As de pique

Petit calendrier historique

Chaque jour, je regarde ce qu’il s’est passé ce jour-là, je sélectionne un évènement ou deux chaque jour et je vous fais partager ce que j’ai choisi de retenir chaque jour à la fin de la semaine.

Le 06 mai 1994, il y a 25 ans :

Inauguration du tunnel sous la Manche

L’Angleterre n’est plus tout à fait une île : la reine Elizabeth II et le président François Mitterrand inaugurent les 3 galeries de 50 kilomètres qui relient Calais à Folkestone. Le tunnel sous la Manche, traverse en fait la mer du Nord. Il permet de relier Paris à Londres en seulement trois heures, même si la vitesse est très limitée en Angleterre en raison de la vétusté des chemins de fer. En 1986, le groupe privé franco-britannique Eurotunnel obtient une concession de 55 ans pour exploiter le tunnel. L’ouvrage coûtera près de 100 milliards de francs. Le premier projet de tunnel sous la Manche datait de 1751 avec les plans de l’ingénieur Nicolas Desmarets. En 1802, il fut proposé par Albert Mathieu à Napoléon… Il fallut un certain temps pour le réaliser mais mieux vaut tard que jamais !

Le 07 mai 1954, il y a 65 ans :

De l’Indochine au Vietnam

En Indochine, retranchées dans la région de Diên Biên Phu, les forces françaises sont envahies par les troupes communistes du Viêt-Minh, alors sous le commandement du général Giap. Ce camp retranché soi-disant imprenable s’est transformé en cuvette de l’enfer où 10.800 Français affrontent 350.000 hommes. Ce qui n’est nullement un désastre militaire se révèle un traumatisme tel, pour la France, qu’elle en tire la conclusion que tenir les villes ne lui permettra pas de gagner cette guerre. Dans la foulée, les accords de Genève mettent fin à ce conflit. Avec l’intervention américaine pour barrer l’avancée du communisme, la guerre d’Indochine devient celle du Vietnam.

Les Français, dirigés par le colonel de Castries, ont résisté avec détermination pendant 57 jours. Mais une fois la base tombée aux mains du Viêt-Minh, ils sont contraints à la capitulation. Les accords de Genève, signés le 21 juillet mettront fin au conflit. La France devra alors quitter l’intégralité du territoire vietnamien. Quant au Viêt-Nam, il sera divisé en deux.

Un siècle de présence française en Indochine se termine dans cette cuvette où le général Henri Navarre a concentré 15.000 hommes, avec l’objectif de desserrer l’étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin. Le 26 avril précédent s’étaient ouverte la conférence de Genève sur le sort de l’Indochine (et de la Corée).

Le 08 mai 1902, il y a 117 ans :

Éruption sauvage

La montagne Pelée, volcan considéré comme endormi, domine la ville la plus peuplée des Antilles françaises. Le 25 avril, une légère fumée s’échappe de son sommet. Le 8 mai, à l’aube, une coulée de lave et de cendres se répand en direction de la ville. En quelques instants, la ville de Saint-Pierre de la Martinique est détruite par l’éruption. Une gigantesque explosion s’est produite et une nuée ardente a dévalé les flancs de la montagne. En deux minutes, toutes les maisons sont détruites. On évalue à plus de 28.000 le nombre de victimes. On compte deux survivants dont un prisonnier protégé par les murs de sa cellule !…

Les vulcanologues, pris en défaut, découvrirent alors un type d’éruption inédit, auquel ils donneront le nom de « péléen ».

Le 09 mai 1873, il y a 146 ans :

La Bourse de Vienne craque

La Grande Dépression de 1873-1896 est une crise économique mondiale de grande ampleur qui marqua la fin du XIXe siècle et qui démarre par un épisode brutal,Vendredi noir : krach boursier à Vienne (Autriche), la crise bancaire de mai 1873 en Europe.

La crise bancaire de mai 1873 démarre le vendredi 9 mai à la Bourse de Vienne, qui réagit à la faillite de centaines de banques autrichiennes, incapables de récupérer leurs créances hypothécaires sur l’immobilier. L’explosion de la bulle spéculative, due originellement à des emprunts et prêts hypothécaires contractés par les financiers en vue d’opérations immobilières d’envergure, pousse les banques viennoises à la faillite. L’onde de choc gagne Berlin, Paris, Londres : les banques européennes manquent de liquidités et ne se font plus confiance, rendant les prêts interbancai kires extrêmement coûteux, puis la bourse de New York. La crise affectera durablement les industries sidérurgiques européennes et ferroviaires américaines. Cette longue stagnation – il ne s’agit pas ici d’une chute de la production comme dans les années 1930, mais d’un marasme économique – s’accompagne de crises plus brèves liées en partie aux détournements des banques vers les placements de court terme. Face à la crise, les grandes entreprises se concentrent afin de maintenir leurs profits, formant des cartels en Allemagne, des trusts aux États-Unis.

Elle durera jusqu’à l’aube du nouveau siècle en 1893 ou 1896, selon les différentes sources.

L’Europe et l’Amérique du nord retrouveront par la suite leur croissance économique, grâce notamment aux industries du pétrole, de l’électricité et de la chimie. On appellera cette période la « deuxième révolution industrielle ».

Le 10 mai 1806, il y a 213 ans :

Napoléon crée l’université impériale

Après avoir remplacé les écoles centrales par les lycées en 1802, le 10 mai 1806, une loi de Napoléon 1er jette les bases de l’Université : «Il sera formé, sous le nom d’Université impériale, un corps chargé exclusivement de l’enseignement et de l’éducation publics dans tout l’Empire». Il favorise ainsi l’établissement d’un enseignement public centralisé. L’université impériale détient en effet le monopole de l’éducation. Avec à sa tête un dirigeant nommé par Bonaparte lui-même, elle rassemble et gère tous les établissements français. L’Université apparaît d’emblée comme un corps enseignant investi d’un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d’un ordre religieux.

Durant cette période, la France se voit également divisée en académies, avec un recteur à la tête de chacune d’entre elles. Deux ans plus tard, un décret organisera plus concrètement le système.

L’écrivain Louis de Fontanes en est nommé grand maître en 1808. Rallié à Louis XVIII en 1815, il sera fait marquis.

Le 10 mai 1940, il y a 79 ans :

Hitler envahit la Belgique

Le 10 mai 1940, sept mois après la déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne, celle-ci rompt le front occidental. En appliquant le Fall Gelb, le plan jaune, l’armée allemande lance le début de la bataille de France le 10 mai 1940. Elle implique l’invasion des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France. La Wehrmacht traverse le Luxembourg et la Belgique avec pour visée la ville française de Sedan. Conformément au plan audacieux du général Erich von Manstein, le Führer porte son principal effort dans les Ardennes, une région montagneuse qui n’est pas protégée par la ligne Maginot et que le généralissime Gamelin n’a pas cru nécessaire de défendre… Le Führer met ainsi fin à la « drôle de guerre » en lançant ses armées sur les Pays-Bas, la Belgique et la France. Les troupes allemandes franchissent les Ardennes au grand dam des Français, évitant les fortifications de la ligne Maginot. La percée de Sedan est une opération décisive de la bataille de France. En à peine quelques jours, ce sont 8 à 10 millions de Belges et de Français qui se retrouvent sur les routes. Les états-majors néerlandais et belge capitulent les 15 et 27 mai.
Les Allemands entrent dans Paris le 14 juin et le maréchal Pétain demande l’armistice qui sera signé le 22 juin.

Le 11 mai 330, il y a 1689 ans :

Naissance de Constantinople

Constantinople est fondée en 324 par Constantin le Grand sur le site de l’antique colonie grecque de Byzance. Le 11 mai 330, Byzance devient officiellement la capitale de l’empire romain, en remplacement de Rome, sous le nom officiel de « Nouvelle Rome ». Elle supplante rapidement Rome par sa richesse et le nombre d’habitants qui y vivent. En 395, elle deviendra la capitale de l’Empire romain d’Orient (ou Empire byzantin) et, à la chute de celui-ci en 1453, celle de l’Empire ottoman.

Elle sera plus tard appelée Constantinopolis, Constantinople, en référence à l’empereur Constantin le Grand qui l’a fondée…

Le 12 mai 1820, il y a 199 ans :

Journée internationale de l’infirmière

Florence Nightingale (1820-1910) est considérée comme une pionnière dans la lutte pour la valorisation du statut d’infirmière. Durant la guerre de Crimée (1853-1856) opposant l’Empire ottoman et la Russie impériale, la France et l’Angleterre ont soutenu les Turques. Face à l’horreur de la guerre, elle fonda le corps d’infirmières anglaises qui se dévoua en nettoyant l’hôpital de Scutari contre l’hostilité des docteurs et des officiers, ce qui fit chuter le taux de mortalité de 40 % à 2 %.

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2 réflexions au sujet de « Petit calendrier historique »

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