As de coeur

L’œuf

Chaque semaine, Évy organise un défi.

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire

D’écriture, poésie, acrostiches, citations, texte d’auteurs, kaïkus, prose etc…

De créa d’image, gif, de photo, peinture, dessin, vidéo, musique reportage etc…

Ayant pour règle un thème imposé

Ouvert du dimanche au dimanche

Vous faites comme ça vous arrange


Cette semaine le thème du 06/01/19 au 13/01/19

c’est « L’œuf »

— Le temps est un cycle

— L’aube du monde, la création

— La naissance

Raisonnements

Cela fait un moment que je connais le défi d’Évy pour l’avoir rencontré plusieurs fois ici et là…. sans avoir pris le temps d’y participer moi-même. Alors, cette question d’œuf me taraude :

« Qui de l’œuf ou la poule est arrivé en premier ? »

Quand me viens l’idée d’aller voir les participations, ha ha Zaza rambette a aborder le sujet comme je voulais le faire !

Alors, je me suis penché sur le sujet en allant un peu plus loin, Évy suggère le cycle du temps, l’aube du monde, la création, la naissance, cela m’évoque les symboles.

La symbolique de l’œuf

La naissance du monde à partir d’un œuf est une idée commune aux Celtes, aux Grecs, aux Égyptiens, aux Phéniciens, aux Cananéens, aux Tibétains, aux Hindous, aux Vietnamiens, aux Chinois, aux Japonais, aux populations sibériennes et indonésiennes, et à bien d’autres encore.

Beaucoup de ces symboliques sont basés sur des légendes…

L’œuf, symbole de fertilité et de renaissance, est associé à la fête de pâques depuis l’Antiquité. En effet à cette époque pendant le carême, il était alors interdit de consommer des œufs. Les œufs alors pondus étaient conservés et le jour de Pâques, il était de tradition de les faire bénir. Peints, ils étaient ainsi donnés aux enfants.

Le printemps est la saison de l’éclosion de la nature, l’œuf, qui représente la vie et la renaissance, a probablement été le premier symbole utilisé lors de rituels qui datent de la nuit des temps.

La tradition de s’offrir des œufs à la saison du printemps remonte quand à elle à l’Antiquité chez les Perses et les Egyptiens, qui avaient en effet pour habitude de s’offrir des œufs en guise de porte-bonheur. Ces œufs étaient décorés et étaient signe de renouveau.

Les Pyssanky (prononcer « péssannké »)

Pyssanka est un art traditionnel qui embellit la fête de Pâques. Il s’agît d’œufs décorés que les chrétiens slaves préparent avant et après la période de Pâques. Certains les utilisent pour décorer leurs corbeilles qu’il vont faire bénir à l’église, d’autres, pour faire des cadeaux de Pâques ou bien pour ajouter un esprit de fête dans leurs maisons.

En Ukraine comme en Pologne la décoration de l’œuf de Pâques porte le nom de « Pyssanka » (du verbe écrire), les croates l’appellent « Pisanica », en Hongrie « Himes Tojas » (de l’adjectif écrit), en Russie « Pissanka » (Писанка, du verbe пис’ать- écrire).

Le vrai œuf écrit avait le rôle de protéger la personne à qui il appartenait.

Il faut savoir que cet art d’écriture magique était pratiqué que par les femmes, les jeunes filles et les filles à partir du jour où la petite réussissait à écrire des lignes droites.

Chez nos ancêtres païens et maintenant chez les orthodoxes (surtout en Ukraine où cette tradition a eu la chance d’être transmise comme un artisanat et conservée) la Pissanka est respectée autant qu’une croix ou une icône.

La méthode traditionnelle

La méthode de décoration la plus classique et la plus compliquée est la méthode traditionnelle.

On utilise un minuscule entonnoir fixé au bout d’un bâtonnet, la kistka (ci-dessus), pour dessiner, en faisant couler de la cire fondue, sur la coquille de l’œuf des formes qui resteront blanches. Puis l’œuf est plongé dans un premier bain de teinture, la plus claire des couleurs voulues. Après séchage, on dessine de nouveaux décors à la cire, pour cette fois réserver les parties qui resteront de la couleur du premier bain. Puis on plonge dans un second bain, et ainsi de suite ……

Une fois les multiples teintures appliquées, on fait fondre doucement la cire pour retrouver les parties réservées dans chacune des couleurs.

Le principe est de couvrir l’œuf avec de la cire. La cire sèche, colle à l’œuf et le protège de la peinture. Ainsi, lorsque l’on met de la cire sur certaines zones de l’œuf blanc et qu’on lui procure un bain de peinture jaune, les surfaces recouvertes de cire gardent le blanc d’origine sur la future pyssanka. Quand on dessine avec de la cire sur la surface colorée en jaune, c’est l’ornement jaune qui va rester. On commence par les couleurs les plus claires et on termine par les couleurs les plus sombres.

Les œufs les plus travaillés peuvent demander 3 à 4 heures de travail. Une légende ukrainienne dit que, tant qu’il y aura quelqu’un pour décorer des pyssanky (pluriel de pyssanka), le monde continuera d’exister !

Les signes-symboles des Pyssanky

La Pissanka est un symbole du monde par elle-même, de sa création, de la joie, de la vie, du printemps et de l’amour.

On retrouve beaucoup des signes-symboles des Pissankas dans les broderies et les éléments tissés des costumes slaves. On y trouve des spirales et les méandres, des symboles protecteurs et spirituels des cultes antérieurs au christianisme. Ces ornements sont issus du néolithique.

Les myriades d’étoiles, le symbole du soleil complexe avec des croix, rosettes, ondulations, carrés représentaient la lumière divine dans toute sa magnificence.

Les Pyssanky et les artistes

Les prototypes des œufs précieux de Karl Fabergé étaient des Pissankas faites avec des œufs de rouge-gorge de 1,5 cm en diamètre que les slaves recouvraient de dorure.

Ils dessinaient par dessus le motif floral très coloré.

Taras Gorodetskiy, ukrainien, réussit de monter cet artisanat populaire au niveau de l’art fin.

Lucia Condrea réalise des « Pyssanki » d’une finesse extraordinaire ! Elle utilise la technique traditionnelle du batik pour écrire sur l’œuf les symboles traditionnels de son pays la Roumanie.

Les Pyssanka-gigognes en bois de la créatrice Mila Rogozyan (Ukraine)

Un musée

Une collection de pysanka avait été conservée dans l’église Kolomyia de l’Annonciation.

Actuellement, un musée Pysanka a été construit en 2000 à Kolomyia, une ville de l’ouest de l’Ukraine, Ivano-Frankivska Oblast. Le musée fait partie du musée national des arts populaires Hutsulshchyna et Pokuttya.

La réalisatrice Yaroslava Tkachuk a eu l’idée de créer un musée en forme de pysanka, puis les artistes locaux Vasyl Andrushko et Myroslav Yasinskyi ont donné vie à l’idée. Le musée n’a pas seulement la forme d’un œuf (14 m de hauteur et 10 m de diamètre), mais certaines parties de l’extérieur et de l’intérieur du dôme sont peintes de manière à ressembler à une pysanka.

À l’heure actuelle, le musée possède une collection de plus de 10 000 pysanky. La collection permanente comprend pysanky de la plupart des oblasts d’Ukraine. Beaucoup sont des ré-créations modernes de dessins traditionnels, y compris une reconstitution de Oksana Bilous et Zoya Stashuk de la collection Skarzhynska (telle que décrite par Kulzhynsky), mais il existe également une belle collection de psychants plus anciens de la région d’Ivano-Frankivsk datant de la 19ème et 20ème siècles.

Il existe de nombreux exemples d’œufs décorés et d’autres formes d’œufs décorés provenant d’autres pays slaves (Biélorussie, République tchèque, Pologne ou Russie) et de terres plus lointaines (Roumanie, Suède, États-Unis, Canada, France, Pakistan, Sri Lanka, Inde).

Le musée présente également des expositions temporaires dans ses galeries, généralement des collections de pysanky folkloriques ou originales réalisées par des pysankary locaux. D’autres expositions sont généralement liées aux traditions de Pâques pysanka et hutsul, mais peuvent également englober d’autres arts populaires.

Les pysankas sont une autre collection spéciale du musée décorée de signatures à la main de tous les présidents ukrainiens et de la plupart des Premières dames, ainsi que des hommes politiques étrangers ayant visité le musée.

Et enfin, si fragile Pissankas

On ne jette pas une Pissanka même si elle est effondrée ou cassée. Les slaves la mettent dans la terre, brûlent ou laissent descendre sur la rivière.

Les slaves laissaient jouer les petits enfants avec les Pissankas.

C’est ainsi que les petits apprenaient la fragilité du monde et de la vie.

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5 réflexions au sujet de « L’œuf »

  1. que c’est beau- délicat- il faut avoir une bonne dextérité–
    la coquille est fragile– en bois c est moins délicat-
    merci pour cette découverte ! jamais vu-
    les œufs Fabergé oui-
    bonne soirée- bisou-s

    Aimé par 1 personne

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