As de pique

Scène de rue performance n°3

La Rouille 
Artiste installé à Rennes (Ille-et-Vilaine), est venu remplacer l’œuvre de Disk.

L’ancienne entrée du public fait peau neuve tous les deux mois. Un projet qui est né avec l’association Urb’annale, mais aussi grâce au collectif le Mur de Bourges. Ce collectif, présidé par Nathalie Loriot, promeut l’utilisation des lieux publics comme terrain d’expression artistique. « Pendant deux ou trois ans, on a cherché un mur sur la ville, les propriétaires refusaient de nous laisser utiliser les leurs. Puis ont on est revenus sur ce mur, qui n’en est pas un en fait », raconte la présidente.

Ici, c’est vraiment un lieu culturel. C’est un lieu qui provoque les passions. Il est ancré dans la modernité.

Nathalie Loriot 

Ce concept est présent un peu partout en France, et même à l’étranger. Il est né à Paris, dans les années 1990. Les artistes peignaient d’abord sur des panneaux publicitaires, puis sur des lieux mis à disposition par la mairie. À Bourges, les opérations étaient plus ponctuelles, jusqu’à ce que le collectif propose à la mairie d’utiliser cette partie de la façade de la Maison de la Culture pour faire venir des artistes. La première œuvre a vu le jour le 1er avril, et la Rouille est le troisième à investir les lieux.

L’artiste utilise peu la bombe, fasciné par la texture de la rouille, sa couleur et sa manière d’évoluer dans le temps …

Il faut dire que la Rouille ne porte pas ce pseudonyme pour rien. Il s’inspire souvent des lieux désaffectés, utilisant des objets abandonnés, dans d’anciennes usines par exemple, pour créer ses œuvres. Des objets parfois rouillés, donc.
Né à Chambéry (Savoie), l’artiste ne cache pas ses origines berrichonnes : sa famille paternelle puise ses racines à Savigny-en-Septaine. Aujourd’hui, ses ateliers sont à Rennes. « Mon père était maître d’œuvre, il dessinait beaucoup à la main. Je dessinais donc aussi.» il est attiré par un intérêt particulier dans l’histoire de l’art mais n’a jamais suivi d’étude dans l’art, le dessin, la peinture …

Les couleurs de ses œuvres arborent des teintes plutôt sombres, et il assume. « Il y a un côté mélancolique, souvent. La thématique peut être très triste. »

Le secret de la Rouille

Pour Bourges, il a créé une maquette avant de venir. Maquette qu’il se charge de reproduire sur l’espace de 12,50 m sur 3,56. « Je me suis inspiré du ballet May B de la chorégraphe Maguy Marin. Cela traite de l’individualité au sein d’un groupe. Si je devais lui donner un nom, ce serait peut-être Différents Chemins, une seule finalité. »

Et pour cette peinture, la Rouille n’utilise que très peu de bombe. Son secret?? L’acrylique appliquée par le biais d’un pulvérisateur, comme au jardin. « Le rendu de l’acrylique est plus vivant, plus profond. » À croire que les personnages vont surgir de la façade…

Vous pouvez voir la majorité de ces travaux en Bretagne et en France, en Italie et en Espagne …

Source : Le Berry et Streetart360 

Ma participation à《 Scènes de rue 》de chez Covix-lyon.
Pour en voir plus retrouver « La Rouille  » sur Facebook et sur son site internet. 

6 réflexions au sujet de « Scène de rue performance n°3 »

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