As de coeur

Aujourd’hui je dis bonjour

« C’est simple comme bonjour » n’est pas ?

– Bonjour !

– Qu’entendez vous par là ? Me souhaitez vous le bonjour ou constatez vous que c’est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou encore que c’est une journée où il faut être bon ?

– Tout cela à la fois, je suppose.

Citation de personnage de fiction -Film / Série

Bilbo Le Hobbit : Un Voyage Inattendu -Bilbon Sacquet et Gandalf

Je dis « bonjour »… Souvent, même à des personnes que je ne connais pas et à celles dont je ne pensais pas le dire.

Car dire bonjour nous rend plus sympathique.

« On peut dire « bonjour » sans penser que c’est un souhait, de beau temps, de bonne humeur, de bon succès. Le premier sens de ce mot, celui qui porte tous les autres, vient d’un air ouvert, bienveillant, confiant, hospitalier, … » Alain, Propos,1930, p. 963.

J’ai très vite remarqué que dire bonjour n’était pas quelque chose d’anodin, alors lorsque je suis rentrée chez moi j’ai cherché sur internet… Bonjour, pourquoi se dire bonjour… Des idées comme ça et j’ai découvert un tas de choses intéressantes qui m’ont permise de comprendre certaines situations vécues.

L’art de dire bonjour, des rencontres et des petites conversations…

Le salut est le premier geste de toute interaction sociale. Le fait de dire « bonjour » lorsque l’on croise quelqu’un ou que l’on pénètre dans un endroit est avant tout une marque de politesse et de respect envers les autres personnes. Il permet d’entrer positivement en contact avec les autres. Pour saluer, il faut regarder son interlocuteur, lui sourire et lui dire bonjour.

Dire bonjour est très important, il s’agit de l’expression qui permet de s’annoncer et de se présenter, il s’agit également d’une expression qui permet de jouer le rôle d’introduction avant un dialogue. Il est important de saluer comme il faut, ni trop, ni trop peu, pour montrer aux autres si l’on a envie ou pas de leur parler. Dire « Salut ! » ou « Salut, comment vas-tu ? » ne sont pas équivalents. C’est seulement dans le second cas que l’on s’inquiète de la santé ou du moral de la personne rencontrée, et qu’on l’invite à prendre un moment pour parler.

Dire bonjour est une des bases de la politesse qui est une valeur primordiale et très importante et dire bonjour est aussi important que dire merci, s’il vous plait, au-revoir, pardon, etc…

Dire bonjour est un mot simple et l’adresser à quelqu’un même qu’on ne connait pas, cela fait toujours plaisir car c’est la base de la reconnaissance de l’existence de l’autre et ça ne coûte rien.

Un échange de reconnaissance

« Dire bonjour correctement, c’est voir l’autre personne, prendre conscience d’elle, se manifester à elle et se tenir prêt à ce qu’elle se manifeste à soi. »

Éric Berne

Selon la théorie des relations humaines exposer par Éric Berne dans son livre « Des jeux et des hommes », cette approche propose de regarder l’échange entre deux individus lorsqu’ils se disent bonjour. Il met en avant nos banales conversations avec nos voisins, qui peuvent être très brèves et superficielles, en un moyen d’échanger « symboliquement » des caresses.

Voici un exemple pour mieux comprendre ce concept.

Maya et Romane, deux voisines se croisent

  • Maya : « Bonjour »
  • Romane : « Bonjour »
  • Maya : « Comment allez-vous ? »
  • Romane : « Très bien. Et vous ? »
  • Maya : « Ça va, merci »
  • Romane : « À très bientôt »
  • Maya : « Au revoir »
  • Romane : « Au revoir »

Selon Éric Berne, il existe une information cachée dans cet échange banale.
D’une part, la relation qu’elles entretiennent n’est encore pas assez intime pour se livrer, de prendre le temps d’expliquer à l’autre comment elle va « réellement » ou que l’autre accepte de l’écouter, de s’intéresser plus en détail à sa vie privée.
D’autre part, un simple « Bonjour » aurait été trop léger pour leur relation.

On peut donc supposer que chaque relation avec autrui possède son nombre de caresses à échanger.
Ce quota peut varier ou évoluer en fonction des affinités, des circonstances, des échanges, des liens, etc…

Ainsi, par exemple, deux voisins qui s’échangent un rituel bonjour chaque jour, peuvent après l’absence d’un des deux, prendre le temps pour un échange plus long.

Dans ma propre expérience, j’ai constaté que les gens qui prennent le temps de s’arrêter pour échanger au delà d’un simple bonjour alors que nous ne nous connaissons pas, étaient dans des situations qui vivaient plus ou moins difficile, (ou du moins on peut le supposer, comme cet homme avec une canne). Et donc, ils avaient besoin de trouver des relations sociales, d’adoucir leur vie quotidienne.

Respecter l’espace vitale

Chacun est entouré d’une distance de sécurité. Il est défini par des normes ou des notions psychologiques. Lorsque quelqu’un voit son espace vital diminuer au-delà d’une certaine valeur, un stress se déclenche.

Cette bulle n’est pas consciente, elle est beaucoup dans la sensation d’être bien ou mal avec une personne. Si votre interlocuteur garde la même distance que vous, tout va bien, vous vous sentez en sécurité et à l’aise. En revanche si vos espaces vitales sont très différentes, des pensées et sentiments plus ou moins agréables apparaissent.

C’est pourquoi en allant trop vite les uns vers les autres, nous pouvons méconnaître les micro-signaux qui nous informe des frontières d’autruis. Verbaliser notre approche permet de rassurer notre interlocuteur sur nos intentions. Avant de parler, intéressons-nous au moment du pré-contact.

Le regard

Le contact visuel est le tout premier contact. Il donne la permission ou non d’un échange verbale. Le regard permet de vérifier la disponibilité de l’autre, son ouverture et d’éviter un refus. Si vous rentrez dans une salle rempli de monde que vous ne connaissez pas, prenez le temps de balayer l’ensemble des yeux dans le but de voir avec qui vous créez un contact visuel. Cela vous indique « à ce moment » qui est disponible pour vous accueillir et si vous êtes le bienvenu à entrer en contact avec cette personne.

Après le regard, la voix

Si vous avez pris le temps de respirer, de prendre conscience de vous-même et des personnes qui vous entourent, votre voix aura naturellement la bonne puissance, la juste inflexion. Il est normal d’adapter le volume selon la distance entre deux individus. Cependant, un salut trop fort à la cantonade dit « c’est moi qui est important ».

La poignée de main

Autrefois, tendre la main avait pour but de lui montrer que nous ne tenions pas d’armes et qu’il était donc à l’abri d’une attaque sournoise au couteau ou à l’épée par exemple. Voilà pour la petite anecdote…

Une bonne poignée de main est dynamique, ferme, chaleureuse et mesuré pour être en harmonie avec votre interlocuteur. Une poignée de main idéale témoignera simultanément de votre confiance en vous et de votre bienveillance pour autrui.

La manière dont nous donnons une poignée de main fait partie du langage non verbal. De multiples paramètres entourent les gestes les plus banals de notre quotidien. Il s’agit de détails révélateurs auxquels peu de personnes pensent.

Pourtant, le langage non verbal joue un rôle aussi important que le langage verbal dans une situation de communication, lors de laquelle il est estimé que la moitié des informations passent par le langage non verbal !

Le langage non verbal est présent en permanence dans toute situation de communication. Que vous le vouliez ou non, votre corps parle à votre place ! Il est impossible de ne pas avoir de langage non verbal. Même l’attitude la plus neutre possible communique justement des informations.

Nous n’avons pas toujours conscience des informations que délivre notre langage non verbal. De même, nous n’avons pas toujours la maîtrise de ces informations. Par exemple, il est possible que notre corps dise l’inverse de nos mots ou qu’il exprime quelque chose que nous voudrions cacher.

Cependant, il est possible d’apprendre à le connaître pour mieux le gérer.

L’un des premiers indicateurs à votre sujet lors d’une poignée de main est son intensité. En effet, la poignée de main peut aller de la forte empoignade au léger effleurement. Entre ces deux extrêmes, il existe une multitude de nuances.

Une poignée de main trop brutale est généralement le signe d’un manque de confiance en soi. En effet, certaines personnes qui doutent d’elles-mêmes ont tendance à chercher à compenser ce manque. Cette compensation passe parfois par des attitudes hyperboliques.

Une poignée de main trop molle n’est pas toujours une caractéristique de la confiance en soi. Cette dernière témoigne plutôt d’un manque d’audace et surtout d’un manque d’engagement dans la relation.

Personnellement, les poignées de main sont réservées aux personnes que je connais peu, comme certains supérieure hiérarchique, ou professionnel ( comme quand nous allons voir un professionnel de la santé ). À la famille, aux amis et aux collègues, je préfère faire la bise, car la force d’une poignée de main est très subjective selon moi pour celui qui la donne alors que la bise nous met à égalité.

La bise

La bise comme pour beaucoup de nos codes sociaux, évoluent énormément au fil du temps. La bise a selon les époques triomphé ou péri.

C’est une tradition qui remonterait à la Bible. « Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, il l’embrassa et le baisa, et il le fit venir dans sa maison », peut-on lire dans La Genèse, chapitre 29 verset 13.

Ceci dit la bise comme salutation est mentionnée depuis l’Antiquité notamment en Grèce ou en Inde où le Kâma-Sûtra répertorie près de 30 baisers différents. Ce sont les Romains qui l’érigeront en code social sophistiqué : aurions-nous vécu à Rome il y a 2000 ans nous aurions pratiqué l’osculum entre personnes de même rang social, avec la bouche fermée sur la joue, main ou les lèvres ; le basium qui est le baiser de tendresse entre ceux partageant un lien affectif (famille et conjoint) : et finalement le suavium, à forte charge érotique et les bons offices de la langue que l’on réservait aux « femmes de joies », en quelques sortes l’ancêtre du ainsi bien mal nommé French Kiss.

Ensuite, c’est le long déclin jusqu’au XXème siècle. Le concile de Carthage en 397 interdit le baiser entre hommes et femmes, soudainement vu comme une débauche. Il est alors l’apanage des nobles chevaliers et des clercs comme signe de reconnaissance. Donc seulement sur la bouche (ou l’anneau) et seulement entre hommes ! Bien différent d’aujourd’hui n’est-ce pas ? Puis il disparaît presque totalement au XIVème siècle, accusé – à raison – de propager l’épidémie de peste noire.

Après une timide tentative de retour à la Renaissance et au XVIIIème siècle avec les baisers galants, romantiques ou libertins, la bise en public est totalement bannie de l’espace public au XIXème siècle. La pruderie victorienne qui s’installe en Europe le cloisonne à l’intimité du couple d’où il ne sortira réellement qu’après Mai 68.

La bise s’effectuait presque uniquement entre deux femmes, un homme et une femme, ou deux hommes de la même famille. Mais une certaine évolution des mentalités a eu lieu et il est devenu plus courant que les hommes s’embrassent entre eux. Toutefois, la bise n’est pas véritablement un baiser, puisqu’il s’agit d’effleurer la joue de l’autre, généralement en mimant le son du baiser avec ses lèvres. La bise ne bénéficie pas d’une « règle nationale », ainsi selon les régions et les départements, le nombre de bises ainsi que la joue tendue en premier seront différents.

Aujourd’hui en France il est très commun de se « faire la bise » pour se dire bonjour et au revoir.

Le nombre de bises le plus fréquent est de deux. Il existe néanmoins quelques particularismes régionaux sur cette question. Ainsi, dans la région de Brest, il est de coutume de ne faire qu’une bise ; d’ailleurs, en avril 2014, un Groupement de Réhabilitation de l’Usage de la Bise Unique (GRUBUB) a été créé pour préserver, sous forme de farce, cette coutume. Il s’agissait d’une performance artistique développée par Vincent Cabioch, d’une durée limitée à un mois, qui a reçu un écho dans la presse française et internationale.

Dans le Massif central, les départements de la Drôme, l’Hérault (partie est), le Gard, la Lozère, l’Ardèche, en Vaucluse, dans la région d’Arles Les Hautes-Alpes et l’Ain, on pratique généralement trois bises. C’est aussi le cas dans le Genevois français, par l’influence de la Suisse romande. C’est dans les départements de l’Aube, de l’Yonne, de la Haute-Marne, ainsi que de la Vendée qu’on pratique le plus de bises en France : quatre en tout.

Une, deux, trois, ou quatre, le mieux c’est de demander avant de la faire.

Selon les régions la joue tendue en premier ne sera également pas la même. En règle générale l’on commence par la joue droite dans le nord, l’ouest et le centre du pays. Mais dans l’extrême-sud-ouest, le sud-est, ainsi que l’extrême-est du pays on commence bien souvent par la joue gauche. Il est à noter que l’on commence également par la joue gauche dans l’ancienne Haute-Normandie, spécificité très locale.

Suivez la tendance de ce qui se fait autour de vous.

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