As de pique

August Macke

Ballet Russes I, huile sur toile, 103×81 cm, 1912.

August Macke était un peintre expressionniste allemand. C’était une des figures de proue du groupe expressionniste allemand Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu). Il a vécu pendant une période particulièrement innovante de l’art allemand : il a vu le développement des principaux mouvements expressionnistes allemands, ainsi que l’arrivée des mouvements successifs d’avant-garde qui se sont formés dans le reste de l’Europe. En véritable artiste de son temps, Macke connaissait la manière d’inclure dans ses peintures des éléments d’avant-garde qui l’intéressaient le plus.

A partir de ses études à Düsseldorf, Macke nourrissait un attrait spécial pour la danse. A Cologne en 1912, il a vu le ballet Carnaval, sur une musique de Robert Schumann. Ce ballet était joué par les célèbres Ballets russes de Sergei Diaghilev, avec l’archicélèbre Vaslav Nijinsky dans le rôle principal d’Harlequin. Macke a assité au spectacle plusieurs fois, créant pas moins de quatre peintures, une sculpture et environ quarante dessins sur le sujet. Dans Ballet Russes I, il permet au spectateur de revivre le dénouement dramatique de la pièce : le rapt de la coquette Colombine par le fringant Harlequin. Le troisième personnage, Pierrot, qui avait été abandonné, lève les bras plaintivement ; un geste faisant écho à la caryatide au-dessus du parapet de la loge. La femme au chapeau sur la droite sert de figure repoussoir entre la salle sombre et la scène brillamment éclairée. De par sa réduction formelle et de couleurs pures, Ballet Russes I atteste de la forte influence des Fauves sur Macke.

Macke a vécu l’essentiel de sa vie créative à Bonn, avec l’exception de quelques séjours au lac de Thoune en Suisse et de divers voyages à Paris, en Italie, aux Pays-Bas et en Tunisie. À Paris, où il voyagea pour la première fois en 1907, Macke vit le travail des impressionnistes. Peu de temps après, il se rendit à Berlin et passa quelques mois dans l’atelier de Lovis Corinth. Son style s’inscrit dans le style de l’impressionnisme et du post-impressionnisme français et traverse ensuite une période fauve. En 1909, il épouse Elisabeth Gerhardt. En 1910, grâce à son amitié avec Franz Marc, Macke rencontre Kandinsky et partage pendant quelque temps l’esthétique non objective et les intérêts mystiques et symboliques de Der Blaue Reiter.

Rencontre de Macke avec Robert Delaunay à Paris en 1912 devait être une sorte de révélation pour lui. Le cubisme chromatique de Delaunay, appelé par Apollinaire Orphism, a influencé l’art de Macke à partir de ce moment. Ses boutiques Windows peuvent être considérées comme une interprétation personnelle des fenêtres de Delaunay, combinées à la simultanéité des images du futurisme italien.

L’atmosphère exotique de la Tunisie, où Macke voyagea en avril 1914 avec Paul Klee et Louis Moilliet fondamental pour la création de l’approche luministe de sa période finale, au cours de laquelle il a produit une série d’œuvres maintenant considérées comme des chefs-d’œuvre. L’œuvre d’August Macke peut être considérée comme un expressionnisme (dans son original allemand florissant entre 1905 et 1925) et comme faisant partie du fauvisme. Les peintures se concentrent principalement sur l’expression de sentiments et d’humeurs plutôt que sur la reproduction de la réalité objective, altérant généralement la couleur et la forme.

La carrière de Macke est interrompue par sa mort prématurée au deuxième mois de la Première Guerre mondiale au front. Champagne, France, le 26 septembre 1914. Son dernier tableau, Farewell, décrit l’atmosphère morose qui s’est installée après le déclenchement de la guerre. C’est également la même année qu’il peint le célèbre tableau Türkisches Café à Munich (1914).

Le tableau du samedi

Pour le thème « danse » proposé cette semaine par Mamykool.

« Le samedi, on présente un seul tableau en quelques mots en disant pourquoi il nous plait ou nous émeut, ou nous trouble.

Et voilà.

Vous n’avez pas fait les beaux arts ? Moi non plus
On parle d’émotions,
deux mots sur le peintre,
et on partage
dixit mamazerty

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