As de trèfle

Chapeaux Clic-clac 

Morogues (18), le 7 mai 2017

Concours de chapeaux à la fête des Ouches, dont je vous parlais déjà ici 👈  et  👈, de belles idées et beaucoup de talent et de participation cette année, avec 16 enfants et 14 adultes.

La fête c’est aussi en plus du troc des plantes, une dizaine d’ateliers et de conférences, dont celui des jouets buissonniers, les enfants ont notament réalisés des instruments, avec une plante vivace que nous pouvons trouver partout la renouée du japon.

La Renouée du Japon ou Renouée à feuilles pointues (Reynoutria japonica aussi nommée Fallopia japonica ou encore Polygonum cuspidatum) est une espèce de plante herbacée vivace de la famille des Polygonaceae originaire d’Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides.

Elle est cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l’une des principales espèces invasives elle est d’ailleurs inscrite à la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature 100 espèces les plus préoccupantes.

Déjà introduite au Moyen Âge par la route de la soie comme fourragère, elle sera réintroduite par Philipp Franz von Siebold, médecin officier de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en poste à Nagasaki entre 1823 et 1829. Il l’introduira dans son jardin d’acclimatation en 1825, à Leyde en tant que plante ornementale, mellifère et fourragère. Son apparition en France fut constatée pour la première fois en 1939.

Cette grande plante vigoureuse a des tiges creuses érigées, rougeâtres, semblables à des cannes de bambou, de 1 à 3 m de haut. Sa croissance peut être de 1 à 8 cm par jour d’après Brock, elle peut donc atteindre sa hauteur maximale de 4 mètres en 2 mois au printemps.

C’est une plante géophyte à rhizome/hémicryptophyte érigée. Les feuilles inférieures largement ovales-triangulaires atteignent 15-20 cm de long et sont brusquement tronquées à la base. Elles sont alternes.

Les tiges aériennes meurent l’hiver et seuls persistent des bourgeons souterrains et/ou au ras du sol. Au printemps (mars-avril), les bourgeons proches de la surface du sol apparaissent ; des jeunes tiges deviennent alors visibles et croissent très rapidement en hauteur (4-5 cm par jour). Une fois leur hauteur maximale atteinte, les tiges se ramifient ensuite. La formation des feuilles continue jusqu’à la fin de l’été et ce n’est que tardivement qu’il y a la floraison (septembre – octobre). Quelques semaines plus tard (début novembre) les feuilles tombent massivement et les tiges aériennes meurent peu après.

Les petites fleurs blanches qui apparaissent sont disposées en panicules à l’aisselle des feuilles (au niveau de l’ochréa). Elles comportent 5 tépales persistantes, 8 étamines et 3 styles. Le fruit est un akène de 2-4 mm de long. Pollinisées par les insectes, les fleurs fournissent une source intéressante de nectar à une époque de l’année où les fleurs se font très rares. En France, les graines sont peu fertiles et la dispersion de la plante par les graines est donc peu efficace. La reproduction se fait surtout par multiplication végétative par l’intermédiaire de longs rhizomes, de fragments de rhizomes dispersés (un fragment de 10 grammes de rhizome suffit à régénérer la plante) ou de boutures de tiges.

La plante est considérée par Beerling et collaborateurs comme gynodioïque : elle comporte des individus mâles-stériles et des individus hermaphrodites. Aucun individu mâle-fertile n’est connu en Grande-Bretagne pour la var. japonica.

Pour Lambinon et collaborateurs, les fleurs de cette renouée (observées en Belgique et nord de la France) « en apparence hermaphrodites dans le jeune âge, se comportent comme unisexuées – et les individus comme dioïques- : les fleurs dites femelles (ou mieux « mâles-stériles ») montrent de petites anthères restant incluses dans le périgone et des stigmates bien développées, tandis que les fleurs dites mâles (ou mieux « mâles-fertiles ») ont leurs anthères exsertes et productrices de pollen. Chaque colonie, s’étendant par voie végétative, est normalement formées d’individus semblables entre eux ».

La renouée du Japon affectionne les zones alluviales et les rives des cours d’eau où l’humidité et la richesse nutritive du substrat lui permettent d’avoir une croissance optimale, conduisant à des peuplements monospécifiques. Elle peut former de larges fourrés denses. On la trouve aussi dans les milieux rudéralisés (bords des routes, alentours des jardins, terrains abandonnés). Plante pionnière acidocline à neutrocline, colonisant les pentes de volcans dans son aire d’origine (code EUNIS : H6), et les monticules de cendres issues des centrales thermiques à charbon dans son aire d’introduction, elle tolère pratiquement tout type de sol. Elle est largement répandue en Europe occidentale et centrale. Elle a colonisé l’ensemble de la France.

En Europe, c’est une plante mellifère intéressante pour les apiculteurs car elle fleurit à la fin de l’été, à une époque où peu de fleurs subsistent. Les apiculteurs du nord-est des États-Unis en font un miel monofloral, appelé « miel de bambou » (bamboo honey), de couleur brun foncé, corsé comme le miel de sarrasin (voir Japanese knotweed (en)). Le miel est une substance très particulière et très variable, dont la composition peut être considérablement modifiée en fonction des sources alimentaires florales, animales et même fongiques, de la qualité de l’air et de l’eau utilisée. Ainsi, le miel et les autres produits apicoles peuvent concentrer les éléments traces métalliques qui sont certainement présents dans le substrat des peuplements de renouées, notamment les métaux lourds, nuisant à la qualité du miel et des autres produits, ainsi qu’à la santé des essaims (L. Leita et Al. 1996). L’invasion des espaces naturels par les renouées du Japon fait malheureusement disparaitre de nombreuses plantes à fleurs qui auraient pu produire du nectar pour de nombreux insectes pendant toute la période végétative.

Il n’est pas prudent de consommer des renouées récoltées en Europe, car la majorité des massifs s’est développée sur des sols artificiels. La probabilité que ces sols soient pollués et que la végétation qui se développe dessus soit impropre à la consommation humaine, est donc importante : il faut être « sûr » de la station où s’effectue la cueillette.

En Roumanie, les jeunes feuilles remplacent les feuilles de chou ou de vigne dans la préparation des sarmale.

Au Japon, les jeunes pousses sont consommées crues ou cuites. Au printemps, les jeunes pousses, semblables à celles du bambou, sont cueillies avant que la tige et les feuilles ne se séparent. On enlève l’écorce et on les mange crues. Les enfants les ramassent sur les bords des chemins et les mâchent en marchant. Elles ont un goût acide en raison de la présence d’acides organiques et en particulier d’acide oxalique qui leur donne une certaine âpreté. Leur consommation en trop grande quantité à l’état naturel peut avoir des effets néfastes sur la santé.

Un usage mieux approprié consiste à les faire bouillir puis à les passer à l’eau froide. Elles perdent ainsi leur âpreté mais aussi leur saveur agréablement acidulée.

L’hiver quand les tiges commencent à dépérir, on arrache les rhizomes et on les met à sécher. On les appelle kojôkon (虎杖 racine de canne de tigre). Elles servent dans la pharmacopée traditionnelle pour amollir les selles et faciliter l’évacuation urinaire. Les jeunes feuilles malaxées sur des éraflures qui saignent stoppent l’hémorragie et calment la douleur. D’où le nom de la plante itadori (痛取 イタドリ ôte-douleur).

Recette avec les pousses (gonpachi des préfectures de Kôchi et de Wakayama) : enlever la « peau » externe des jeunes pousses du printemps, malaxer avec du sel et faire sauter à la poële. Assaisonner avec du sucre, de la sauce soja, du saké, de l’alcool de riz mirin, de l’huile de sésame. Saupoudrer de bonite séchée râpée et servir.

Recette avec les jeunes feuilles : ébouillanter les jeunes feuilles, les passer sous l’eau froide, puis les laisser mariner une demi-journée dans de la sauce pour les nouilles relevée par quelques épices. C’est alors un légume lisse et d’un goût délicieux.

Pendant la guerre, quand il y a eu pénurie de feuilles de tabac, on a mélangé au tabac des feuilles d’itadori.

En Inde et en Asie du Sud-Est, on utilise les feuilles d’itadori surtout comme rouleau à chiquer.

Le rhizome séché et les jeunes feuilles de cette renouée (appelée 虎杖 huzhang en chinois) sont utilisés comme matière médicale en Chine. Ils sont inscrits à la Pharmacopée Chinoise (1999). Le rhizome est utilisé comme analgésique, antipyrétique, diurétique, expectorant, dans le traitement de la bronchite chronique, l’hépatite, la diarrhée, le cancer, l’hypertension, l’athérosclérose, la leucorrhée, une brûlure, une morsure de serpent.

Le Clic Clac est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine… 
RDV proposer par la tortue Martine

Source de Wikipedia 

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9 réflexions au sujet de « Chapeaux Clic-clac  »

  1. J’aime beaucoup les chapeaux et ton article très instructif..
    Merci d’être passer sur mon blog, j’ai eu du mal à te retrouver, ton lien dit « site inaccessible » .
    Bonne fin de semaine

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  2. Ce devait être une belle fête..;
    Merci pour tout ce que tu nous apprends sur la renouée…J’ai découvert cette plante, en effet très invasive, en me promenant sur les bords du Rhône

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  3. Je suis étonné qu’elle soit mellifère. J’en avais chez moi (j’essaie de m’en débarrasser) Je n’ai jamais vu d’abeilles sur les fleurs, que de petites mouches noires.

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