As de pique

Petit calendrier historique

Chaque jour, je regarde ce qu’il s’est passé ce jour-là, je sélectionne un évènement ou deux chaque jour et je vous fais partager ce que j’ai choisi de retenir chaque jour à la fin de la semaine.

Le 29 avril 1429, il y a 590 ans :

Jeanne d’Arc entre à Orléans

Jeanne d’Arc pénètre dans Orléans, gravure issue de l’ouvrage « Histoire de France » par François GUIZOT, France, 1875.

Une jeune Lorraine, Jeanne d’Arc, qui se dit envoyée de Dieu (pour proclamer la légitimité de Charles et chasser les Anglais du royaume), entre à la tête d’une armée à Orléans. La ville est assiégée par les Anglais depuis octobre 1428. La dernière armée de Charles VII libèrera Orléans le 8 mai 1429 et Jeanne d’Arc conduira Charles VII se faire sacrer à Reims le 17 juillet 1429. Celui-ci est alors prêt à reconquérir le royaume et réorganiser le pouvoir royal.

Le 30 avril 1598, il y a 421 ans :

L’Édit de Nantes

La conversion du protestant Henri de Navarre au catholicisme en 1593 lui permet d’être sacré roi de France en 1594 sous le nom d’Henri IV. Ne pouvant abandonner le camp qui l’a porté au pouvoir, la confession qui l’a élevé, il impose la paix religieuse par un édit. Le 30 avril 1598 est publié l’Édit de Nantes.

La promulgation de cet édit mettait fin aux guerres de Religion qui avaient ravagé le royaume de France depuis 1562. Il vise à l’établissement d’une bonne paix et tranquille repos selon les propres mots du roi Henri IV. Depuis les historiens du XIXe siècle, il est habituel de qualifier cet ensemble de textes : « édit de tolérance ». L’expression est à vrai dire anachronique. Au temps d’Henri IV, le mot tolérance désigne simplement la capacité individuelle de résister à la douleur ! Les contemporains du roi préfèrent parler de concorde et pacification pour qualifier l’Édit de Nantes. Cet édit accordait notamment des droits de culte, des droits civils et des droits politiques aux protestants dans certaines parties du royaume et leur concédait, dans des annexes appelées « brevets », un certain nombre de lieux de refuges (dont environ 60 places de sûreté) et une indemnité annuelle à verser par les finances royales.

Cet édit ne satisfait aucun des deux camps, mais instaure un statuquo, à peu près respecté jusqu’en 1685.

Le 01 mai 1886, il y a 133 ans :

Une grève tragique à Chicago inspire la Fête du Travail

Les syndicalistes américains organisent des actions collectives le 1er mai 1886 en faveur de la journée de huit heures. Un grand nombre de travailleurs obtiennent satisfaction. Mais d’autres, moins chanceux, au nombre d’environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder. Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police. Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines (ils seront réhabilités plusieurs années après). En souvenir de ce drame va être instauré chaque année une «journée internationale des travailleurs» ou «Fête des travailleurs», aujourd’hui plus volontiers appelée «Fête du Travail», bien que l’expression prête à confusion…

En 1889, la 2ème Internationale socialiste réunie à Paris, décide de faire du 1er mai une journée de revendications ouvrières.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle en faveur de la journée de 8 heures tourne au drame. La troupe, équipée des nouveaux fusils Lebel, tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L’une des victimes, l’ouvrière Maria Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée. Avec la fusillade de Fourmies, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

En France en 1941, le 1er mai est consacré «fête du Travail et de la concorde nationale». En 1947, il devient de droit un jour chômé et payé. Aujourd’hui aux Etats-Unis, bien que le 1er mai soit né dans ce pays, le «Labor Day» est fêté le 1er lundi de septembre.

Le 02 mai 1775, il y a 244 ans :

Cartographie du Gulf Stream

Une carte du Gulf Stream (avec des remarques sur la navigation de Terre-Neuve à New-York afin d’éviter le Gulf Stream…) Philadelphie / 1786

Le physicien et homme politique américain Benjamin Franklin dresse une carte du Gulf Stream. A l’occasion de ses traversées de l’Atlantique, il avait pris l’habitude de mesurer la température de l’eau. Le Gulf Stream est l’un des plus grands courants chauds du monde. Il se forme dans la mer des Caraïbes, commande la circulation océanique de l’Atlantique Nord et joue un rôle considérable dans la climatologie européenne.

Le 03 mai 1803, il y a 216 ans :

Bonaparte cède la Louisiane

En vert, le territoire de la Louisiane française, en 1803

Le 3 mai 1803, le Premier Consul Napoléon Bonaparte, qui a besoin d’argent pour reprendre la guerre contre l’Angleterre, cède les immenses territoires de la Louisiane aux États-Unis d’Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars)…

Ce reste de l’aventure coloniale française aux Amériques devient le 18e Etat de l’Union. La France dit adieu au Mississippi, à Saint-Louis et à la Nouvelle-Orléans.

Le 04 mai 1624, il y a 395 ans :

Une bonne affaire !

Le colonisateur hollandais, Peter Minuit, achète aux Indiens Algonquins, au nom de la Compagnie hollandaise des Indes occidentales, l’île de Manhattan pour l’équivalent de 24 dollars. Il fondera la colonie de La Nouvelle-Amsterdam. Les Anglais s’empareront de ce territoire en 1664 et la rebaptiseront New York en l’honneur du duc d’York (le futur roi Jacques II).

Quand on pense à ce que rapporte Manhattan, centre des affaires new-yorkais, aujourd’hui, on peut conclure qu’il y a retour sur investissement depuis déjà quelque temps !

Le 05 mai 1821, il y a 198 ans :

Napoléon s’éteint à Sainte-Hélène

L’ex-empereur Napoléon Ier, 52 ans, meurt dans sa pauvre maison de Longwood à Sainte-Hélène, un îlot perdu au milieu de l’Atlantique sud où l’ont exilé les Anglais en 1815 après la défaite de Waterloo. Selon le rapport d’autopsie publié par le gouverneur britannique de l’île, sa mort aurait été provoquée par un cancer de l’estomac, résultant d’une aggravation d’un ulcère. Cependant, à partir des années 1950, certains auteurs ont contesté cette version, et ont proposé une cause d’origine criminelle à la suite d’un empoisonnement à l’arsenic. Cette thèse est controversée, et les historiens spécialistes de Napoléon comme Jean Tulard et Thierry Lentz maintiennent la cause pathologique. Pendant ses 2 000 jours d’exil, l’ex-empereur a peaufiné sa légende en se confiant au comte de Las Cases qui publiera ses notes l’année suivante sous le titre « Le Mémorial de Sainte-Hélène ». En 1840, le corps de l’empereur fut transféré à Paris où il repose, aux Invalides. D’autres auteurs avancent que la dépouille de Napoléon Ier ne se trouve pas aux Invalides et que le corps de son maître d’hôtel Cipriani lui fut substitué.

Situation de l’île de Sainte Hélène, via google maps

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