As de coeur·As de pique

Zabor ou les psaumes de Kamel Daoud 

Le principe est simple : un mois, un thème, des livres à découvrir autour de ce thème 🙂 de chez Cathy du blog Lire sous la lune  pour le mois de novembre, il a été voté : « Un roman avec un prénom dans le titre. »

Parution 16 août 2017
Format 11,8 x 22 cm
Nombre de pages 336
Éditions Actes Sud

Zabor et les psaumes

Kamel Daoud

Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la ficion en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire.

À propos de l’auteur 

Né en 1970 à Mostaganem (300 km à l’ouest d’Alger), Kamel Daoud a suivi des études de lettres françaises après un bac en mathématiques. Il est journaliste au Quotidien d’Oran – troisième quotidien national francophone d’Algérie –, où il a longtemps été rédacteur en chef et où il tient depuis douze ans la chronique quotidienne la plus lue d’Algérie. Ses articles sont régulièrement repris par la presse française (Libération, Le Monde, Courrier international…). Il vit à Oran. Son premier roman, Meursault, contre-enquête, traduit dans une trentaine de langues, a rencontré un immense succès dans le monde entier et a notamment reçu en 2015 le prix Goncourt du premier roman.

Mon avis 

Dans un petit village d’Algérie, Zabor se découvre le pouvoir de prolonger la vie de ses contemporains, en écrivant sur eux. Thème intéressant, cependant… le roman tarde à démarrer, ne décollant jamais vraiment d’ailleurs, j’ai eu du mal à entrer dedans, et je n’y suis d’ailleurs jamais vraiment arrivée.

Kamel Daoud, né en 1970, est un écrivain et journaliste algérien d’expression française. Fils d’une femme issue d’une riche famille terrienne et d’un gendarme, seul enfant de sa famille à avoir fait des études, il est l’aîné d’une fratrie de six enfants. Après des études de mathématiques, il étudie la littérature à l’université. Ancien adolescent islamiste « défroqué », quittant ce mouvement à 18 ans, il ne se pense plus comme musulman pratiquant mais se sent philosophiquement proche du bouddhisme. En 1994, il entre au Quotidien d’Oran, journal francophone. Chroniqueur dans différents médias, il est éditorialiste au journal électronique Algérie-focus et ses articles sont également publiés dans Slate Afrique.
Il est bon de connaitre ces points de la biographie de Kamel Daoud car bon nombre se retrouvent dans le personnage de Zabor, son héros et alter-ego.

Devant tous les malentendus qui se dressent devant lui, Zabor se réfugie dans la lecture, puis l’écriture; il noircit des cahiers et il se découvre un pouvoir insoupçonné. « Écrire est la seule ruse efficace contre la mort. Les gens ont essayé la prière, les médicaments, la magie, les versets en boucle ou l’immobilité, mais je pense à être le seul à avoir trouvé la solution : écrire. »

C’est le symbole de l’écrivain, l’éloge des écrits, de l’écriture et des contes.
Zabor est un roman riche en réflexions et thèmes abordés (les liens familiaux, la religion, la place des femmes, le sens de la vie, le rapport à ses blessures… ) avec de très beaux passages.

Ceci est également ma troisième participation au challenge 1% de la rentrée littéraire, de chez Sophie Hérisson, du blog Délivrer des livres, dont je vous présentai le principe ici 👈

Publicités

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s