As de coeur

Cette semaine je prévois 

Penser, d’après certaines données, qu’un fait futur est très probable : On prévoit une amélioration du temps.

Concevoir quelque chose par la pensée, l’envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité : On a prévu quels seront les dangers.

Penser faire telle chose, l’organiser par la pensée à l’avance et prendre ses dispositions dans cette intention : Si vous prévoyez de partir, réservez vos billets. Prévoir un repas froid pour le soir.

Voilà pour la définition : dictionnaire Larousse

Prendre le temps, le matin par exemple, au réveil. L’organisme a besoin de temps pour sortir du sommeil paradoxal, phase de régénération des voies nerveuses et de réparation des cellules. La lumière du matin lui donne le signal d’augmenter la sécrétion de cortisol, qui le prépare à faire face aux agressions de la journée.

« La vie, poursuit Jacques Castermane, ne commence pas après la vaisselle ou après le balayage : savoure chaque instant que tu vis. » Et cette saveur exige inévitablement de la lenteur. Ralentir, c’est ressentir. Vivre le présent dans toute sa capacité à nous rassasier de calme.

Face à l’accumulation, je prévois de ralentir, m’alléger l’esprit, en espaçant mes publications de blog, sinon je vais finir par être épuiser. M’octroyer cinq minutes de silence. Il suffit tout simplement de ralentir un tout petit peu le rythme pour ne plus avoir en permanence cette sensation de courir, pour sentir plus de fluidité et de douceur dans l’enchaînement de ses activités et surtout pour mettre plus d’oxygène dans son quotidien.

Prendre mon temps, pas tout le temps, ni avec tout le monde. Cependant, nous n’avons pas besoin de faire tout dans la rapidité. Et même, certains actes nécessitent d’être effectués dans une certaine forme de lenteur. Le temps des relations humaines est en effet incompressible. Le temps de l’apprentissage également. 

Ne pas négligez ces temps de maturation nécessaires pour que des idées, des projets, même les plus ambitieux, germent et poussent. Imagine-t-on tirer sur la plante ou la fleur pour qu’elle pousse plus vite ? Non bien sûr. Les graines que vous avez plantées dans votre esprit créatif ont également besoin de temps pour grandir et s’épanouir…

Prendre le temps de bien faire quelque chose procure de la satisfaction.

Prendre le temps un instant comme des petites soupapes qui permettent de se poser, de reprendre son souffle puis de repartir.

Et pour celles et ceux que le sujet intéresse, je vous suggère l’essai du philosophe Pierre Casson-Noguès, 2013, Flammarion, 301 pages : La mélodie du Tic-Tac et autres bonnes raisons de perdre son temps, dont voici le résumé :

« La vie ordinaire efface le temps perdu : il faut travailler pour vivre, et pour que l’ordre social se maintienne. Perdre son temps devient alors une forme de sabotage. Raison pour laquelle nous ne parlons pas de ce temps que nous perdons ; raison pour laquelle aussi le langage ordinaire se prête mal à décrire le temps perdu.

On risque donc ici un éloge de l’inactivité. En faisant redécouvrir plusieurs façons de perdre son temps : la mélancolie, le divertissement, la panne, la procrastination, la flânerie, l’ennui, la rêverie, la cigarette… Mais en constatant également que toutes ces expériences ne sont pas celles de ce temps «volé», «dérobé», «tué» que définit plus précisément le verbe traîner.


Ceux qui traînent : les passants dans un cimetière, certains personnages d’Aragon ou de Queneau, M. Hulot détraquant l’ordre des vacances, les passagers d’un RER stoppé par la neige, l’internaute soudain débranché. Ces moments étranges – où Pascal, lui, pariait sur Dieu… – sont autant d’expériences de pensée. Car philosophe est celui qui ne craint pas de rater son train ».

Ou Laurence Roux-Fouillet
Ixelles Editions, 22 oct. 2014 – 288 pages. Ralentir pour mieux vivre dans ce monde qui s’emballe.  Résumé :

« Éloge de la slow attitude : moins vite égale mieux !
Aujourd’hui, on nous présente comme une évidence que tout va plus vite, tout accélère : déplacements, information, travail… Toujours plus et toujours plus vite ! sont les maîtres mots de nos actions, com-portements et achats. Notre société semble souffrir d’une frénésie qui la pousse à la rapidité, au zapping, à l’accumulation. L’état de stress de nos semblables participe à ce sentiment puisque l’une des hormones du stress, le cortisol, lorsqu’elle est produite en excèspar l’organisme, donne la sensation d’accélération.
On se dépêche notamment car on a peur de manquer de temps. Pourtant, la rapidité nous épuise, autant qu’elle use nos relations et notre environnement.

Depuis une vingtaine d’années, les mouvements autour du slow prônent le ralentissement dans les domaines du travail, de l’alimentation, des déplace-ments… – mais n’est-ce pas qu’une solution utopique pour bobos bien portants ? Certains écologistes revendiquent même la décroissance, comme une condition sine qua non à la survie de notre espèce – mais dans quelles conditions ? Avons-nous envie d’un retour en arrière régressif ? Si ralentir demande de gros efforts, n’est-ce pas plus épuisant que de maintenir notre mode de vie actuel ? Vous et moi, avons-nous la possibilité – et les finances – de ralentir dans une société en crise qui exige productivité, performance et optimisation des moyens ?

Chacun doit retrouver en lui son rythme propre qui donnera à sa vie plus de sens !

Oui, la notion de ralentissement peut se concevoir non seulement dans le temps (aller moins vite) mais aussi plus globalement dans l’attitude (freiner, en faire moins mais mieux, se débarrasser des fausses urgences pour ne plus se sentir débordé…). « Moins vite égale mieux ! » pourrait être le slogan de ces nouveaux croisés d’une certaine qualité de vie. Lenteur et positivité pourraient alors s’associer pour mieux vivre et mieux apprécier sa vie de tous les jours, dans une forme d’ascèse douce et bénéfique.

Pour vous permettre de trouver le bon rythme, ce livre :
• propose une réflexion autour des aspects théoriques de la slow attitude,
• amorce des prises de conscience et des changements pour moins de stress quotidien (y compris pour les enfants « surbookés »),
• oriente des choix tenables et permet de « gagner » du temps,
• propose des exercices de « ralentissement » qui empruntent à la sophrologie, à la PNL, au coaching, à la méditation et à l’art-thérapie. »

Défi lancé par Agoaye,« cette semaine je prévois « 

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