As de pique

Abécédaire philosophes et auteurs divers – lettre E

Ce nouvel abécédaire concerne les philosophes et auteurs divers.

Le texte est à votre convenance : biographie de l’auteur, extrait d’une de ses oeuvres, ou simplement ses écrits ou une citation.

Vous pouvez également mettre vos impressions si vous avez lu un de ses livres.

Seule « contrainte » mettre le logo avec son lien pour chaque lettre.

Violette Wawerinitz-Ruer

Rendez-vous proposer à l’initiale par Violette du blog Histoire de mots

Bien que ce rendez-vous soit terminé, je poursuit mon abécédaire concernant les philosophes et auteurs divers car je l’ai découvert en cours de route, puis parce qu’il me plaît.

E comme Raphaël Enthoven

Interview

Raphaël Enthoven « A 20 ans, j’ai eu l’agrégation de philosophie, à la deuxième tentative »

Propos recueillis par Sophie de Tarlé
Publié le 28.05.2010

Élève en section A2 (l’actuel bac L) au lycée Henri-IV à Paris, Raphaël Enthoven a vite pris goût aux études. C’est en classe d’hypokhâgne qu’il a découvert l’esprit de compétition. Il a enchaîné avec l’École normale supérieure où il a appris à travailler beaucoup. Il revient sur ces années qui lui ont donné le goût d’enseigner, d’écrire (il vient ainsi de publier la « Dissertation de philo », chez Fayard) et d’animer aujourd’hui une émission de philo sur France Culture.

Raphael Enthoven Quels souvenirs gardez-vous du lycée ?

De la 6ème à la 2nde, j’étais au lycée Montaigne à Paris. Puis en classe de 1ère, je suis entré au lycée Henri-IV. J’ai le souvenir d’avoir rencontré en première Sabine Maurel, une professeure de français rêvée, idéale, passionnante et passionnée. Elle m’a fait découvrir Gustave Flaubert, Victor Hugo, Racine. Elle avait comme particularité de faire beaucoup de liens entre les écrivains et la philosophie, car elle était l’épouse de Jean Maurel, un grand professeur de philosophie. Elle faisait par exemple des rapprochements entre Victor Hugo et Nietzsche, ainsi qu’entre Apollinaire et Platon. Les cours qu’elle donnait étaient vraiment jubilatoires. Elle était très drôle. Elle pouvait se permettre des familiarités avec les auteurs, qu’elle connaissait sur le bout des doigts. Elle disait, par exemple, que « ça baisait chez Racine » ! Je me souviens d’avoir étudié une description d’une casquette dans Madame Bovary de Flaubert, dont je me sers encore 20 ans après. C’est un texte qui montre que plus on décrit un objet, moins on le voit : c’est le début du surréalisme !

Êtiez-vous bon élève ? Quelles étaient vos matières préférées ?

J’étais bon élève même si j’ai fait un bac A2 [ex-bac L spécialité langues]. À l’époque, on disait que c’était le bac des fainéants ! Cela dit, au lycée Henri-IV, ce n’était pas tellement le cas. Je me souviens qu’en latin, je devais rendre une version par semaine, et nous avions une interrogation écrite par jour. À cette époque d’ailleurs je travaillais tout le temps. Au départ, je ne le faisais pas par goût mais plutôt par nécessité, car j’espérais intégrer la classe d’hypokhâgne [classe préparatoire au concours de l’École normale supérieure] de mon lycée. En effet, même en étant déjà dans le lycée, ce n’était pas gagné, et il y avait une grosse sélection à l’entrée. À force de travailler, j’ai fini par aimer ça ! Toutes les matières me plaisaient, mais mes 3 préférées étaient sans conteste le français, la philosophie et l’anglais.

Quelle était l’ambiance ? Est-ce qu’on se tirait dans les pattes à Henri-IV ?

Au lycée pas du tout, il y avait une très bonne ambiance. En revanche, en intégrant la classe d’hypokhâgne, j’ai découvert l’esprit de compétition. J’y ai trouvé de vraies bêtes à concours qui n’hésitaient pas à se savonner la planche. Et puis j’ai vu des élèves vraiment étonnants. Il y en avait un par exemple qui avait lu la Critique de la raison pure de Kant, en allemand ! Mais ils étaient si savants qu’ils manquaient d’imagination et d’humanité. En intégrant la khâgne, j’ai eu aussi un choc. Alors que j’avais été un bon élève de terminale, je me suis retrouvé bon dernier jusqu’au concours. C’était nouveau pour moi. Mais ce fut aussi une leçon d’humilité, et finalement j’ai trouvé ça très enrichissant. Je pense que c’est un traumatisme nécessaire qui m’a permis d’avancer. Au petit concours [concours blanc] de khâgne par exemple, je me suis retrouvé 47e sur 55 ! Je m’étais juré qu’au prochain concours blanc, je serais dans les 30 premiers, ce que j’ai fait, mais entre-temps, 15 élèves avaient abandonné…

Votre père est un intellectuel célèbre et votre mère est journaliste. Vous ont-ils aidé dans vos études ?

Du moment que je ramenais à la maison de bons bulletins, ils ne m’embêtaient pas. J’achetais ma tranquillité avec mes bonnes notes. Ils étaient plutôt contents que je fasse Normale sup, surtout mon père qui y était très attaché. Je n’ai pas le souvenir qu’ils m’aient donné des conseils, que ce soit pour les études, pour la vie, ou même des conseils de morale. J’ai tout appris seul. En général d’ailleurs, les étudiants sont souvent livrés à eux-mêmes. C’est pourquoi j’aime leur donner ce que j’ai dû découvrir par moi-même. J’aurais beaucoup apprécié, par exemple, qu’on m’aide à faire une dissertation de philo. Nous avions en terminale des cours de méthodologie très abstraits, et j’ai mis un certain temps à comprendre comment il fallait faire. Au départ, j’écrivais 20 pages sur un sujet, je faisais une thèse ! Peu à peu, en khâgne en particulier car on nous préparait au concours, j’ai appris à me plier à une méthode, et à faire un plan en 3 parties. La problématique par exemple, c’est un mot bien mystérieux. On se demande d’ailleurs pourquoi on dit problématique et pas problème.

Et le concours d’entrée à l’École normale supérieure, c’est un bon souvenir ?

Disons que j’ai aimé les concours, car j’aime me mettre en danger. À ce moment-là, on joue très gros. Et puis, il y a un côté arbitraire et injuste dans la note. Mais en m’y préparant, j’ai pu faire des choses qui me semblaient au départ insurmontables. J’ai appris à travailler énormément, et dans l’urgence. À ne pas céder à la panique. J’ai également appris l’endurance. Autant de choses qui m’aident aujourd’hui. Je ne pense pas que je serais capable d’animer une émission tous les jours sur France Culture si je n’étais pas passé par une prépa. Je dirais que ce ne fut pas un rite initiatique mais un « rythme initiatique ». Mon seul défouloir était la boxe thaï, que je pratiquais assidûment après les cours.

À quel âge avez-vous pris votre indépendance ?

J’ai habité seul très tôt. À 18 ans en khâgne, j’avais déjà quitté mes parents, et j’habitais dans une chambre de bonne. Ensuite, j’ai gagné ma vie assez rapidement. À 19 ans, j’étais normalien et je gagnais 7.000 francs [soit 1.067 €] par mois [à l’École normale supérieure, les élèves sont fonctionnaires et sont rémunérés pendant leurs études], sans compter les cours particuliers que je donnais. En revanche, quand j’ai raté l’agrégation, j’ai dû demander à mes parents de m’aider, car pendant un an, je n’étais pas payé.

Pourquoi avez-vous échoué à l’agrégation ?

Le concours portait sur 3 auteurs, Aristote, Nietzsche et Spinoza. Je rencontrais des difficultés avec Aristote ! Et puis je me faisais une montagne du concours de l’agrégation, je ne pensais pas en être capable. Finalement, Aristote a été remplacé par un autre philosophe antique, Plotin. C’est peut-être ce qui m’a sauvé. J’ai eu l’agrégation à la 2nde tentative.

Avez-vous fait une rencontre qui vous a particulièrement marqué ?

Oui, en hypokhâgne, j’ai rencontré Jacques Darriulat. Grâce à ce professeur, j’ai su que la philosophie pouvait provoquer une joie sans égal, et que l’abstraction n’était pas l’ennemie du quotidien, au contraire. J’ai toujours voulu enseigner, mais avec lui, j’ai su que c’était effectivement ce que je ferais. Par la suite, j’ai été professeur à Lyon 3, et aujourd’hui, j’enseigne à Polytechnique.

Est-ce que les jeunes vous sollicitent ? Quels conseils leur donnez-vous ?

Récemment, j’ai rencontré un étudiant en médecine qui m’a dit qu’avant de m’écouter à la radio, il n’avait jamais eu l’idée d’ouvrir un livre de philo. Et à Polytechnique, certains de mes élèves s’inscrivent en fac de philo en parallèle. D’autres jeunes viennent me demander des conseils sur leur vie. Je leur réponds alors que je ne suis pas thérapeute ! Ils confondent la philosophie avec la psychologie. À l’exception des stoïciens, la philosophie ne permet pas de mieux vivre sa vie. Elle ne remplace ni la religion, ni la psychologie, ni la morale… Si cela vous aide à mieux vivre, c’est une vertu collatérale. La philosophie enseigne et montre la réalité, et la réalité n’a pas de morale. Faire de la philosophie une morale, c’est la cantonner à un bastion trop étroit, me semble-t-il.

Source : L’étudiant

Biographie

Raphaël Enthoven, né le 9 novembre 1975 dans le 13e arrondissement de Paris, est un enseignant de philosophie, animateur de radio et de télévision français.

Il est le premier enfant né du mariage de l’éditeur et romancier Jean-Paul Enthoven et de la journaliste et écrivain Catherine David ; il a deux sœurs et un frère.

Il fait ses études à Paris, au lycée Montaigne de la sixième à la classe de seconde, puis au lycée Henri-IV dans la filière A2.

Après son baccalauréat, il poursuit dans le même lycée en hypokhâgne et en khâgne. En 1995, il intègre l’École normale supérieure de la rue d’Ulm. Il obtient l’agrégation de philosophie en 1999 à la seconde tentative. Il rédige son mémoire de DEA (diplôme d’études approfondies) en l’an 2000 sous la direction de Pierre-François Moreau (sujet : Aspects du nihilisme), qui devient ensuite, avec François Guéry, son directeur de thèse (sujet : La Mort de Dieu, d’Épicure à Albert Camus). Il fut élève de Patrick Wotling et de Jacques Darriulat. Une fois entré à l’ENS, il a pour tuteur Bernard Pautrat, spécialiste et traducteur de Spinoza.

Dans un tout autre registre, il a été président de la branche jeune de la Conférence Olivaint en 1996-1997, où il fut ensuite lui-même reçu comme invité à deux reprises.

Le 21 septembre 1996, dans le 6e arrondissement de Paris, il épouse Justine Levy, fille de Bernard-Henri Lévy (l’un des meilleurs amis de son père Jean-Paul Enthoven). En 2001, il divorce de Justine Levy. Le couple qu’il forme ensuite avec Carla Bruni (qui était auparavant en couple avec son père Jean-Paul Enthoven) donne naissance à un fils Aurélien, né le 21 juillet 2001. En 2007 le couple se sépare.

Le 19 décembre 2008, de son couple avec l’actrice Chloé Lambert naît Sacha. En 2011, le philosophe et l’actrice se séparent.

Raphaël Enthoven est le père de quatre fils. Il est le père d’un des enfants de Maud Fontenoy : Loup, né le 31 octobre 2014.

Il apparaît dans plusieurs œuvres de ses ex-compagnes :

  • il est présenté — quoiqu’il s’en défende — comme l’Adrien du livre Rien de grave (2004) de son ex-épouse Justine Lévy, où elle relate notamment le désespoir dans lequel l’a plongée leur rupture ;
  • il est présenté comme le Raphaël de la chanson figurant sur l’album Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni, sa compagne au moment de la parution de l’album.

Vie professionnelle

Enseignement

Il dispense ses premiers cours en 1999-2000 à l’institut d’études judiciaires de Paris ; préparateur en culture générale au concours interne de l’École nationale de la magistrature. Il enseigne comme allocataire-moniteur normalien (AMN) à l’université Lyon III Jean Moulin de septembre 2000 à juin 2002 (son cours porte sur l’esthétique de la délicatesse, autour de Bergson et David Hume), puis à l’université Paris Diderot (où il fait cours sur la naissance de la Tragédie – 2002-2003). À partir de 2002, il anime le séminaire hebdomadaire de philosophie générale à l’université populaire de Caen dont il est, avec Michel Onfray, Gérard Pouloin, Séverine Auffret et Gilles Geneviève, l’un des cinq membres fondateurs, mais qu’il sera contraint de quitter en 2003 pour avoir fait l’éloge de la maïeutique. C’est à la suite de cette rupture que s’est créée la « société normande de philosophie ». Il enseigne également à l’IEP de Paris de septembre 2000 à juin 2003, puis de septembre 2005 à juin 2007 ; le thème de sa conférence de méthode est alors : Un autre monde est-il impossible ?

Vacataire à l’École polytechnique de 2007 à 2010, il y enseigne la philosophie politique aux élèves de deuxième année (thème : le pouvoir, une force faible ?). Il dispense, depuis 2013, des cours de philosophie aux élèves de seconde et de première de l’école active bilingue Jeannine-Manuel, école associée de l’Unesco, établissement parisien privé sous contrat avec l’État.

Enseignement de la philosophie en seconde

Engagé en faveur de l’extension de l’enseignement de la philosophie aux classes de seconde et de première, il est notamment à l’origine de la déclaration de Luc Chatel (alors ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative) à la tribune de l’Unesco, en novembre 2010, prônant l’extension de l’enseignement de la philosophie en seconde. Accusé par Sophie Coignard et Romain Gubert (dans L’Oligarchie des incapables) d’avoir joué de ses relations avec Carla Bruni-Sarkozy pour influencer à cette occasion la politique française en matière de philosophie, Raphaël Enthoven relève, sur le site de L’Express, les inexactitudes de leur enquête.

Radio

D’abord chroniqueur aux Vendredis de la philosophie animés par son directeur de thèse François Guéry (qui succédait lui-même à Blandine Kriegel), il devient producteur à l’occasion d’un « radio-libre » sur Raymond Aron, qui réunissait Nicolas Baverez, François George, Pierre Hassner et Jean-Claude Casanova, puis comme artisan de la série d’été Présences lointaines de Vladimir Jankélévitch.

De 2003 à 2006, il anime les Vendredis de la philosophie en alternance avec François Noudelmann. Le cahier des charges de Raphaël Enthoven est alors de constituer une bibliothèque orale avec des textes classiques qui lui tombaient sous la main et que, pour la plupart, dit-il, il « n’avait pas lus ». Certaines de ses émissions sont ensuite parues en CD aux éditions Naïve.

Durant l’année électorale 2006-2007, il produit le Rendez-vous des politiques sur France Culture en partenariat avec L’Express. C’est notamment au cours de cette émission que, le 1er mars 2007, Raymond Barre, dénonçant les « opérations indignes d’un lobby juif », déclara ne pas regretter la présence de Maurice Papon dans son gouvernement, ni ses propos sur l’assassinat de « Français innocents » lors de l’attentat de la rue Copernic.

Raphaël Enthoven fut présentateur et producteur de septembre 2007 jusqu’à juillet 2011 de l’émission Les nouveaux chemins de la connaissance sur France Culture, et se donne pour tâche de produire une « hebdomadaire quotidienne » qui « soumettrait l’érudition à la vie ». Reprise en août 2011 par Adèle Van Reeth, l’émission Les nouveaux chemins de la connaissance est, depuis 2007, la deuxième émission la plus téléchargée du groupe Radio France et la première émission la plus téléchargée de France Culture, selon les chiffres communiqués par Médiamétrie.

Dans un entretien accordé au site Actuphilosophie, Raphaël Enthoven revient longuement sur la méthode mise en œuvre dans Les nouveaux chemins de la connaissance.

De septembre 2011 à juillet 2012, Raphaël Enthoven intervient comme chroniqueur hebdomadaire dans la matinale de Marc Voinchet sur France Culture : Le monde selon Raphaël Enthoven. Les textes qu’il écrit à cette occasion sont ensuite partiellement repris dans son recueil intitulé Matière première. En septembre 2012, il crée l’émission Le gai savoir, diffusée chaque dimanche sur France Culture, de 16 h à 17 h, jusqu’en juillet 2015. Conçue comme un dialogue à bâtons rompus entre une élève et un professeur, scandée par la lecture d’extraits de chaque texte, « l’émission, dit-il, a pour but de donner à comprendre, c’est-à-dire à aimer, des livres qui nous comprennent et nous aiment déjà ». Depuis 2012, il anime six rencontres thématiques par an, de janvier à mai, sur la grande scène du Théâtre de l’Odéon, qui, mêlant le jeu d’acteur à la discussion sur les grands textes, tentent de transformer un cours en spectacle. Jusqu’à présent, les thèmes abordés ont été « les philosophes amoureux », « l’amitié dangereuse », « le régime des passions » et « le pouvoir imaginaire ».

L’ensemble de ses émissions de radio est désormais accessible sur le site « La philosophie avec Raphaël Enthoven » qui leur est spécifiquement dédié.

En août 2015, Raphaël Enthoven quitte France Culture pour Europe 1 où il intervient chaque jour, du lundi au vendredi, dans la matinale de Thomas Sotto à 7h25 pour la saison 2015-2016 et à 8h25 pour la saison 2016-2017, sous le titre « La morale de l’info », et le samedi, de 15h à 16h, dans « Qui-vive ? ».

Presse

Raphaël Enthoven signe ses premiers articles dans Le Magazine littéraire à l’invitation de Jean-Jacques Brochier avant de collaborer pendant trois ans au magazine Lire, dont il rédige les dossiers des « écrivains du Bac » en alternance avec Jean Montenot. Conseiller de la rédaction de Philosophie magazine depuis son pilote (2006), il y rédige pendant trois ans (2006-2010) la rubrique « Sens et vie », dont les articles ont été rassemblés dans L’Endroit du décor et dans Le Philosophe de service et autres textes. Raphaël Enthoven remplace en 2011 la rubrique « Sens et vie » par une série intitulée « Le chant des signes » dont l’objet est d’examiner, dans le sillage des Mythologies de Roland Barthes, les fétiches du monde contemporain. L’ensemble de ces textes se trouve dans son recueil Matière première. Chroniqueur mensuel à L’Express de 2008 à 2011, il y défend notamment le droit d’être Gérard Depardieu, d’aimer la corrida et de ne pas rire avec Stéphane Guillon.

Télévision

Après avoir été trois ans chroniqueur à Campus, sur France 2, il est en 2007 rédacteur et présentateur de l’émission Philosophie sur ARTE, encore diffusée chaque dimanche à 13h. L’émission repose sur trois règles : un plan-séquence, soumettre l’actualité à la réflexion et non l’inverse, des invités (le plus souvent professeurs) choisis selon leur compétence et non leur notoriété.

Il est aussi l’auteur de l’émission Imaginez, quarante pastilles de philosophie de cent secondes diffusées sur ARTE.

Lectures

Lui-même lecteur, il a enregistré les Mythologies de Roland Barthes aux éditions Thélème, L’Insoutenable Légèreté de l’être pour les éditions Gallimard (prix de la plume de paon 2015 sélection littérature classique) et Si c’est un homme de Primo Levi (Audiolib).

Raphaël Enthoven est également l’auteur de plusieurs montages de textes : Spinoza en toutes lettres (lu et interprété avec Georges Claisse au Festival de Grignan juillet 2012), Justine-Juliette – les infortunes de la vertu (lu par Isabelle Huppert), Les Intermittences du cœur et Albertine endormie, avec Karol Beffa au piano.

Conventions et séminaires d’entreprises

Raphaël Enthoven officie également comme orateur dans des conventions ou séminaires d’entreprises.

Oeuvres 

Livres

2003 : avec Jean-Paul Barbier-Mueller, Rêves de collection, Sept millénaires de sculptures inédites – Europe, Asie, Afrique

2007
: Un jeu d’enfant : la philosophie, Fayard, 203 p. (ISBN 978-2-213-63205-6) ; Pocket, 2008 (ISBN 978-2-266-17827-3)

2009
: L’Endroit du décor, Gallimard, coll. « L’infini », 151 p. (ISBN 978-2-07-012508-1) : recueil de textes extraits de Philosophie Magazine

2009
: avec Michaël Fœssel, Kant, Perrin

2009
: avec Claudine Haroche, Jean-Jacques Courtine, Dan Arbib et Noëlle Châtelet, Le Visage, Perrin

2009
: avec Pierre Gibert, Jean-Claude Ameisen et Marianne Massin, La Création, Perrin

2009
: avec Jean-Yves Tadié, Maël Renouard, Robert Bréchon, Patrick Quillier, Aurélien Demars, Claire Crignon de Oliveira, Frédéric Gabriel et Patrick Dandrey, La Mélancolie, Perrin

2010
: La Dissertation de philo, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65463-8)

2010
: avec Orlan, Raoul Vaneigem, Unions mixtes, mariages libres et noces barbares, Éditions Dilecta (ISBN 978-2-916275-66-6)

2010
: Barthes, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65590-1)
2010 : L’Absurde, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2-213-65589-5)

2011
: Le Philosophe de service et autres textes, Éditions Gallimard (ISBN 978-2-07-013296-6)

2011
: Lectures de Proust, Éditions A. Fayard (ISBN 978-2213662527)

2011
: La Folie, Fayard/France Culture

2012
: La dissertation de philo (Vol 2) Coédition Fayard / France-Culture (ISBN 978-2213661827)

2013
: Matière première, Éditions Gallimard (ISBN 978-2070139583)

2013
: Dictionnaire amoureux de Proust, avec Jean-Paul Enthoven, Plon (ISBN 978-2259211109) – prix Femina essai

2016
: Anagrammes pour lire dans les pensées, avec Jacques Perry-Salkow, dessins de Chen Jiang Hong, Actes Sud (ISBN 978-2330063078)

2017
: Little Brother, Gallimard (ISBN 978-2070179336)

CD audio

2007 : Platon, la pensée magique, entretiens avec Nicolas Grimaldi, Naïve

2008
: Sartre, la liberté dans tous ses états, entretiens avec François George, Juliette Simont et Frédéric Worms, Naïve

2008
: Bergson, l’art de vivre, entretiens avec Frédéric Worms, Naïve

2008
: Montaigne, la voie du milieu, entretiens avec André Comte-Sponville, Naïve

2008
: Spinoza, selon le cœur, entretiens avec Robert Misrahi, Naïve

2008
: Kant, la tête dans les nuages, entretiens avec Luc Ferry et Jacques Darriulat, Naïve

2009
: Descartes, le savanturier, entretiens avec Nicolas Grimaldi, Naïve

2009
: Diderot, le neveu de Rameau, entretiens avec Colas Duflo, professeur de littérature à l’université de Picardie Jules Verne

2015
: Le snobisme, éditions Plon, avec Adèle Van Reeth

2015
: Si c’est un homme de Primo Levi, Éditions Audiolib

DVD

2011 : Philosophie – Coffret 6 DVD, émissions d’Arte, réalisation Philippe Truffault

2012
: Philosophie – deuxième coffret, Arte/France Inter

Chanson

2005 : La saga des gnous, chanson apparaissant sur l’album Longtemps de Louis Bertignac, coécrite avec Bernard Werber et Louis Bertignac

Dessin animé

Il interprète le personnage de Paul le Poulpe dans la saison 2 de la série animée Silex and the city sur Arte.

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