, les spécialistes en sont peu à peu arrivés à des conclusions moins héroïques et singulières qu’on l’avait imaginé.

L’un des premiers à avoir remis en cause le modèle du « génie créateur » est Robert Weisberg, auteur de Creativity, Genius and Others Myths (1986). Selon lui, la biographie des grands créateurs révèle souvent des gens obstinés (ayant quelques idées fixes et non une pensée divergente) et très gros travailleurs, contrairement à l’image du dilettante qui découvre le secret de la gravitation en voyant tomber une pomme d’un arbre. Les scientifiques ou les artistes d’exception sont en général des experts qui sont à la pointe de la science ou de l’art de leur époque : ce ne sont nullement d’aimables amateurs qui furètent à l’écart des sentiers battus. Ce fut le cas pour Einstein comme pour Picasso. Les découvertes simultanées démontrent au passage que l’innovation plane dans l’air du temps, et que les spécialistes d’un domaine chassent sur les mêmes terres, au même moment et avec des stratégies semblables.

Enfin, il est très difficile de trouver un trait commun aux formes de créativité qui s’expriment dans les arts, les sciences, les techniques… Après avoir exploré la biographie de grands hommes (Einstein, Igor Stravinsky), Howard Gardner, théoricien des « intelligences multiples », en conclut qu’il existe aussi des créativités multiples.

Le psychologue Dean Keith Simonton, lui, a passé en revue la biographie de centaines de poètes, d’inventeurs, de mathématiciens réputés créatifs dans leur domaine. Au terme de ses recherches « d’historiométrie », il est parvenu à ce résultat : il y a certes un âge moyen de plus grande créativité, se situant à l’âge de jeune adulte (avec un pic entre 35 et 40 ans), mais ce n’est pas vrai pour toutes les disciplines : en musique, en philosophie, on peut être créatif jusqu’à un âge avancé. D.K. Simonton insiste également sur le fait que bien d’autres facteurs, autres que la personnalité ou l’âge, influent sur la créativité. Il est très difficile d’être créatif dans une période qui ne l’est pas. Inversement, il est des périodes et des contextes qui poussent à l’innovation. À la dynamique individuelle d’invention doit s’ajouter un milieu favorable où puissent s’épanouir certaines innovations.

Les psychologues sont donc parvenus à la conclusion qu’il n’existe pas une mais plusieurs formes de créativité, que les personnes les plus créatives sont celles qui combinent motivation, persévérance, originalité plutôt qu’un seul trait, que le poids stimulant du milieu est essentiel et, enfin, que le génie est moins extraordinaire qu’on le croit. Ce qui veut dire aussi qu’il y a un peu de génie en chacun de nous.

Défi lancé par Agoaye , « cette semaine j’imagine « 

Source : Sciences humaines 

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3 réflexions au sujet de « Cette semaine j’imagine  »

  1. L’imagination a aussi une grand place dans mon quotidien et dans ma vie !
    J’avais entendu parler de FutureMe et de d’autres sites dans le même genre, je me suis toujours dit qu’un jour je le ferais ! Tu viens de me remettre l’idée en tête 🙂 🙂

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