As de coeur

Jeudi poésie

Pour les croqueurs de mots, j’ai proposé comme thème « la liberté » en alternance avec le thème de votre choix.

En proses ou en vers, en images, en chanson ou en citations, en textes drôles, insolites, créatifs comme vous voulez…

En ce jeudi poésie, la liberté est un joli mots, qui fait rêvé, poétique. Certains ce demande même si c’est une illusion.

Vaste sujet que la liberté du latin libertas (« état de l’homme libre »), dérivé de liber (« homme libre »), utilisé seul, le terme « liberté » recouvre à la fois la liberté individuelle, la liberté civile et la liberté politique, il y a la liberté de mouvements, d’esprit, d’expression, d’opinions, de droit, d’aimer ou pas, de croire ou pas… Et il y a le libre arbitre, le libre échange… La liberté c’est faire ce que l’on veux en respectant celle des autres ! Elle dépend de chacun et de chaque situation.

Considérer la liberté comme un droit a été et est toujours un moteur important au mouvement des sociétés, qui a contribuer à en bousculer certains standard.

La liberté est étonnamment un concept assez moderne, puisque les Grecs en parlait peu, considérant que l’homme devait plutôt refléter le cosmos plutôt que d’obéir à ses propres aspirations. Ce sont les Modernes, à partir de Kierkegaard, puis Heidegger et Sartre, qui ont fait de la liberté une réflexion centrale de la philosophie, comme en témoignent les citations célèbres sur la liberté.

“Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.” de Périclès.

“Écrire liberté sur le bord d’une plage, c’est déjà avoir la liberté de l’écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure.” De Jean-Michel Wyl (écrivain québécois).

Réfléchir sur la liberté, c’est réfléchir sur les conditions de sa réalisation dans la vie humaine… la mesure où ne pas choisir constitue un choix, la liberté évoque le reflet de nos choix.

La liberté c’est pouvoir ne pas répondre aux attentes des autres.
La liberté, c’est avant tout penser, ne pas être prisonnier, de l’influence, de la culture, des préjugés et clichés !

Philosophiquement, deux acceptions de ce terme sont importantes. D’abord celle des libertés (et notamment la liberté d’expression) sont un sujet de philosophie politique central depuis l’avènement du libéralisme et la proclamation des droits de l’Homme. Et ensuite celle du libre arbitre.

Quand quelqu’un agit, il a habituellement l’impression qu’il aurait pu ne pas agir, ou qu’il aurait pu agir différemment. Lorsque ce n’est pas le cas, c’est qu’il subit une contrainte (par exemple, un malfrat le menace avec un pistolet, vociférant: « La bourse ou la vie! ») Depuis la nuit des temps, les philosophes se sont toutefois demandés si cette impression n’était pas trompeuse. En effet, pour les Anciens, l’être humain est soumis à un destin inflexible; pour les théistes (ceux qui croient en l’existence d’un dieu unique et tout-puissant), la divinité a tout prévu, y compris notre destin après la mort (Calvin appelait cela: préscience et prédestination); pour les Modernes, l’être humain est une partie de la nature, elle-même soumise aux lois rigoureuses de la physique, qui ne souffrent d’aucune exception. Bref, si nous avons l’impression d’être libres, ce serait une illusion, car le déterminisme règne partout.

Ceux qui soutiennent cette position au plan philosophique ont pour nom: déterministes durs. Pour eux, le déterminisme est vrai et le libre arbitre n’existe pas. Ainsi, au sens strict, nous ne sommes pas responsables de nos actes, puisque nous n’aurions pas pu agir différemment que ce que nous avons fait. D’autres philosophes estiment que la responsabilité et le libre arbitre ne peuvent être ainsi abandonnés, le coût social et moral en serait dramatique. Ils ajoutent que, d’ailleurs, nous n’avons aucune bonne raison de le faire et que c’est plutôt le déterminisme qui est une position discutable. Ce sont les libertariens; pour eux, les actions de l’être humain échappent au déterminisme; en ce sens, elles sont spéciales.

Déterministes durs et libertariens sont des positions incompatibilistes: elles considèrent que nous sommes en présence de deux thèses opposées, le déterminisme et le libre arbitre, et qu’il est donc nécessaire d’en abandonner une au profit de l’autre. Mais un troisième groupe de philosophe marque son désaccord avec cette manière de voir: ce sont les compatibilistes ou déterministes doux.

Selon eux, la conception scientifique du monde est globalement correcte et les actions humaines n’ont rien de spécial. Pourtant, vu que nous distinguons très bien un acte intentionnel, effet d’un libre choix, d’un acte compulsif ou exécuté sans notre participation, il apparaît que l’expression « agir librement » a deux sens différents. Étant soumis au déterminisme physique, nous n’avons pas ce pouvoir en un certain sens, mais tant que nous ne sommes pas soumis à une contrainte ou à une compulsion, nous avons ce pouvoir en un autre sens. Comme l’a exprimé de nos jours Stephen Morse, il faut distinguer un point de vue interne et un point de vue externe aux pratiques morales et juridiques. Le point de vue externe est métaphysique; pour lui l’être humain ne peut être libre que si le déterminisme physique est faux en ce sens que l’action humaine lui échappe. Le point de vue interne est moral et légal; pour lui l’être humain est libre aussi longtemps qu’un certain type de cause ne préside pas à son action. Mais quel type de cause? Le type de cause qui justement empêche l’action d’être libre, c’est-à-dire qui la contraint.

Adopter le compatibilisme implique donc que l’on nie l’existence du libre arbitre au sens que lui donnent les libertariens et qui pour eux est une condition nécessaire de l’imputation de responsabilité. L’existence de ce libre arbitre-là est une illusion – à dire vrai, c’est plutôt une erreur, car il s’agit d’un concept qui dépend d’une théorie (le libertarisme) qu’on peut très bien abandonner, et non pas d’un élément nécessaire de notre appréhension de nous-mêmes. Il est donc faux de croire qu’on a besoin du libre arbitre libertarien pour la responsabilité.

Depuis un peu plus de 10 ans la technologie ( notamment la puissance de traitement de l’information) a donné naissance à une nouvelle science : la neuroscience.
Elle a par exemple confirmé par l’observation une part des thèses sur l’inconscient de Freud et a par exemple infirmé les thèses sur le lapsus du même auteur.

La thèse sur les mécanisme du cerveau serai que l’inconscient pilote pratiquement tout, beaucoup plus que ce que la psychanalyse l’avait envisagé !

En effet nous sommes bombarder d’information (dans les 30 000 par jours), nos ressources sont d’abord utilisé pour respirer, se tenir droit, se mouvoir, se gratter la tête, tousser, se lever, s’assoir, marcher! Puis il faut s’informer sur le présent, la voiture qui passe pour traverser, le feu rouge, les vitrines de magasins, un inconnu qui passe (3000 expression faciale que notre inconscient connait par cœur, êtes-vous doué pour la morphopsychologie?) tout en pensant de rentrer à l’heure pour diner, rejoindre l’être aimé, le combler et regarder la télé !

Pour faire une analogie l’idée c’est que si je devais chercher une information a propos d’un champignon (est-il comestible?) sur internet, et que 30 000 pages s’ouvre j’aurai le processeur qui franchement va ramé, voir geler! Alors il me faut un moteur de recherche pour faire le tri sur la pertinence… Un logarithme puissant, un critère de sélection : le nombre de lien généré par le site combiné au nombre de personne qui visite le site ! J’obtiens un moteur de recherche puissant mais très subjectif et simpliste! Je tape champignon comestible, je regarde les 2 ou 3 page pertinente… je trouve ma réponse « le champignon est comestible » … Je mange et je me régale!

Une boutade en psychologie dit que si l’on voulait calculer le QI d’une foule, il faudrait prendre le QI moyen et le divisé par le nombre d’individu composant la foule. Ce qui ramène presque toujours à proche de zéro !
J’ai donc sans le savoir risqué ma vie parce que le moteur de recherche fait des moyenne sur des statique douteuse.
L’inconscient qui nous pilote fait des moyennes, puis fait un choix basé sur ses critères de sélection (probablement la survie) notre conscient lui hésite, retourne la question dans tout les sens, rationalise, prend des position cartésienne, suit une méthode, une morale et abouti au choix même que l’inconscient à sélectionner.

C’est la thèse défendu par la neuroscience . Néanmoins ceci ne doit pas être pris pour un argument d’autorité, mais comme une marche permettant de faire évoluer nos paradigmes et pourquoi pas les changer!

Nous penserions donc avec nos tripes et derrière nos idées se cacherais systématiquement des sentiments (ligne directive pour Molière).

L’homme ne se serait-il pas cet animal doué d’art qui dans un élan de force vitale (pulsion de vie ) et de manière mystique créerait non seulement des objets mais aussi et par dessus tout des concept puissant comme la liberté pour échapper à sa condition ?

« Une preuve de la liberté tuerait la liberté. » de Alain

L’homo sapiens sapiens (l’homme savant) tout ce qu’il sait c’est qu’il ne sait rien ! Mais n’est-il pas ce poète inspiré qui façonna tant d’objet fascinant et tant de concept autant sophistiqué que l’infini, le néant ou la liberté ?

La liberté n’est-elle pas ce tour de magie qui fait tomber subitement notre conscient dans les eaux profonde du concept et de par là même dans l’origine de ce qui est le mécanisme d’inspiration ?

Nous pourrions conceptualiser sur l’arc-en-ciel, des milliers de théorie, le fait est que l’arc-en-ciel n’existe pas ! Les bouddhistes peuvent-ils penser la liberté? Alors n’y a-t-il pas plus d’absurde dans le concept de liberté que de liberté elle-même ?

Faites appel à votre libre-arbitre pour vous libérez du concept de liberté, et vivez enfin libre!
Feriez-vous ce choix ? Quel votre sentiment ?

« Ma seule liberté est de rêver, alors je rêve de liberté. » de Benoît Granger

J’ai tenté ici de chercher à répondre au sens de la liberté, et de sélectionné ce qui me semble le plus juste, le plus pertinent !

Mais à force de vouloir chercher une réponse à la liberté, mon cerveau sature.

Et dire que j’aurais voulu écrire un poème… Rendez vous au prochain jeudi.

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11 réflexions au sujet de « Jeudi poésie »

  1. Sourires … un sujet récurrent au bac dont on peut faire un haïku ou une thèse de 500 pages, le sujet ne sera jamais épuisé et je crains que les doctrines ne se réconcilient pas facilement d’autant que pour faire société …
    merci pour ce sujet et à jeudi prochain pour ton poème
    belle fin de semaine

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