As de coeur

Cette semaine, je transmets 

En tant que maman, je veux transmettre des valeurs. 

L’occasion de réfléchir à nos principes et comment nous les vivons : dans quelle mesure appliquons-nous ce que nous érigeons en principe moral ?

Transmettre des valeurs, mais d’abord, qu’est-ce qu’une valeur ? C’est une chose désirable à laquelle adhère le corps social et qui aspire à revêtir une portée universelle. Ce sont les vertus qui nous guident pour prendre en compte l’humain lorsqu’on interagit avec un autre être humain, et créent ainsi le lien à autrui en touchant l’humanité de l’autre à partir de notre propre humanité. Ce sont les différentes dispositions positives qui ont de la valeur pour nous en tant qu’être humains.
Les valeurs correspondent à ce à quoi les gens attribuent de la valeur, de l’importance : comme le partage, l’équité, la justice, l’honneur. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures et sexes. Elles peuvent être renforcées par des normes sociales.

Il existe trois types de valeurs, chaque type correspondant à une catégorie d’intelligence : les valeurs créées par l’intelligence physiologique sont communes à tous les humains. Nous les appellerons les valeurs humaines. Les valeurs liées à la conscience sont celles de la connaissance et celles qui résultent de la conscience (valeurs identitaires qui naissent de la conscience de soi et de la conscience d’un groupe auquel nous appartenons). Enfin, il existe les valeurs qui sont créées par la seule pensée ; ce sont les valeurs rattachées aux idéologies et aux idéaux. La morale en fait partie.

Les valeurs humaines reposent sur notre nature commune d’êtres humains. Tout être humain souffre et, de ce fait, il intègre une valeur commune qui est la compassion. Tout être humain a peur de la mort et de l’au-delà et, par conséquent, respecte les valeurs de préservation de la vie et de la sépulture. Enfin, tout être humain aspire à vivre en paix pour préserver sa vie et celle de sa famille. Il défend les valeurs de l’hospitalité, de la parole donnée, du respect réciproque. Si les valeurs humaines sont communes, c’est parce qu’elles sont liées à la condition humaine qui est commune à tous les hommes et à toutes les femmes. En outre, elle est issue de l’intelligence physique, la forme d’intelligence la plus primaire, la plus proche de la réalité universelle, la plus authentique, la plus vraie.

Les valeurs humaines se déclient en trois sous-catégories : celles qui se rattachent à la nature (le respect de toute vie, de la souffrance…), celles qui relèvent de la nature humaine uniquement (dignité humaine), et celles qui participent de la société humaine (règles de la civilité, par exemple).

Ces valeurs humaines et morales sont des valeurs universelles, à la fois ressenties dans notre for intérieur (notre conscience), et exprimées dans des lois, des constitutions, ainsi que de nombreux textes internationaux (Déclarations, Conventions, etc..) affirmant les Droits Humains. La reconnaissance de ces valeurs universelles par beaucoup de pays du monde est le premier pas vers leur application, appelant à leur respect par tous et par toutes. Ces textes visent avant tout à garantir l’intégrité (aussi bien physique que psychologique) de chaque humain, précisément parce qu’il est humain : chacun détient le droit de ne pas être abusé, sous quelque forme que ce soit. Mais le but ultime est de promouvoir une pratique positive et concrète (des attitudes, des comportements et des actes) consacrant ces valeurs humaines universelles comme la base des relations entre êtres humains, dans un esprit de réciprocité et de respect mutuel de celles-ci.

Par valeurs « humaines », nous voulons dire les valeurs qui nous permettent de vivre et montrer notre humanité, c’est à dire nos sentiments de respect, de considération, d’appréciation et d’empathie pour d’autres humains.

Les valeurs dites « éthiques » sont celles qui nous édictent une conduite qui respecte autrui, c’est à dire les autres humains, et qui ne leur portent pas tort. Le respect du règne animal et végétal peut aussi en faire partie.

Les valeurs « morales » sont les lois, les injonctions extérieures – et les règles, soit que notre religion nous prescrit, soit que nous nous donnons personnellement – qui édictent ces conduites de respect de l’autre, de son intégrité physique et mentale, et de sa vie. Elles évoquent la même chose que les valeurs dites éthiques, mais aujourd’hui, les discours « moralisants » sont mal perçus. Les valeurs éthiques et encore plus les valeurs humaines sont perçues beaucoup plus positivement, peut-être parce que on se sent soi-même concerné. On désire très fortement que les autres soient « humains » avec nous.

Les valeurs morales, sans ressenti pour celui en face de nous, sont difficiles à appliquer. Nos valeurs humaines nous aident à les appliquer. En effet, il est beaucoup plus difficile de faire du tort à une personne ou un groupe si on ressent leur humanité à partir de notre propre humanité.

L’éducation joue un rôle essentiel dans la découverte de ces valeurs. Respect, courage, goût du travail… Comment faire découvrir ces valeurs à un enfant et lui enseigner le prix à payer pour mettre son existence en accord avec elles.

 » Les bonnes manières ne peuvent pas s’enseigner, car elles ont leurs racines dans l’inconscient « , disait le psychanalyste anglais Alexander S. Neill, fondateur de la célèbre école de Summer Hill.

Le constat vaut pour la politesse dont toutes les règles mettent en jeu le rapport de soi à l’autre. Tenir la porte à une vieille dame, par exemple, implique que l’on prenne acte à la fois de son existence et de sa différence, son âge, ce qui ne va pas de soi. Il vaut aussi pour les valeurs morales. La probité, le courage, le sens des responsabilités, l’enfant ne les apprend pas comme les tables de multiplication. Il se construit – ou non – avec ces valeurs, selon l’éducation qu’il reçoit, à condition que cette éducation ne se limite pas au discours. Savoir que l’on ne doit pas voler, et le savoir assez pour que ce savoir retienne sa main au moment où elle pourrait s’emparer de l’objet convoité, ne relève pas seulement de l’adhésion consciente à une règle sociale. C’est le produit d’une longue évolution qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, commence dès le berceau, et n’implique pas seulement la tête, mais aussi le corps.

L’autonomie permet à l’enfant, qui avait jusque-là besoin des mains de sa mère pour faire « un », de faire « un à lui tout seul » : j’ai une tête, deux pieds et deux mains, et avec cela « j’assure » sans l’aide de personne. Cette capacité qui va lui permettre d’être « un parmi les autres » , c’est-à-dire d’accéder à la socialisation, est également fondamentale pour l’acquisition des valeurs. C’est seulement, en effet, au moment où il peut être « un à lui tout seul » que l’enfant devient capable de se mettre à la place d’un autre et, par conséquent, de comprendre qu’il ne doit pas faire à cet autre ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse à lui.

La possibilité lui est donc donnée, par l’autonomie, d’intégrer les interdits sociaux qui, à cet âge, doivent lui être dits : interdits du meurtre, du vandalisme, du vol. On n’agresse pas les autres, on ne prend pas leurs biens, on ne casse pas leurs affaires. On doit prendre soin de soi et ne pas mettre les autres en danger.

Initiateurs de l’enfant aux règles morales, les parents ont aussi, pour lui, valeur d’exemple. C’est en les voyant se conduire que l’enfant apprend – ou non – la valeur des règles sociales : « Mais pourquoi on fait la queue, papa ? Il y a trop de monde ! On n’a qu’à partir sans payer ! » C’est en fonction de la façon dont ses parents le traitent, et traitent les autres, que l’enfant apprend – ou n’apprend pas – le respect de l’autre. C’est toujours, en effet, aux actes de ses parents et à ce qu’ils ont profondément – et surtout inconsciemment – dans la tête que l’enfant s’identifie, quels que soient les beaux discours dont par ailleurs ils l’abreuvent.

Pour Françoise Dolto, l’enfant agit à l’exemple de ses parents parce qu’il les aime et parce qu’ils représentent une image achevée de lui-même vers laquelle il tend. Autre façon d’illustrer deux instances dont parle Freud : l’ »idéal du moi », les valeurs issues de l’exemple parental, que le « moi » se donne comme idéal à atteindre ; et le « surmoi », ces mêmes valeurs qui lui servent à régler sa conduite.

Créer un dialogue continu avec votre enfant. Commencez très tôt. Puis, quand il entre dans l’adolescence, continuez à lui parler. Vous devriez être sa première source d’informations fiables.

Quoi qu’il en soit, vos valeurs vous tireront vers l’avant, car elles sont naturellement une source de motivation.

Défi lancé par Agoaye, « cette semaine, je transmets « 

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